30 août 2007

alix pleurniche (c'est sa vraie nature)

Ce que je peux avoir la larmichette facile, le truc de ouf. Ce matin, jour de rentrée. Bon ok, y'a a priori pas de quoi en faire un fromage, quel qu'il soit.
Sauf que le hic, c'est que Nounette rentrait au CP ce matin. Punaise, mais j'avais pas assez de kleenex moi. En plus, le directeur appelait les enfants par leur nom chacun leur tour, et ils devaient rejoindre la maîtresse au milieu d'un demi-cercle de parents. Alors ma Nounette, elle est un ti peu comme sa mère, toute émotionnée, le cartable sur les épaules en pyjama dès 7h30. Je vous rassure, elle n'est pas allée en pyj à l'école, je ne suis pas si indigne quand même, n'exagérons rien. Comme son nom est en début de liste, lorsqu'elle l'a entendu, elle s'est tortillée en se tripotant les cheveux. Et moi, qu'est ce que j'ai fait? Non je ne lui ai pas crié: mais tiens toi correctement bon sang, on n'est pas au cirque ici, ce qui aurait été profondément déplacé (malgré les apparences, je sais me tenir en société). Non, j'ai versé mon quota de larmes de l'année (discrétement, sous un sourire de facade dirigé vers le par terre, le temps que ça passe).
Après ça a été, elle est très contente, même si son cartable fait vraiment la moitié de sa taille, ce qui m'étonne quand même un peu (1m18 et demi divisé par deux, ça donne quoi?).

Mini, elle, a affronté la rentrée avec un flegme inégalé de sa part: elle a affiché qu'une seule fois sur le trajet son sourire crispé, machoire inférieure par devant, genre. Bon, non seulement elle est dans la classe de son copain le PitiGasson, mais en plus dans celle de sa copine préhéfrée. Que demande le peuple?

Et Chonchon, dans ce tohu bohu? Bah, il a joué aux légos peinard avec son père, en attendant lundi, jour où il pourra de nouveau gluer sa mère de manière permanente.


PS qui n'a rien à voir: Nounette a été complètement perturbée l'autre jour sur la route, quand on a dépassé un camion remplie de cochons vivants sans doute destinés à l'abattoir. Son père lui a dit la vérité, et moi j'ai lancé un "pov bêtes" ému, donc du coup la gamine était inconsolable et a pleuré toutes les larmes de son corps "je ne veux pas qu'on tuuuuue les cochons". Je me suis sentie impuissante face à la connerie du monde, qui non seulement élève des cochons en masse, les entasse dans un camion, et les bute sans même savoir si ils seront mangés. Tout ça continue de me chagriner, même si je n'y participe pas. Là j'étais plutôt fière d'être végétarienne et de ne pas participer à la cruauté que m'inspirent les abattoirs. C'est mon point de vue, merci de le respecter.

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27 août 2007

le vent et la mer

Après notre fabuleux week-end sartho-mayennais, qui s'est terminé sous une bruine réfrigérante, et une pause à Bagnoles de l'Orne, sympathique station thermale pour septuagénaires, nous sommes partis pour Saint-Malo.

En fait, j'étais plutôt optimiste sur la météo, je me disais que quand même, ce n'était pas possible qu'il fasse moche pendant MES vacances. Ô naïveté profonde et crédulité sans bornes, j'ai vite été calmée. Non pas que je me sois excitée non plus, mais j'étais emplie d'un espoir inouï qui ne s'est cependant pas réalisé, comme chacun sait. Sur la route, une pluie si forte et abondante qu'on avait l'impression qu'on nous déversait des baignoires géantes entières (je sais la métaphore est pourrie) sur la goule. On ne voyait pas à cinquante mètres, c'était très rassurant.
Le soir même, on a mangé dans une brasserie, il y avait un écran géant tihéfouane, et comme qui dirait que par hasard, la téméo. Prévisions: temps pourri. Ah ben c'est bien, il nous reste deux options 1/rentrer à la maison 2/s'acheter des kways à la pelle, parce que comme qui dirait que par hasard, j'ai tout laissé à la maison, grosse bécasse que je suis.

