28 mars 2009

vracouille la blogouille

En vrac donc, comme élégamment précité.
1/ Ma Nounette s'est chopé un bon gros virus très dégueu à moins d'une semaine de son départ en classe de découverte. Well done ma fille. Elle tousse des bronches et surencombre ses kleenex d'une substance jaunasse foncé. Oui c'est glamour, justement je me suis reconvertie dedans. Elle a présentemment l'oeil vitreux et une irritation subnasale phosphorescente.

2/ Je suis toujours moyennement enthousiaste à cette époque de l'année, rapport à mes amies de toujours, roulement de tambour: les allergies aux pollens de bétulacées (entre autres). Mini - à qui il faudrait que je trouve un autre surnom- va imminemment subir l'assaut de ces machins invisibles qui ne se sont pas gênés pour attaquer sa reum depuis quelques semaines. Visite chez l'allergologue toujours aussi réjouissante, avec son lot d'ordonnance surblindée et de prédictions au delà de la joie ultime (des tests sont prévus en septembre, mais ça va être trop la oij sur tes bras ma loulette, et en plus, ton frère aussi va y avoir droit)(bouhouhouh).

3/ Je suis d'une connerie inimaginable, je n'ai pas renouvelé ma demande de mi-temps. Oulà ça va être beau l'année prochaine (je me laisse pousser les cernes). Je commence juste à avoir une organisation de vie correcte (en MARS), j'ai comme qui dirait pas un super pressentiment.

4/ On a visité un apnpartement. Jamais vu une couleur de salon si laide (jaune vieux poussin, le tout en crépi tu poses ta main, c'est l'entaille direct). Par contre l'agent immobilier n'était pas dégueu à regarder hein.

5/Mes élèves ont dansé comme des piquets ce matin. Plus raides, pas possible. Par contre, ça ricanait bien derrière le masque. En plus, deux sont venus avec la varicelle. La classe!

6/ Chonchon pose des questions existentielles à longueur de journée:
- C'est quoi le répuscule?
- Pourquoi il y a deux camions poubelle?
- C'est écrit quoi sur la camionnette?
- Et toi maman, t'es amoureux de papa?
- Pourquoi il n'y a pas de rails là?
- T'as peur des fantômes toi?
- Il va où le camion toupie? Il fait des travaux?
- Pourquoi il y a un trou dans le trottoir?
etc etc etc

7/ Je n'aurais jamais cru que le docteur House pouvait.... Du coup j'ai du regarder cinq épisodes de plus.

Sur ce, bon week-end. J'ai prévu d'aller voir "le petit chat curieux" demain avec Chonchon. J'espère pouvoir suivre l'intrigue!

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17 août 2008

i'm the king of the machine


Bon je sais, c'est petit de bloguer un truc pareil, mais bon, vu que j'ai éprouvé un sentiment très agréable, je vais quand même en parler (le bloguer en fait).
Avec ma petite famille, on a expérimenté une fête à Neu-Neu: bah oui, c'est comme ça les week-ends du mois d'août hein, on erre et on trouve au hasard la chance des trucs à faire avec les gosses. Bon voilà, on a eu de la chance, ma copine Lulu nous a refilé son carnet de tickets (MERCIIIIIIIIII! Uuuuuuuuuuuuuh), alors bon, nous voilà donc montés ni une ni deux dans l'évasion (qui fait un bruit de tracteur, super discret, surtout dans les côtes, hum) et direction l'endroit qui te passe le plus de musique techno le plus fort possible direct dans tes esgourdes que t'avais intérêt à prendre tes quiès.
Les enfants ont fait quelques manèges (Chonchon dans le camion de pompiers qui vole, mémorable), Pierre Richard a craqué son jean dans une attraction (ahahahaha), on a mangé des chichis (miiiiam)(28 000 points WW), et en se dirigeant vers la sortie, Mini a reclamé son dû: une peluche Lumpy.

Oui, elle n'en avait que cinq exemplaires différents, vous comprenez, c'est dur quand même.
Alors vu qu'il me restait quatre euros in ze pocket, paf, direction les machines attrape-trucs, et en l'occurence, attrape-peluches disney. Bah oui, on se refait pas hein, tombés dès la plus tendre enfance dans le consumérisme, rhalalalala.
Un euro, trois tentatives.
Deux euros, huit tentatives.

J'ai mis un euro (au cas où je sois d'une telle nullité qu'aucune peluche mauve ne puisse jamais être prisonnière de ce crochet)

Presque.
Je remets deux euros.

Paf
Lumpy in ze crochet.
J'ai réussi à l'avoir en huit coups.

Pas mal hein!
Bah il me restait encore trois tentatives.

Essayons donc de choper Bourriquet hein, tant que j'y suis.

Pof.
Bourriquet, deux coups.

Ptain, I'm the king of the machine, man
(si tu as l'impression que je m'y crois, c'est vrai, je m'y crois, et en plus je me la joue, voire je me la pète)(oui il m'en faut peu).

