12 février 2009

the world is running fast

C'est une vérité (je suis nulle en figures de style)(contrairement à mes prouesses artistiques sur verglas, je ne maîtrise pas le vocabulaire technique, je ne pourrais jamais commenter la danse sur glace ou le combiné nordique sur france 3).

Déjà le temps va trop vite, surtout quand on s'aperçoit que son dernier-né parle mieux en public qu'un certain séprident de la pérublique.
Tiens d'ailleurs, justement, tout à l'heure j'ai vu une photo de Larcla Crazokzy qui posait pour Gala (ou point de vue images du monde, je ne sais plus). Heureusement que j'étais assise, que j'avais lavé mes dents, puisque j'étais dans la salle d'attente du dentiste et qu'arriver en refoulant du goulot, ce n'est pas bien agréable pour le type en face qui regarde ta bouche comme toi tu ne l'as jamais vue. Bref, j'ai donc vu cette photo, et même si j'ai tourné vite fait bien fait la page pour lire un article très intéressant sur comment perdre 5kg avant la dinde pascale, il n'en demeure pas moins que j'ai été fort abasourdie par tant de mochitude soudaine.
C'est que je la trouvais plus jolie, avant. Maintenant qu'elle a épousé un pervers narcissique tendance paranoïde, j'ai du mal à ne pas y penser à chaque fois que je passe devant les affichages géants des couvertures de magazines people en passant devant le relay.

Voici donc une parenthèse fort enrichissante sur le être et le paraître et sur la manipulation que cela entraîne.
Ce sont les vacances demain, je crie OUF, j'ai l'impression que mes neurones se déglinguent et que je ne suis pas capable d'enchaîner deux phrases intelligentes. Parfois, même pas une, mais c'est un truc de malade, on dirait que je régresse. Mais non voyons, c'est un dommage collatéral logique de toutes les réformes potentielles de notre vougernement sur mon pauvre petit cerveau débordé qui ne demande qu'un "réveille-toi, VITE".
En guise de protestation, j'ai refusé de transmettre mon planning annuel de mes 54 heures (conseils de cycle, de maîtres, d'école, formations pédagogique, aide personnalisée) à mon supérieur hiérarchique, qui, sans aucun doute, me le fera remarquer dès que possible. Mais comme je ne considère pas le remplissage de paperasses comme un élément fondamental de mon métier... Tout ça me gave. C'est normal de passer trois heures en réunion en deux jours? Tu m'étonnes qu'il y ait les bonbonnes qui périclitent après, c'est totalement dément tout ça.

J'exagère si peu.
Heureusement que mes enfants sont merveilleux. Tous les jours, sauf quand je dois les presser le matin parce qu'ils comparent la taille de leurs céréales et comptent les copeaux de chocolat. Grrr.

Nounette écrit des bandes dessinées: où trouve t'elle toute cette imagination? "J'aime écrire, dit-elle, c'est la chose que je préfère faire!" Moi qui croyais que c'était manger des m&m's en regardant passivement les zouzous, je suis surprise voyez vous.
Mini, malgré ses difficultés, a une envie d'apprendre folle. Elle ne se lasse jamais dans l'effort, même si elle râle parfois. Elle est plutôt patiente, toujours volontaire, c'est un régal. Pour la récompenser, je lui ai offert une nouvelle poupée. C'est malin, me voilà grand mamie de sextuplés.
Chonchon adore l'école. Mais pas trop. Il n'a pas sa langue dans sa poche et mémorise toutes les comptines. Sa préférée? La souris verte, à cause des trois petites crottes. Il ambitionne de devenir pompier, mais un pompier hyper spécial qui serait capable de conduire tous les engins possibles et imaginables (à commencer par son héros le camion poubelle super indestrucible over power qui en plus protège la nature, les animaux, surtout).

Sinon, en rien à voir, je tiens à dire que le réveil simulateur d'aube donné avec les points cadal champion est tout pourri, la radio braille ou se tait, les bruits de la nature sonnent faux (la mouette: wall-e qui se noie). Evitez-le, puisque pour moi en tout cas, c'est trop tard, je me sens obligée de m'en servir quand même.