On avait réservé trois nuits dans une chambre d'hôtel. Quadruple, la chambre (on avait le lit parapluie de Chonchon). La chambre était ridiculement petite, la vue était nullissime (chantier), et avec le ciel gris et chargé, c'en était déprimant. Comment survivre en milieu hostile -je peux vous assurer que 20m² à cinq, dont trois enfants survoltés because pluie, c'est hostile- alors que ce ptain de temps de chiottes nous plombe le moral?
Et je vous ferai dire qu'en plus, vous avez loupé le grand pestacle, à Saint-Malo entre le 20 et le 23 août. Y'avait toute une famille qui prenait sa douche face à la ville entière, because pas de volets à la salle de bain. Coucou Saint-Malo ! Déjà que les vacances m'avaient enflée comme une mongolfière, que j'étais déjà un tantinet ridicule à vouloir entrer mon gros derche par tous les moyens dans la cabine de douche taille hobbit, vlati pas qu'en plus, y'avait un système de bloque flotte, que tu te les pèles en attendant l'eau chaude, et que dès que tu lâches le bouton, hop, apu l'eau, pa'tie? Ste louze, je ne vous dis que ça.
Bref, contre mauvaise fortune bon coeur, nous sommes allés le lendemain au grand aquarium de Saint Malo. A votre avis, que font les gens en villégiature par un temps pourri? Ben ui, vous l'avez deviné, ils ne vont pas à la plage et se précipitent tous à l'aquarium, en rangs serrés. Trois quarts d'heure d'attente sous la pluie, je me demande encore comme se fesse qu'on n'ai pas attrapé une pneumonie généralisée. Alors l'aquarium.... J'en pense que c'est très intéressant, mais je vais vous dire franchement, avec tout ce monde, j'ai cru que j'aller péter le boulard. Il fallait attendre pour voir les poiscailles, les tortues, les dauphins, avec des gamines hystériques qui donnent des noms aux poissons (il y avait "Gazo" et "Dingo").
Le soir, on en avait tellement marre du mauvais temps qu'on a songé raccourcir le séjour, car entre la pluie et la promiscuité avec les enfants, c'était quand même un peu duraille.

Finalement, le lendemain, il y avait juste 80km/h de vents et 14°C, alors on s'est dit que ce n'était pas si terrible et on est enfin allés visiter Saint Malo intra-muros.

Vue de l'extérieur: ça donne envie de rentrer pour voir comment ça peut bien être dedans.




Les enfants ont enfin pu voir la mer. Chonchon a surtout remarqué les bateaux, Mini voulait escalader les remparts, et Nounette voyait les petits détails minuscules.



Les remparts (enfin, un morceau, mais ce n'est pas la muraille de Chine non plus). Admirez le temps splendide.


Il y a des noms de rues poétiques, j'adore.


Nous sommes descendus sur la plage. Là on voit les remparts. Quand même, y'en a qui ont du se galérer à entrer là-dedans par effraction uhuhuhu.



Le fort de petit Bé ou grand Bé, yé né sais plou yé souis perdoue. Ici gît Chateaubriand. Pas dans le fort, sur l'île qui n'en est pas une puisque c'est accessible à pied à marée basse. Comme vous pouvez le constater, c'est marée basse sur la photo, puisque les gens s'y dirigent.




Une mouette bouffeuse de chips. Ce que c'est casse-bouboules, les mouettes. Toujours en train de racketer de la boustifaille ou d'essayer de manger mon kouign-aman à 132897 calories la miette. Va pêcher du poisson, mouette.



Un escalier que je n'ai jamais voulu emprunter. Rien que de le regarder, j'ai le vertige.