Bon j'ai remis deux euros et j'ai loupé Tigrou. Excès de confiance.

Maintenant Mini est l'heureuse propriétaire d'un Lumpy d'une taille non négligeable, et Nounette d'un Bourriquet de taille moyenne.

Les filles me chargent de vous dire que leurs peluches sont très douces et très très mignonnes. Elles sont présentement très fière de leur maman.

Ouh ouh, youpi youkaïda, merci Lulu et mon karma.


* J'avais oublié mon appareil photo, dommage, j'aurais bien filmé mon exploit olympique.

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08 juin 2008

come on Boris

Vous saviez vous qu'en ce moment, c'était le tournoi de Laurent Lagrosse?
Vous voyez un peu, les mecs qui courent après une petite balle jaune en poussant des cris gutturaux un peu seskuels? Bon, les filles aussi. Surtout Monica Seles mais elle ne joue plus. Que sur France Télévisions, ils te font des documentaires sur la victoire de Yannick Noah en 1983, et le mec qui fait la voix off, c'est le même qui fait les commentaires dans Laissez entrer l'accusé. Un peu flippant, n'est ce pas? Moi de toute façon, j'aimais Agassi et Sempras alors bon, maintenant qu'ils font autre chose de leur vie et que les nouveaux joueurs ont des noms qui ne me disent rien (sauf Fabrice Santoro qui joue depuis 1932)(Nadal et Federer aussi parce qu'en fait, à deux, ils gagnent tout ce qui est gagnable, sympa pour les autres les mecs).

Une fois, je suis allée à Laurent Lagrosse et j'ai vu Pete Sempras, et même que j'ai failli buter les mecs derrière nous qui osaient le CRITIQUER, pff, pov types. Même que j'ai été obligée de m'acheter une casquette les enfants de la terre parce qu'à l'époque, en juin, il faisait une chaleur de folie et que j'ai failli cramer du crâne. Terribeul, le louque, imaginez bien. C'est bien là bas, sauf qu'il y a une recrudescence de polos, et ça, c'est juste pas possible. Je hais les polos, voilà, c'est dit.

Comme vous l'avez astucieusement deviné, je n'ai pas passé beaucoup de temps devant france télévisions ces deux dernières semaines, mais Pierre Richard, lui, il adore. Il fait des commentaires, et ça, c'est limite supportable. Hé, d'abord, je vous ferai dire qu'il connait TOUT sur Laurent Lagrosse, même que ouais. Alors bon, pouet pouet calendos hein, j'ai le droit de rien dire, je n'ose même pas faire des vannes sur les joueurs, parce que oulà, c'est mééééchant de faire ça, faut pas. C'est sûr que j'ai vachement de pitié pour des mecs qui gagnent en quinze jours le montant total des allocations familiales de la région Ile de France.


Nounette aussi fait des commentaires, même si elle en a strictement rien à cirer du tennis, elle écoute les commentaires de son père, la parole allélouiah ainsi soit-il. Et aussi ceux des commentateurs.
Hier:
Nelson Montfort: "Ah voilà Boris Becker, je vais l'interviewer pour lui demander ce qu'il pense de la boisson Red Bull" (non il n'a pas dit ça mais vu que je n'ai aucune idée de ce qu'il a pu demander à Boris Becker, j'improvise)
Nounette: "Oooooh Boris Becker, je connais très bien sa femme moi!"
Pierre Richard: " Ah bon? Tu connais la femme de Boris Becker toi? Comment tu la connais, je te pris de me dire?"
Nounette:"Ben, c'est à l'école! On a appris une chanson sur elle! C'est la femme de Boris Becker, Joséphine Baker!"

Ah ah ah.



C'est merveilleux les homonymes.
Vous en aviez rêvé, Laurent Lagrosse l'a fait. Pour vous. Via ma fille.
A qui on dit merci??


**Si il y a dix-sept fois écrit le mot "commentaire", c'est normal, je suis nulle en synonymes.

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30 mars 2008

sanglier junior

Si elle range bien sa chambre, pendant un ou deux mois, elle pourra avoir un petit animal de compagnie. Genre un cochon d'Inde, ou un hamster (je suis faible, je sais).

Ce matin, aux aurores, elle apostrophe ainsi son père:

"Hééé j'ai super bien rangé ma chambre, je peux l'avoir mon marcassin maintenant?"


Yiha, danse du ventre les gens, bientôt la forêt de Fontainebleau dans mon trois pièces.

(c'est vrai quand même, c'est kro kro meugnon un marcassin, choubidou grave ste bestiole, mais je me pose une question fondamentale: je dois prendre quoi comme taille de cage, environ à peu près pour me donner une idée?)

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11 octobre 2007

et pan !