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10 janvier 2009

glissitude

Comment je déchire en plein soleil avec mes skis derrière et mon baume à lèvres qui te fait les lèvres irisées!Bon on dirait que je suis constipée sur cette photo mais je ne veux pas entendre quelqu'un dire: dis donc, y'a des ouatères mobiles en bas des pistes ou bien?

Avant tout:
BONNE ANNEE, c'est de saison et c'est poli, et comme c'est tout à fait mon genre, je ne me prive pas. Nice, isn't it? En plus, je vous souhaite tout le bonheur du monde pour ce nouveau millésime 2009, si ça se trouve personne n'y avait pensé avant. De dire une chose pareille, nan mais oh, c'est pas tous les jours, surtout en janvier!

Ensuite, un petit résumé en 10 points des vacances à Saint Sorlin d'Arves (73):

1- Je trouve que l'anorak ne me va pas, j'ai l'impression d'être déguisée avec. Oui, même si tout le monde porte des fringues moches sous couvert d'imperméabilité et de chaleur, il n'empêche que sur moi, c'est pire.


2- Chonchon aussi a un don inouï pour le camouflage, il était en grève sur la luge afin de rouspéter auprès de sa mère qui a osé lui refourguer un blouson bleu marine. Crime et disgrâce!! Du bleu marine, mais oh my god, quelle mouche m'a piquée ce jour-là? Ah oui, je sais: impossible de trouver un blouson à sa taille où que j'aille. Voilà donc pourquoi. Ouf, j'ai cru que j'avais passablement aimé le bleu marine, quelle trouille. De plus, je tiens à protester officiellement haut et fort que les tailles de moufles chez decathlon à fond les formes est erronée. Regardez donc les machins rouges à la place des mains de mon fils et vous aurez une idée de la démesure. Nan mais ça tenait pas ces machins, merci bien, on dirait que ce sont les mains elles-mêmes qui pendent.
Les lunettes, ce n'est pas de ma faute, il a hérité des lunettes magnum 1984 de mon frère parce qu'il avait eu la bonne idée de planquer les nouvelles dans le sac de travail de sa mère qui les as retrouvées le 5 janvier.

3- Le vin chaud, c'est immonde. Sérieusement. Pas autant que le green chaud (mélange de chocolat chaud et de chartreuse verte)(oui rien que de le dire burpppps), mais quand même.

4- Je vous épargnerai la vidéo faite à mon insu par ma soeur de ma première descente à skis. En fait, ça fait un peu comme Chonchon, à toute vitesse et ne sait pas s'arrêter. Avec lui c'est mignon, mais moi, c'est carrément ridicule. Non je ne suis pas tombée.




5- La montagne, c'est quand même pas dégueu comme paysage. Surtout quand il fait un temps magnifique (avec des températures très très négatives). Il faut aimer les routes serpentées pour monter là-haut et ne pas avoir peur du vide. Quoique j'étais fière de moi dans le télésiège, pas trop crié sauf quand ça s'arrêtait et que ça balançait plus vite qu'une attraction disney.







6- J'aime la façon dont les enfants tournent systématiquement la tête quand tu veux prendre une photo. Nan mais regardez moi ça, on dirait que c'est le casque qui gouverne!
Photo prise le seul jour de temps moche.








7- Je tiens fermement et objectivement à féliciter la station pour le choix de ses médecins. Surtout un. Qui bien sûr pourrait être l'argument pour retourner là-bas. Puisque je vous le dis. Sublime. Pas d'autres mots. Il est où le formulaire de médecin traitant? Quoi??




8- Chonchon sur des skis, c'est la grosse marrade. D'abord il fait semblant d'avoir peur en lâchant "ça gliiiiiissse" mais ensuite se jette sur la pente que tu as juste le temps de le plaquer sur la neige avant qu'il dévale le tout en roulé boulé.
Maîtrise du chasse-neige: mouarf.
Freinage: nul.
Musclage des cuisses de la personne l'accompagnant: 100%.
