Et enfin, la mer qui s'écrase contre les rochers, ses vagues pleines d'écume s'abattant sauvagement sur le sable.


Et une petite vidéo pour vous situer un peu, question rafales de vent surtout (bon les vagues aussi, c'est joli)

video

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25 août 2007

David Guetta à Villaines la Juhel


Première partie de mes vacances, la découverte de la Mayenne et de la Haute-Sarthe. Si si pour de vrai je suis allée là-bas, hein, ce n'est que la sainte vérité, je l'affirme haut et fort. Enfin, fort, tout est relatif, parce que j'ai pas l'air malin à brailler comme une gueudin devant mon ordi que juste mes voisins m'entendent et me prennent accessoirement pour la folle du quartier, si ne n'était pas déjà fait.
Nous sommes partis des Yvelines samedi dernier, et nous avons traversé plein de départements: le 27, le 28, le 61, le 53 et même le 72. Tout ça en trois heures. Même que je me suis fait flasher par un radar automatique parce que je suis une crétine de première catégorie, il pleuvait comme vache qui se soulage et je n'ai pas fait attention. D'ailleurs à ce propos, je l'ai particulièrement mauvaise, parce que 91km/h pour une vitesse limitée à 90, faut quand même chercher des poux dans la tête de Chiita et me faire payer 90€ pour le plaisir. C'est dire que ça me l'a gâché, le plaisir, d'ailleurs.
Ensuite, on arrive à l'hôtel (à Villaines la Juhel, ville fleurie 1 *, romantique et pluvieuse cf photo)(remarquez qu'il y a plus de routes que d'espaces verts, c'est normal, c'est la ville, faites zéro virgule deux kilomètres et vous trouverez de vrais champs remplis de cultures ou pas). On décharge les bagages, nos valises pleines d'habits, le lit de Chonchon, enfin tout ce qui a priori n'allait pas nous servir. Ben ui, on va tous à un mariage les amis, un mariage au fin fonds du monde, là où la civilisation a du mal à pénétrer, entre la jungle sarthoise et les hauts-plateaux mayennais.
On reprend ensuite la route.
Villaines-la-Juhel ---> Sillé le Guillaume. Peut-être quinze kilomètres. Maximum. Et pas des kilomètres en ligne droite, où tu peux aller à 110km/h hein. Non, des petites routes sinueuses pas goudronnées sur les rebords, avec un champ à droite, un champ à gauche, tiens une maison en ruine, bref la campagne profonde. Là tu croises un tracteur, t'es vraiment mal, tu dois aller te garer dans le champ, et vu qu'il a beaucoup plu, le tracteur doit revenir après pour te sortir de la gadoue. La loose. On arrive au village, on loupe la mairie, pourtant on passe devant mais on ne calcule pas que c'est la mairie. Le temps de faire demi-tour, on entend au fond de la voiture:"J'ai envie de vomiiide j'ai envie de vomiiiide" (c'est Mini qui parle, elle ne vas pas vomir, ce qui est moche et nul, elle va vomide, ce qui est classieux et bo-bo). On lui dit, en parents indignes et pas très intelligents, de patienter deux minutes, mais deux minutes, quand tu as envie de vomide, c'est impossible.
Résultat: arrêt immédiat sur le bas côté, le long d'une des quatre maisons de la rue -l'envie de vomide ne choisit pas-, et elle dégobille sur: le siège auto, devant son siège, sur sa robe, son t-shirt, ses chaussures, mon pantalon et son doudou. Ouéééééé! La pauvre se retrouve en culotte dans la Sarthe, ça sent le vomide à perte d'odorat, et je suis obligée de me retaper le trajet en sens inverse pour aller lui donner une douche à l'hôtel, la rhabiller proprement, rincer le vomi dans la baignoire, aller au super U m'approvisionner en fébrèze et autres lingettes nettoyantes (fébrèze biiien, lingettes nettoyantes nuuuul).