C'est bien la piscine municipale. Mis à part le fait qu'on puisse mater à loisir tous les petits cucus qui passent (et les gros aussi me fait-on dire, mais ce sont surtout les bien comme il faut qui m'intéressent, je suis une radicale du U), nager, ce qui arrive parfois quand on veut se défouler les jambes qui restent près de la sortie d'air dans le bassin, genre jacuzzi -mais si ahr que bien sûr-, on peut faire aussi des rencontres désagréables. Surtout si on n'a pas pris des précautions élémentaires.
Cette chère piscine municipale, qui va avoir de mes nouvelles si ça continue, car avec ses normes d'hygiène situées bien en deçà des quotas nationaux (c'est très en vogue de parler de quotas, notre séprident n'a que ça à la bouche et croit que ses sourires gingivo-anau*x vont lui permettre de balancer des couneries plus hautes que ses talonnettes en toute impunité), on chope des trucs cheulous dans les pédiluves. Par exemple, des verrues. Oh, je sais que ce mot est d'une beurkitude extrême, et d'ailleurs, si je puis me permettre, le mot est quand même largement moins immonde que la chose en elle-même.

Nounette en a chopé une. Hop séance piscine trop l'éclate au moins de juin, avec l'école. Tralalali tralalalère, elle revient avec un truc au pied qu'on prend naïvement pour un machin glauque super rare. Et les parents paniqués que nous sommes, on a attendu que ça disparaisse comme de par la magie super trop extra puissante. En fait, ça ressemblait à une excroissance du pied, trop moche, et nous restions peinards comme au bon vieux temps dans notre jeunesse.

Vu qu'on ne connaît pas trop les nuances, on est passés directement du stade "je fais rien tout va bien all is biautifoule in bizournours land" à "au secours elle a la gangrène courons aux urgences".
L'interne a alors regardé le pied de Nounette, puis la cheutron inquiète de Pierre Richard, avant de lui dire, moqueur: "euh c'est une verrue, emmenez cette pov enfant chez un dermato".
Ahahahah ste louze mon petit bonhomme, comment t'as du avoir la honte là-bas, allez j'ai pitié, j'emmène Nounette chez la dermato, quand même, tu ne te laisseras pas avoir deux fois, je partage.
Je suis comme ça, généreuse.
J'emmène donc la gamine chez la dermato, qui frémit devant l'ampleur de la tâche (verrue, plutôt), lui crame le bidule sans que l'enfant tremblasse une demi-seconde, genre le pouvoir du courage est en moiiiii.
Je ne sais pas ce qui se passe ensuite, notamment dans la tête de la dermato, qui lui prescrit un produit à l'odeur indescriptible, je pense y avoir décelé un truc genre éther dedans, et moi, ces mélanges-là, j'ai la trouille de les manipuler. En plus, elle nous demande, à NOUS, les parents de l'enfant la plus pénible à soigner au monde (elle a eu quand même deux angines et une otite en six ans et demi), de gratouiller ce qui reste de verrue agonisante PLUS d'y déposer du produit que tu t'en mets sur les doigts, ben t'as pu de doigts. Et tout ça évidemment TOUS LES SOIRS. Elle veut sans doute que je meure dans d'atroces souffrances, déjà par coups de pieds dirigés, plus par valdingages de produit nocif dans ma tête et sur mes veuchs, qu'après je risque de ressembler à Arlette Chabot.
Merci bien la dame, sympa.
C'est effectivement ce qui s'est produit. Sauf le passage Arlette Chabot. La lutte tous les soirs pour la raisonner, que si elle voulait retourner à la piscine avec sa classe, et qu'on parlemente, et qu'on essaie de lui faire comprendre, et que tous les soirs elle se trémousse, elle refuse, elle nous envoie des coups. Enfin, surtout à moi, puisque son père n'a pas la permission d'approcher de la zone à moins de trois mètres sans que des cris de bébé vélociraptor affamés retentissent dans toute la résidence.
Au bout d'environ quelques jours, las de se taper le cirque et de ruiner nos soirées, nous abandonnâmes. Ahr, passivité mon amie, vite appelez super nanny, qui, elle, je pense, aurait réglé le conflit au bout de deux jours. Elle est super trop forte sauf qu'elle est saoulante en fait, avec ses grands airs.
Bref, nous voilà donc comme deux parents permissifs (appelez le séprident et tous les éducateurs du coin), nous relâchions la pression sur notre poire et faisions passer la dermato, fort sympatique au demeurant, pour le Grand Lustucru. Genre elle va te gronder parce que tu n'as pas voulu te soigner. Elle va devoir te faire ce que tu n'as pas voulu qu'on te fasse, nous, tes parents. Et elle nous répondait: "oui oui, mais elle, c'est son travail de s'occuper des verrues, elle sait faire, elle ne fait pas mal". Pff, quelle ingratitude, j'y crois même pas, ma pov fille.


Ce soir, rendez-vous chez la dermato.