9- Nounette se la joue rideuse pro, genre je prends le tire- fesses sans les mains et sans les gants par -12°C. Que j'essaie de faire des dérapages au cinquième jour de ski, comme ça mine que rien. Bon je tiens à dire que son moniteur esf ressemblait à Sim, mais bon, niveau sublimitude on avait déjà le doc, on ne peut pas tout avoir, comme qui dirait.









10- D'ailleurs, je tiens également à vous faire part que certaines personnes perdent leurs moyens dès qu'ils voient la poudreuse (ou les canons à neige). Je n'ai jamais entendu autant de parents ronchonner sur leur progéniture, mais alors, un truc de malade. Pourtant, ils sont en vacances les gens, ils devraient en profiter un peu, décompresser sur les pistes rouges au lieu de brailler sur leur môme parce qu'il n'arrive pas à mettre ses skis ou parce qu'il pleurniche car il fait froid. Remarquez, ça relativise.

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12 octobre 2008

en vrac, carensac

Désolée de ne point écrire plus, c'est que le temps me manque, je sais bien que ça ressemble à une sale excuse, mais c'est pourtant la plus absolue véritée vraie. Puisque je vous le dis, allélouiah.
Entre mes préparations de classe qui me demandent un temps infini, sans doute à cause de mon souci d'organisation -plus pourri tu votes sarkrozov- , les diverses obligations d'intendance et mes gamins (j'en ai quand même trois rappelons-le), je n'ai plus le temps pour les trucs intellectuels par exemple. Déjà que j'écris en trois endroits différents ce que je dois faire chaque semaine pour ne pas me tromper de jour/d'enfant/de lieu.

Et en plus, pas plus tard que vendredi, j'ai préféré préparer des cookies que lire un chapitre d'un bon roman. Je m'inquiète. Même de lire les blogs! Ptain, quelle desperate suis-je devenue?

J'ignore tout de la rentrée littéraire, qui n'est plus au stade de rentrée d'ailleurs, contrairement à moi.

Ah si, je suis allée voir "Entre les murs". Je suis suffisamment troublée pour ne pas savoir exactement ce que j'en pense.

Mes élèves sont mignons (presque tous), les parents sympas (jocker), et quand j'aurais rattrapé mon cerveau qui vole, libre, je penserais à prendre des photos des superbes réalisations des enfants. Parce que moi, je ne fais rien. Je ne me salis pas. Ce n'est pas moi qu'on a surpris dans la cour avec de la peinture plein le scalp. Je suis fière de leurs ours à la gouache, je crois que je n'aurais pas fait mieux, alors que j'ai trente ans de plus qu'eux.

J'ai vu des scouts ce matin. Ils étaient toujours aussi bleu marine. Rien à voir, je sais, fallait que ça sorte.

Pour les enfants, tout va bien. Chonchon adore sa maîtresse qui lui a appris à mettre ses chaussures. Il est comme sa mère cet enfant, quand il fait de la peinture, il en a jusqu'aux sourcils. Si vous prononcez le prénom de sa petite favorite, il sourit jusqu'aux oreilles.

Mini n'aime pas la méthode syllabique. Elle trouve ça nul de dire "ra pi lu", ça veut rien dire d'abord. Sinon, elle écrit déjà comme un médecin. Mouarf.

Nounette a une branche de baobab dans la main. Sinon ça roule hein, mais quand il s'agit de faire un petit effort de concentration et de réflexion, on a le droit à "c'est trop duuuuuur j'y arriiiiive paaaaas" sur un ton lamentatif extrêmement agaçant. Heureusement que j'ai la réponse top pédagogique pas trop loin "réfléchis mon enfant, tant qu'il t'en est encore donné la possibilité".

Bonne semaine à tous.