Et hop, nous voilà reparties pour le mariage, j'ai super faim (sisisisi c'est possible), Mini est toute propre, j'ai quand même emporté une tenue de rechange au cas-où, parce que 40 km pour aller chercher un futal propre, ça va bien aussi, surtout sur une route limite moins large que la voiture. A deux kilomètres du point de chute, un cri retentit: "je vais VOOOOOMIIIIDE". Arrêt urgent, vomide sur la route, sur mes tongs et sur mon pantalon again (noir, évidemment, pour mieux faire ressortir la couleur naturelle du vomide).
Super. Je suis d'une élégance rare pour faire mes mondanités sarthoises moi tiens.

On arrive là-bas, personne ne m'a gardé de chouquettes au vin d'honneur et après j'avais super faim, parce que je suis végétarienne et qu'au repas, y'avait de l'agneau avec des flageolets, et que j'aime pas trop les flageolets moi. On est partis à minuit, sans fromage, sans dessert, la fête battait son plein mais je trouvais ça long, il faisait une chaleur digne d'un sauna en plus et je connaissais en tout cinq personnes (je ne suis pas sociable finalement). Et puis Chonchon s'était endormi dans l'écharpe, les filles couraient dans tous les sens avec les autres mômes en poussant des cris stridents, et surtout il faisait nuit noire, sans éclairage sur une route large comme ma main, j'ai mis une heure pour faire 25 kilomètres.

Arrivés à l'hôtel, on s'est aperçus que le samedi soir, à Villaines la Juhel, c'était soirée karaoké suivie d'une fiesta David Guetta staïle jusqu'à trois heures du matin. Le lit était aussi large que mon petit orteil, on a presque du faire des tours de veille avec Pierre Richard.

On était frais le lendemain. De vrais gardons.

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24 août 2007

brushing

Je viens juste de rentrer de vacances (depuis hier mais comme j'ai du tout ranger, les jouets de sable qui n'ont pas servi, les maillots de bain qui sont restés dans la valise, l'imperméable que j'ai acheté à Mini, son nouveau gilet tout ça). Les vacances étaient, euh comment dire, spéciales. Saint-Malo est vraiment une ville sympa, ses remparts, ses voiliers et aussi ses petites rafales de vent. Du coup, ça me faisait une coupe terribeul top mode, que Karl Lagarfeld serait viendu, il aurait eu une crise cardiaque. Pas un seul de mes cheveux allait dans le même sens.

J'ai pris une petite photo all by myself pour immortaliser l'instant:





Remarquez le beau ciel bleu, ma tenue décontractée et légère, mon air réjoui et enthousiaste. J'étais au coeur de la tornade, les zamis, c'était formidable.

La prochaine note: notre fabuleux séjour à l'hôtel, avec entre autres LA salle de bain de Saint-Malo, celle où tu peux prendre ta douche à pwal face à toute la ville.

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17 août 2007

panique chez le dentiste

Je déteste aller chez le dentiste. Je pense être relativement normale là-dessus. En fait, je retarde le moment d'y aller au maximum, ce qui n'est pas forcément intelligent, loin s'en faut. Par exemple, si j'ai mal, j'attends un peu voir si ça passe (février 2006) et puis par chance, ça passe. Puis genre en octobre 2006, la douleur revient. Et repart. Sauf qu'au bout d'un moment, ben la douleur, elle ne se barre plus, elle fait grave sa teupu et reste dans ma bouche, sur ma dent qui me fait souffrir depuis dix-huit mois par intermittence.