Qui dit: "ah et bien vous avez bien bossé, on ne voit presque plus rien".
Tête de Pierre Richard: dégoûté.
Mais madame la dermatologue, pouvons nous vous dire que vous venez de ruiner quinze jours de sapage de moral conjoint? Tout un boulot de l'équipe parental réduit à néant en quelques secondes? C'est quoi ce chantier?
Bon, d'un autre côté, j'ai été flattée de mes talents de killage de verrue. Mais d'un autre, quand même, ste claque! La loose intégrale, y'a pas d'autres mots.
On n'est pas aidés, je te jure, bonjour la crédibilité après.

Nounette peut retourner à la piscine avec tous ses petits camarades d'école.
Avec des petits chaussons de pieds so charmful qui vont faire perdre trente minutes à la maitresse dans les vestiaires. Ou alors je lui mets dès le matin, tiens.
Ah ah ah.

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30 août 2007

alix pleurniche (c'est sa vraie nature)

Ce que je peux avoir la larmichette facile, le truc de ouf. Ce matin, jour de rentrée. Bon ok, y'a a priori pas de quoi en faire un fromage, quel qu'il soit.
Sauf que le hic, c'est que Nounette rentrait au CP ce matin. Punaise, mais j'avais pas assez de kleenex moi. En plus, le directeur appelait les enfants par leur nom chacun leur tour, et ils devaient rejoindre la maîtresse au milieu d'un demi-cercle de parents. Alors ma Nounette, elle est un ti peu comme sa mère, toute émotionnée, le cartable sur les épaules en pyjama dès 7h30. Je vous rassure, elle n'est pas allée en pyj à l'école, je ne suis pas si indigne quand même, n'exagérons rien. Comme son nom est en début de liste, lorsqu'elle l'a entendu, elle s'est tortillée en se tripotant les cheveux. Et moi, qu'est ce que j'ai fait? Non je ne lui ai pas crié: mais tiens toi correctement bon sang, on n'est pas au cirque ici, ce qui aurait été profondément déplacé (malgré les apparences, je sais me tenir en société). Non, j'ai versé mon quota de larmes de l'année (discrétement, sous un sourire de facade dirigé vers le par terre, le temps que ça passe).
Après ça a été, elle est très contente, même si son cartable fait vraiment la moitié de sa taille, ce qui m'étonne quand même un peu (1m18 et demi divisé par deux, ça donne quoi?).

Mini, elle, a affronté la rentrée avec un flegme inégalé de sa part: elle a affiché qu'une seule fois sur le trajet son sourire crispé, machoire inférieure par devant, genre. Bon, non seulement elle est dans la classe de son copain le PitiGasson, mais en plus dans celle de sa copine préhéfrée. Que demande le peuple?

Et Chonchon, dans ce tohu bohu? Bah, il a joué aux légos peinard avec son père, en attendant lundi, jour où il pourra de nouveau gluer sa mère de manière permanente.


PS qui n'a rien à voir: Nounette a été complètement perturbée l'autre jour sur la route, quand on a dépassé un camion remplie de cochons vivants sans doute destinés à l'abattoir. Son père lui a dit la vérité, et moi j'ai lancé un "pov bêtes" ému, donc du coup la gamine était inconsolable et a pleuré toutes les larmes de son corps "je ne veux pas qu'on tuuuuue les cochons". Je me suis sentie impuissante face à la connerie du monde, qui non seulement élève des cochons en masse, les entasse dans un camion, et les bute sans même savoir si ils seront mangés. Tout ça continue de me chagriner, même si je n'y participe pas. Là j'étais plutôt fière d'être végétarienne et de ne pas participer à la cruauté que m'inspirent les abattoirs. C'est mon point de vue, merci de le respecter.

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07 août 2007

souris, tanche, manche et compagnie

La plus mauvaise petite souris du monde, c'est moi. Oui, moi-même, enchantée.

Deux incisives microscopiques à aller chercher discrètement sous l'oreiller de sa petite fille, faut croire que c'est mission impossible pour la femme aux doigts boudinés et à l'extrême gaucherie.

J'ai honte quand même.

La première fois, elle s'est relevée et m'a dit: "mais maman, qu'est ce que tu fais là?"
Euh ben, ai-je répondu, super convaincante.
La loose intégrale. Heureusement, la pénombre a joué en ma faveur et n'a pas dévoilé la mine déconfite de la fille qui s'est fait prendre la main dans le sac.
Le lendemain, j'ai pris cet accès de lucidité pour du somnambulisme, genre elle ne se souvient de rien (c'est vrai). Je l'avais échappée belle.

Chat échaudé craint l'eau froide, dit-on.
Mouais, tu parles.
Cette nuit, le retour de la vengeance de la nullité des doigts, qui n'ont pas obéi au centre nerveux, c'est une évidence. Comment c'est possible de craindre à ce point, je me le demande bien. Je crois que je ne m'étais pas sentie aussi nulle depuis que j'avais fait perdre ma classe aux jeux d'athlétisme en sixième.

Je rentre dans la chambre. La poignée de porte grince comme dans un mauvais film d'horreur. Il est minuit, ou une heure du matin. Merdeuh, on devrait changer cette poignée, et ce depuis 1897, la poisse. Maintenant ça suffit, poignée pourrie, on arrête de couiner là tout de suite. Je rentre. Mini fait un triple salto dans son lit, et ce en dormant. Je m'approche du lit. Nounette me regarde et dit: "han mais maman, qu'est ce qui se passe?"
Un vague sentiment de déjà-vu m'envahit.
Je réponds, avec un sens de l'à-propos excellentissime:"mais comment ça se fait que tu ne dormes pas?"
Pa-thé-tique.
Elle se rendort illico presto.
Je ressors de la chambre.

J'attends dix minutes.
Je rentre dans la chambre, et me penche sur le lit de mini (à ras le sol, pauvre enfant) et je la recouche dans le bon sens. Nan paske avec ses acrobaties de tout à l'heure, elle est maintenant à la perpendiculaire de l'oreiller.
Pierre Richard croit bon de se mêler de l'affaire, et ce avec son tact et sa discrétion légendaires.
Je l'expédie fissa dans le salon, mais il est fou lui hein, déjà que je m'y prends comme une tanche, mais en plus il nous met les pieds dans le plat, et pas qu'un peu. Bon il a quand même réussi à prendre la minuscule incisive (en la comparant poétiquement avec une miette de pain).

Finalement, je réussis à mettre le jouet -une toute petite boite contenant un enfant playmobil qui se lave les dents avec une brosse à dents aussi longue que son avant-bras- sous l'oreiller.

Hop, on se remet le film.
Lalalala on regarde.
Soudain, la porte de la chambre des filles s'ouvre. Oh ça fait bien une demi-heure que le jouet est posé. Nounette sort de la chambre.
Elle braille dans le salon "MAMAN PAPA VOUS AVEZ VU CE QUE J'AI EU SOUS MON OREILLER?"
Moi:"euh non, c'est quoi et qui l'a mis là?" (remarquez la force et l'intelligence de la réplique)
Elle: "C'est un enfant playmobil que la petite souris m'a apporté!!"
Moi: "RETOURNE TE COUCHER TOUT DE SUITE"

Je suis une misérable et une nullissime, c'est un fait.
On fait une bonne paire de manches, avec Pierre Richard. C'est fabuleux.

Ce matin, elle était juste contente que la petite souris soit passée, et aucun souvenir du passage de ses parents goliots dans la chambre.

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05 juillet 2007

Police des Légumes

Ceci est véridique, basé sur un fait réel, qui a même eu lieu aujourd'hui dans une ville moyenne des Yvelines (78). N'appelez pas Planet No Limit ou le Nouveau Détective (Pierre Bellemare, vous pouvez), car ceci est une histoire vraie basée sur la vérité.
Je ne commencerai donc pas par la fameuse et néanmoins inappropriée locution "il était une fois", mais plutôt par "il y avait chez moi", qui est plus adaptée, je trouve. Même si c'est moche.

Il y avait chez moi -donc- une petite fille qui s'appelait Nounette, ce qui n'est pas son vrai prénom, sinon j'aurais quand même eu un goût pourri en matière de prénoms. Nounette était crès mignonne, mais cependant super over giga relouse avec la bouffe. Elle évitait de manger ce qui était vert (genre les légumes, ou encore les brocolis, mais ça on la comprend), surtout en morceaux. C'était un crime de lui proposer des vrais légumes non réduits préalablement en purée, par Monsieur Picard, de manière générale. Elle faisait genre elle vomissait quand nous, ses indignes parents, la forçaient avec un entonnoir, cela va de soi, à avaler courgettes, queues de radis et autres haricots verts. Son frère et sa soeur, eux, mangeaient avec appétit légumes cuisinés, tartes aux légumes, salades et tout le tintouin. Nounette, elle, était le petit village qui résistait à l'envahisseur. Elle refusait de goûter quelconque nouveauté. Sauf évidemment les biscuits au chocolat ou glaces diverses, là évidemment c'est l'appel du coeur.
Enfin, vous cernez le personnage.

L'action se passe vers midi trente. J'ai fait cuire des palets de légumes picard (courgettes petits pois et chais plus quoi) avec du poisson pané. C'est marrant et ludique, les palets faisaient les yeux, le poisson pané la bouche et j'ai mis une touche de ketchup pour faire le nez. Trop j'ai fait comique dans ma vie.
Les enfants se mettent à table. Chonchon mange les légumes. Mini mange les légumes. Nounette regarde les légumes. Elle se met soudain à geindre:"je peux pas maaaaaanger! Y'a des petiiiiits pois écraséééés dedans". Les petits pois écrasés sont fondamentalement différents des petits pois pas écrasés, par là même qu'ils sont totalement crabouillés par la force de la fourchette ancestrale.