J'aime pas le dentiste. Faut être un tantinet pervers pour faire ce job, non? Ou alors faut aimer les molaires et les incisives, mais bon après, on peut préférer aimer les gens plutôt que les dents. Bref, ça me rappelle la bonne femme qui m'a soigné ma carie à vif, sans anesthésie (parce qu'elle ne savait pas faire ses piqûres, cette gourdasse). Je suis une insensible de l'anesthésie: je me réveille notamment pendant les anesthésies générales. Imaginez par exemple qu'un chirurgien sadique vous arrache vos dents de sagesse. On vous a endormie et pendant qu'on vous recoud, vous vous réveillez brutalement. Vous commencez à hurler et on vous plaque sur la table d'opération en vous disant de vous calmer. Mais que vous n'avez pas envie, vous préférez avoir des mouvements incontrôlables et terriblement gênants, parce que quand même, vous êtes conscient. Vous voyez? Voilà! Ils ont dû m'en remettre une dose, j'ai somnolé pendant 24 heures après.
Bref.
J'ai donc dû aller chez le dentiste en plein mois d'août, c'est très très pertinent et intelligent d'avoir attendu tout ce temps, n'est-il pas?
Je prends rendez-vous avec un type qui a environ mon âge.
Il me soigne en me massacrant la gencive (qui est présentemment noire, ce qui est top glamour, Monica Bellucci ne peut pas avoir la gencive noire voyons), parce qu'il a absolument voulu tester toutes les capacités du produit qui anesthésie la bouche de n'importe qui -même celle de Vincent Elbaz, si ça se trouve!- sauf la mienne. Je sens une vague torpeur, ah non finalement. Finalement, il m'anesthésie la bouche avec un produit extra puissant au goût infâme. Toutes mes papilles sont en alerte maximum, les pauvres souffrent du syndrome dit de claustrophobie buccale ultime. Tout ça pour me dire que ma dent est totale muerte, qu'il faut killer le nerf et ensuite poser une couronne, que je ne serai pas coincée sur un fauteuil, la bouche ouverte et ankylosée, je danserai la guigue de la oij.
Après, je reprends rendez-vous pour qu'il vérifie son carnage. Il note sur son agenda et je vois qu'il écrit "Alice". Je lui dis que moi, c'est Alix hein, et pas Alice uhuhuh tout le monde se plante. Et là il me sort:"ah ben non, j'ai bien écrit Alix, et puis j'ai plus d'Alix dans ma vie que d'Alice".
Gloups. Genre je suis dans sa vie lui, rêve pas non plus, t'es pas laid mais t'es dentiste hein.

C'était lundi.

Mardi, j'ai eu mal toute la journée, j'ai carburé à l'ibuprofène, trop la classe. Sans compter ce petit goût persistant qui vous fait aimer le médecin qui soigne vos dents. Ils auraient pu travailler sur la chose franchement, faire un effort sur le goût des produits, un truc aussi dégueulasse c'est aimer voir souffrir les gens, qui en plus d'avoir les dents pourries ont en plus le désagrément d'avoir l'impression de mâcher un hollywood chewing gum goût "rat mort".
Mercredi, la douleur était passée.
Hier: l'angoisse. Je ne pouvais pas mâcher du côté droit. Ne pas pouvoir manger ses pâtes, c'est carrément la loose. J'avais mal uniquement en utilisant ma mâchoire, au repos ça allait.

J'y suis retournée aujourd'hui pour qu'il m'enlève le produit sensé buter le nerf complétement inflammé de ma dent pourrite.
J'arrive dans le cabinet et il me dit: "Han elle est superbe votre robe!" Punaise, et moi suis-je trop conne pour avoir mis une robe (j'avais un jean en dessous, je me suis remerciée mentalement de n'avoir été qu'à moitié débile).
Il me soigne.
Et...
Ne me fait pas payer. Un soin d'un quart d'heure.

J'ai fui, vous pensez bien.