J'appelle Angel (nota bene: remarque la majuscule, merci), et lui dit donc: "Tu ne vas pas le croire. Elle refuse de manger ses palets de légumes, parce que didans, y'a un piti pois écrasé, moi péter le boulard un peu, elle relouse". Après un silence dont je l'ai largement excusée (pov petit pois écrasé), elle me suggère alors l'idée de la Police des Légumes. C'est une police very spechieule qui intervient quand un enfant fait du chichignangnan devant son assiette, que pourtant sa mère attentionnée a fait réchauffer et qu'en plus a décoré trop trop bien en simili figure humaine. Je trouve que quand même, Nounette abuse, alors je demande quand intervient la police des Légumes, ça urge, mon potentiel zénitude s'amenuise. "Laissons lui dix minutes, me répond le commissariat". Oué, dix minutes.
Dix minutes passent et l'enfant chouine toujours en refusant de toucher ses légumes. C'est paaaaaas bon (le piti pois écrasé). Et puiiiiiiis ça on dirait une courgette, beurk (morceau de 3mm sur 2). Bouhouhou je veux paaaaaâs.
Cette fois, c'est décidé, j'appelle Police Légumes.

- Allô la Police des Légumes?
- Oui le commissariat j'écoute?
- Merci, c'est vous qu'il faut appeler quand un enfant refuse tout le temps de manger des légumes mais que par contre il mange bien ses biscuits, ses pâtes au beurre et des céréales?
- nan pas la poliiiiiiiice des léguuuuuumes, pas enviiiiie
- Oui, vous intervenez rapidement, car là j'ai une petite fille de six ans et demi qui refuse de manger ses légumes, je suis bien embêtée, on va être obligés de l'emmener à l'hôpital se faire faire des piqûres de courgettes...
- pas de piquuuuuuuures j'aime pas les piquuuuuuuuureuh
- Ah ça les piqûres de courgettes, vous pouvez hein, c'est bien ça si elle ne veut pas les manger.
- Bon je vous attends alors hein.
- Ok, nous intervenons de suite.

Cinq minutes plus tard.
Interphone.
Deux coups, longs, furieux.
Mini en totale panique sur le canapé, cachée derrière les coussins.
Pas lourds dans l'escalier.

Une voix retentit:" QUI NE VEUT PAS MANGER SES LEGUMES ICI?"

Nounette: pas la poooooliiiiiice!

La voix: "SI LA POLICE. MANGE TES LEGUMES SINON J ENTRE CHEZ TOI TU VAS VOIR"

Nounette: pas mes léguuuuuuummes

La voix, crescendo: " IL FAUT MANGER TES LEGUMES SINON J APPELLE L INFIRMIERE POUR TA PERFUSION DE COURGETTES"

Moi, obligée de me cacher pour rigouler: ah l'infirmière est là aussi?

Nounette: non pas de piiiiiqures

La voisine, sur son palier: Hé, j'ai peur moi, qui crie comme ça? Bourreaux d'enfants (en gloussant)

La voix: BON CA SUFFIT MAINTENANT. MANGE TES LEGUMES OU ALORS...

Nounette, tremblottante de la lèvre inférieure: je peux pas manger c'est frouaaaaaa. C'est pas bon quand c'est frouaaaaaaa.

Moi, fermant la porte, atteinte de la ralbolite des chouinements: bon je te l'ai déjà fait réchauffer ça suffit, fallait le manger quand c'était chaud.

Nounette: oui mais maintenant c'est frouaaaaaaaa! (pleurs larmoyants et jetage de serviette de table par terre, Sarah Bernardt staïle)

La voix: "BON DITES MOI SI ELLE MANGE. SINON RAPPELEZ MOI JE REVIENDRAI" (descend lourdement les marches)

Epilogue: elle a fini par manger ses légumes après les avoir fait réchauffer au micro-ondes.
Ben tu vois que c'était pas si difficile, tête de pioche. Elle a réussi à percer le secret et la blague, quand elle s'est un tantinet calmée (ben oui, la Police rentre chez vous, elle ne reste pas bêtement sur le palier, voyons).

Dans le rôle de La Voix -Police des Légumes, et pour mon fou rire de la journée, le Chéwi d'Angel. Merci à lui.

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12 juin 2007

y'a un truc dans la bassine

Bon le rendez-vous chez le dentiste de Nounette passe à la trappe.
Quand on se débrouille pour faire un mix angine/gastro à deux jours d'une exploration buccale, c'est un signe, non?
Maligne jusqu'au bout de l'émail.


PS: Y aurait-il dans l'assistance des personnes qui pourraient éventuellement me renseigner sur les symptômes d'une intolérance au lactose? On tente l'éviction pour chonchon de tout fromage et de tout petit suisse, voire plus si affinités, en raison d'une grande propension au débordage de couche mit grosse mierdasse. On reste cependant dans le doute jusqu'à nouvel ordre.

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10 juin 2007

requin

Alors que j'étais confortablement installée dans le bain chaud, dans l'Aqua Mundo mon ami pour toujours, voilà donc que je repère quelque chose d'étrange dans la bouche de Nounette. Après un cri d'effroi bruyamment poussé, je m'aperçois donc que ma fille a une double rangée de dents. Enfer et damnation!
Que vais-je donc pouvoir faire de cette enfant?
Et surtout de ses dents!
C'est flippant je trouve. Bon d'accord, ses petites dents de lait en bas là, les incisives, ça fait six ans qu'elle les porte. Mais pourquoi donc une telle révolution de la dent définitive qui pousse DE TRAVIOLE (mais elle est sacrément blanche, hein). En plus, j'ai l'impression que l'autre à côté est prête à sortir itou. Quel chantier là-dedans!
La dent de lait devant l'incisive définitive bouge un peu, mais sans plus, et l'autre pas du tout. J'ai déjà prévenu ma fille qu'elle ira chez le dentiste, afin de déblayer le terrain. Merci bien les traumas d'enfant (j'ai une mâchoire rikiki, on m'a arraché toutes les dents de sagesse, même celles qui n'étaient pas sorties parce que je n'avais pas de place). Heureusement que le dentiste, lui, a des playmos dentiste, ça dédramatise un peu. Mais même.

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13 mai 2007

voyage

Hier, j'emmène les filles à la Défense, centre commercial géant s'il en est un, et samedi après midi en plus, genre peur de rien.

Objectif: acheter un imperméable pour Nounette (et accessoirement aussi un pour le PitiGasson d'angel)

Pour y aller, nous prenons le train. Déjà ça commence mal, sur le quai je repère trois poux sur la tête de Mini. Des gros bien adultes, bien dodus, se prélassant sur la tête de ma fille comme notre cher séprident sur son yacht. Là, une injure qui vient de mes entrailles profondes sort:"mais put*ain de bourdel à chiottes, elles peuvent pas traiter la tête de leurs rejetons, les grougnasses!"Moins sept points sur l'échelle de la merperfectitude, minimum. Nan mais c'est plus possible, ça fait trois mois qu'on se bat contre les bêtes. Et dans l'école, les bourgeasses font des cultures. Enfin bref.

On monte dans le train. Je bute encore deux poux. I'm the butor of poux, the one who kills the poux with her fingers. No protection.

Deux gares plus loin, alors que j'ai renoncé à chasser la Bête sur le crâne innocent de ma fille, monte une famille de quatre personnes. Parmi eux, un petit mec à l'accent chantant. Super mignon, et super accent.

Le train continue son voyage, et on arrive à la gare suivante. Là, des scouts. Pas un peu. Beaucoup de scouts en bleu marine. Je me sens mal, moi, quand je vois autant de bleu marine d'un coup, ça me refile de ces hauts le coeurs, je vous dis pas. Des filles, des garçons, en jupe-culottes ou en short bleu marine, avec des bérets bleu marine, et plein d'insignes cheulou sur le pull.

Nounette les regarde avec circonspection, puis s'exclame:

"Attention maman! Chut! Il y a la police!"
Mais non, ce n'est pas la police ces gens, ce sont des scouts, mon enfant.
"Ah? Et c'est quoi, des scouts?"
Des gens qui aiment bien mettre un uniforme (bleu marine) et qui font des activités...
Et là, le p'tit gars en face de moi, qui rajoute avec sa voix chantante:
"Ah ben quand même, on dirait la police hein"

Son père gloussait de l'autre côté de l'allée, je l'ai vu.


Finalement, on est revenus avec deux imperméables, deux robes, un t-shirt hello kitty et des tonnes de barrettes. J'ai survécu aux scouts et au centre commercial bondé du samedi après-midi. Et oui, quand on s'y prend au dernier moment...Lundi, toute l'école va à Thoiry, et lundi, il va pleuvoir comme vache qui pisse des hallebardes.

I'm a survivor, guys.

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24 avril 2007

Nounette fait de la politique

Nounette, six ans, regarde avec nous les résultats de l'élection présidentielle dimanche soir. Elle est très concentrée et intriguée, et écoute le discours nainifiant avec circonspection.

"Han il est très moche celui-là"

C'est Nikolaï SKrozaï (nom modifié pour les besoins de cette note), mon enfant.

"Ah ben il n'a pas une belle voix, Nikolaï SKrozaï. En plus il est vraiment très très moche"
"Oh ben ça se voit qu'il a envie d'être séprident, lui!""Ouhlalala j'aime pas du tout sa voix, tu l'aimes bien toi maman?"

Euh non, pas du tout chérie, on pense pareil là.

"Mais on dirait bien qu'il raconte des mensonges, c'est pas bien de dire des mensonges quand on est président, hein, maman?"

Il n'est pas encore président, mon coeur. Pour une fois, prions le ciel pour que cela n'arrive jamais.


Plus tard, dans sa chambre...
Skrozaï est moche, Skrozaï est très très mocheuh!