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12 août 2007

G1kkoq

Il était une fois un vépéciste qui filait des cadals empoisonnés pour remercier ses clients d'acheter cinquante trois fois dans l'année sur son site. L'offre promotionnelle indiquait "avec cadeau" et je ne me suis pas méfiée.
Voici qu'arriva dans mon humble demeure une sorte d'ordinateur portable avec un faux écran et plein de touches qui faisaient genre elles formaient un clavier uni. Le truc s'allumait avec un bouton vert, et te disait même bonjour. Trop trop la classe. Sauf quand ton gamin l'allume/l'éteint/l'allume environ mille fois par jour. Tu expédies alors le jouet dans sa chambre, avec interdiction de l'en sortir.
Sauf que Pierre Richard -et son fils, Chonchon Richard- a le don de sortir le jouet qui fait du bruit. Le jouet qui te congratule quand tu as bien trouvé les quilles. Ou l'indien. Enfin, la touche où dessus sont dessinées des quilles. Ou un indien (pour le I).

Pierre Richard n'avait jamais expérimenté l'ordinateur portable.
Et voici ce que ça donne.
Amis poètes, bonsoir.
Grand moment intellectuel et spirituel tonight.


G1kkoq
envoyé par xila74


Je suis innocente (pour une fois), c'est l'idée de Pierre Richard.

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modern on the block




Muriel Robin + Titeuf= Yazoo
Groupe mythique des années 80.
Voilà ce que c'est de regarder le top 100 kitsch sur MTV Idol. J'étais très déçue de ne pas y voir Modern Talking. Ils méritaient largement leur place.



Et j'ai redécouvert les New Kids On The Block. Vous vous en souvenez, vous? Sont quand même super kitschounets eux.



Ils avaient des chorégraphies géantissimes, nan mais des mouvements de jambes pareils, c'est incroyable. Limite on dirait qu'ils vont décoller.


A la fin des 80's, je ne jurais que par Scorpions. Still loving you en boucle, et aussi cette chanson qui me rappelle tant de souvenirs.

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07 août 2007

souris, tanche, manche et compagnie

La plus mauvaise petite souris du monde, c'est moi. Oui, moi-même, enchantée.

Deux incisives microscopiques à aller chercher discrètement sous l'oreiller de sa petite fille, faut croire que c'est mission impossible pour la femme aux doigts boudinés et à l'extrême gaucherie.

J'ai honte quand même.

La première fois, elle s'est relevée et m'a dit: "mais maman, qu'est ce que tu fais là?"
Euh ben, ai-je répondu, super convaincante.
La loose intégrale. Heureusement, la pénombre a joué en ma faveur et n'a pas dévoilé la mine déconfite de la fille qui s'est fait prendre la main dans le sac.
Le lendemain, j'ai pris cet accès de lucidité pour du somnambulisme, genre elle ne se souvient de rien (c'est vrai). Je l'avais échappée belle.

Chat échaudé craint l'eau froide, dit-on.
Mouais, tu parles.
Cette nuit, le retour de la vengeance de la nullité des doigts, qui n'ont pas obéi au centre nerveux, c'est une évidence. Comment c'est possible de craindre à ce point, je me le demande bien. Je crois que je ne m'étais pas sentie aussi nulle depuis que j'avais fait perdre ma classe aux jeux d'athlétisme en sixième.

Je rentre dans la chambre. La poignée de porte grince comme dans un mauvais film d'horreur. Il est minuit, ou une heure du matin. Merdeuh, on devrait changer cette poignée, et ce depuis 1897, la poisse. Maintenant ça suffit, poignée pourrie, on arrête de couiner là tout de suite. Je rentre. Mini fait un triple salto dans son lit, et ce en dormant. Je m'approche du lit. Nounette me regarde et dit: "han mais maman, qu'est ce qui se passe?"
Un vague sentiment de déjà-vu m'envahit.
Je réponds, avec un sens de l'à-propos excellentissime:"mais comment ça se fait que tu ne dormes pas?"
Pa-thé-tique.
Elle se rendort illico presto.
Je ressors de la chambre.