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12 mars 2007

bavitude

Je récupère les filles à la sortie de l'école cet après midi.
Dans la cour, je remarque que Nounette est toute crapouille entre le nez et la bouche.
Je refuse de me balader dans la rue avec une gamine qui a présentement un truc noir inindentifiable entre ses narines et ses lèvres. J'ai beaucoup de tolérances, mais celle-ci, non.
S'ensuit alors la conversation suivante:

Moi: "Va aux toilettes te nettoyer là, c'est vraiment sale!
Elle: Oui d'accord
Moi pleine d'espoir: Dépêche toi hein..
Elle revient tout de suite, toujours noire de là où vous savez: C'est fermé à clé, je ne peux pas y aller!
Moi déconfite: Ben trouve d'autres toilettes et nettoie moi ça. (Hors de question de me trimballer une enfant avec de la morve noircie)
Elle court...
Et revient quelques instants après
Elle: Y'a un balai qui bloque l'entrée. Je ne peux pas entrer, c'est interdit.
Moi attristée: ah bon, très bien (ton limite défaitiste).
Elle genre j'ai réfléchi: Mais c'est pas grave, je vais nettoyer avec ma BAVE.Elle se crache dans la main et nettoie sa morve noire.
Moi affligée (et essayant de résister au paradoxe propreté/saleté): euh certes (trop tard)
Elle: tu me dis quand c'est propre?
Moi hystérique: arrête, le mélange morve-bave me fait peur! Arrête ça tout de suite!
Elle: ça y est, c'est propre?
Moi déprimée: oué oué on va dire ça hein!

Ma fille, je t'aime très fort, mais j'ai beaucoup de mal à accepter les expériences chimiques que tu tentes sur ton propre visage. Non mais hein franchement, pourquoi pas attraper un chien et lui demander de lui laver le nez, pendant qu'elle y est?

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24 février 2007

vendredi soir

J'aime bien le vendredi soir.
Enfin, juste à partir de 19h30, parce qu'avant, le mec que j'ai épousé (pardonnez-moi, j'étais enceinte) est super pénible voire au faîte de la relouserie, puisqu'il a sa soirée pour lui, vous comprenez, alors il faut absolument que tout soit fait avant qu'il parte (bains, douches, vaisselle, diner des enfants, Chonchon couché etc etc). Oui, une soirée entière sans les enfants, ça se monnaye à prix d'or, les prix ayant considérablement augmenté depuis le 14 décembre 2005. Remarque, des fois je me demande si ça ne serait pas mieux que je fasse tout moi-même, ça m'éviterait les cris gutturaux de l'homme pressé qui ne supporte pas ses trois petits grains de sable dans son mécanisme "soirée parfaite".

Je raconte une histoire aux filles, et hop, soirée peinarde sans mec qui fait des commentaires sur toutes les actions de tous les films/séries voire pose des questions.

Bref, donc hier soir, vendredi, comme tous les vendredis, je suis dans mon lit tel un pacha à regarder les séries de la six. Comme je suis un peu trouillée de nature, j'ai laissé la lumière allumée et le téléphone à portée de main. Il n'y a pas un bruit dans l'appartement, sauf la télé, quand tout à coup...

La porte de la chambre des filles s'ouvre.
Bond de 15 mètres.
C'est Nounette, au top de la discrétion qui me dit:"J'ai envie d'aller aux toilettes".
Distraitement, je lui dis d'y aller, hein, c'est pas la peine non plus de me demander la permission pour chaque pipi, on n'est pas sortis de l'auberge sinon.
Et là, au lieu de franchir la porte et de se diriger vers les toilettes, elle disparaît. Comme elle est coutumière de se lever en dormant, je me dit, bon ok, elle est repartie se coucher. Je me lève, contre mauvaise fortune bon coeur (j'étais au chaud sous la couette, franchement, ce qu'il ne faut pas faire), et je passe la porte.
Personne dans le lit.
Gn?
Mais mais mais...
Qui vois-je sur sa chaise de bureau, la culotte aux chevilles et la chemise de nuit remontée à la taille?
Hein?
La tête que j'ai du faire!

moi: ben qu'est ce que tu fais là?
nounette: j'ai envie de faire p*ipi!
moi: euh c'est pas là les toilettes, chérie.
nounette: ah bon?
moi: non non, là c'est ta chaise, tu fais pi*pi sur ta chaise?
nounette: non je suis aux toilettes là
moi: euh non pas du tout, viens je t'y emmène, aux toilettes.
nounette, qui remonte sa culotte: ah oui d'accord. Mais j'ai envie de faire p*ipi.
moi: là, tu vois, c'est ici les toilettes. (son regard est vide, c'est impressionnant)
Elle fait ce qu'elle a à faire, et comme je suis plutôt mère indigne, je pose cette question
moi: hé ma puce, comment s'appelle ton doudou?
nounette: ah? mon doudou? chais pas!
Et elle a couru se recoucher.

Ma fille est somnambule, mais non je ne trouve pas ça flippant. Surtout que ce n'est pas la première fois. Bon là, je reconnais que j'ai bien rigolé, mais avec le recul, brr.



Y'a du nouveau sur Piyapiyon!

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