J'attends dix minutes.
Je rentre dans la chambre, et me penche sur le lit de mini (à ras le sol, pauvre enfant) et je la recouche dans le bon sens. Nan paske avec ses acrobaties de tout à l'heure, elle est maintenant à la perpendiculaire de l'oreiller.
Pierre Richard croit bon de se mêler de l'affaire, et ce avec son tact et sa discrétion légendaires.
Je l'expédie fissa dans le salon, mais il est fou lui hein, déjà que je m'y prends comme une tanche, mais en plus il nous met les pieds dans le plat, et pas qu'un peu. Bon il a quand même réussi à prendre la minuscule incisive (en la comparant poétiquement avec une miette de pain).

Finalement, je réussis à mettre le jouet -une toute petite boite contenant un enfant playmobil qui se lave les dents avec une brosse à dents aussi longue que son avant-bras- sous l'oreiller.

Hop, on se remet le film.
Lalalala on regarde.
Soudain, la porte de la chambre des filles s'ouvre. Oh ça fait bien une demi-heure que le jouet est posé. Nounette sort de la chambre.
Elle braille dans le salon "MAMAN PAPA VOUS AVEZ VU CE QUE J'AI EU SOUS MON OREILLER?"
Moi:"euh non, c'est quoi et qui l'a mis là?" (remarquez la force et l'intelligence de la réplique)
Elle: "C'est un enfant playmobil que la petite souris m'a apporté!!"
Moi: "RETOURNE TE COUCHER TOUT DE SUITE"

Je suis une misérable et une nullissime, c'est un fait.
On fait une bonne paire de manches, avec Pierre Richard. C'est fabuleux.

Ce matin, elle était juste contente que la petite souris soit passée, et aucun souvenir du passage de ses parents goliots dans la chambre.

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03 août 2007

you're beautiful it's true










Voilà la robe que je porterai au mariage de mon little bro' en septembre.


En fait, sur moi, du fait de ma corpulence non négligeable -si si il faut le dire je suis bien loin du 36... ou même du 38- ça fera plutôt une tunique. Déjà que ma famille aura peine à se remettre du message ( pour le déchiffrer, mets ton écran devant un miroir, ou l'inverse), alors si en plus le tissu m'arrive ras la moule, je pense qu'il y a crise cardiaque pour
1/les plus de soixante-quinze ans voire soixante pour les mal conservés;
2/les sarkozystes en manteau de fourrure (mais si voyons, même en septembre ça le fait) , ce qui se recoupe assez avec le 1/ ;
et enfin 3/ les intégristes de l'assemblée, plutôt catholiques d'après mes sources.

Alors je mettrai en dessous un pantacourt noir la redoute, en solde même que j'ai osé, avec des ballerines rocket dog pailletées. Je vais être d'une splendeur, je ne vous dis que ça. J'entends déjà les messes basses (ils devraient essayer de manigancer en latin, genre péplum, on se retrouverait tous dans Quo vadis, non mais qu'est ce que je raconte moi, ça va pas la teuté ou quoi?): "HAN mais Alix a osé s'habiller en NOUAR? Sacrilège, miséricorde, pater noster!". Et moi, j'y pense comme la plus grosse marrade de l'année.
Si si.
Parce qu'en plus, la robe est dos nu, figurez vous, on verra mes épaules et même la moitié de mon dos (principe élémentaire du dos nu). Oh hé, je n'avais pas envie de m'attifer comme Caroline de Monaco, coinços la mémère dans sa robe sur mesure couleur jaune pâle, avec le chapeau assorti de circonférence supérieure à celle de la place de l'Etoile.
J'ai hâte de voir les tenues des autres gens.
Je pourrais faire des mondanités aussi, parler avec l'accent parisien, et des fois j'oublierai de me contrôler, et je rajouterai des "quoi" à chaque fin de phrase.

Remarque je pourrais me lancer un défi, genre vingt mots à dire alors que je parlerai avec des gens qui ont des noms à particule.

I am not a terrorist, d'abord.

(J'aurais jamais du donner ce titre à cette note, maintenant je vais avoir cette chanson pourrave dans la tête pour le reste de la journée, pas malin malin)

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