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19 septembre 2008

i'm alive

Tout va bien.
Je commence à trouver un semblant d'organisation, que ce soit dans la classe ou pour les diverses activités de ma nombreuse famille. J'ai l'impression de diriger une PME, dont je remplis toutes les fonctions (PDG, surtout), et c'est légèrement épuisant. Les jours où je travaille, à savoir les lundi-mardi, c'est le branle-bas de combat alors qu'il fait encore nuit, vous pensez bien que ça change mon petit rythme habituel (qui était âgé de six ans, ne l'oublions pas). Les autres jours, je cours, je vous parierai bien une talonnette que d'ici quelques semaines, j'aurais une silhouette que tu la vois, t'es jalouse, j'te f'rais dire d'abord.
Mais on n'en est pas là, d'ailleurs pas plus tard qu'hier soir, Pierre Richard me suggérait gentiment "Tu pourrais aller à la piscine, les jeudis, ça te ferait du bien" alors que je venais juste de rentrer de chez Carrouf à 20h49. "Bah non t'as pas minci du tout, reste comme ça" qu'il rajoute.
Quel tact.

Bref.
Mes petits élèves sont très mignons, l'"aide personnalisée", c'est du caca pourri mais on est obligés de le faire avec preuves écrites à l'appui, sinon l'inspectrice pas commode vient personnellement te tirer (fort) les oreilles et te fouetter au martinet. 50's powa, baby. Je ne m'ennuie pas du tout au boulot hein, je m'amuse à faire de marionnettes de Calinours et trois semaines après la rentrée, ma classe ressemble à un chantier. Youpi. Chez moi, n'en parlons pas, on dirait une annexe de la maternelle et c'est aussi bien rangé qu'au souk. C'est charmant, je peux vous le dire, y'a des bouts de laine collés au parquet et des étiquettes volantes, et ce ne sont que des exemples.

Bien sûr, les pourritudes de rentrée genre extinction de voix et bronchiasse sont au rendez-vous (elles ne m'oublient jamais ces pouffes), je parle suraigu pendant dix secondes et le temps d'après, j'ai la voix du parrain. Y'en a même qui se moquent, je les ai vus, entre le sourire et le rire franc, ils ne se sont point cachés. Bande de méchants.

Demain, j'ai ma réunion de parents, si je chuchote, y'a ptêt un espoir qu'ils ne s'esclaffent pas.

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06 septembre 2008

rentritude

Tout s'est bien passé.
Il a fallu m'hélitreuiller jusqu'à chez moi le soir, mais sinon tout va bien.
Les enfants ne se sont toujours pas remis de ma prestation mémorable de "Monsieur Pouce". Il m'ont décerné un Oscar spécial. Evidemment, je ne compte pas en rester là, je vais améliorer tout ça.
Par contre, rentrée à 8h30, et à 8h32 le coin poupées était dévasté, les poupées n'avaient plus d'habits et tous les légumes en plastique se sont retrouvés dans le four.

Il y en a un qui a essayé de faire une blague avec le fameux mot caca, mais il a fait un bide. Bah oui, la maîtresse aime les blagues, mais uniquement celles qui sont rigolotes.

Les collègues sont sympas aussi.

J'ai plein de boulot à la maison, je dois confectionner et plastifier des étiquettes en veux-tu en voilà, parce que forcément dans une classe où il n'y a rien du tout, il faut tout faire. Pas seulement des étiquettes.

Mes enfants ont passé une bonne rentrée.
Mini est très fière d'être au CP, quoique ça l'inquiète un peu de ne pas encore avoir six ans. Ben oui, au CP, faut avoir 6 ans voyons.
Nounette collectionne les bons points et passe son temps à les triturer. Je crois l'avoir entendue murmurer "myyyyy precious".
Chonchon a bien hurlé le premier jour, c'était d'ailleurs le seul. Il m'a un peu griffé le cou et élargi le col de mon t-shirt. Mais le lendemain, il est rentré dans la classe en me disant "à tout à l'heure". Quand on lui demande s'il a des copains, il répond "oui oui, des petites filles". Hum.

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14 juillet 2008

mais non voyons

Je viens de charger mon monospace avec trois tonnes de valises et de sacs, plus rien ne rentre (même moi je me demande si je vais finir par pouvoir rentrer ma fesse droite).
Tout ça m'a épuisé, l'aménagement de sacs et de valises pas compatibles, forcément, ça m'a demandé une intense réflexion qui m'a momentanément dépassée. Si si, vraiment, à un moment le coffre ne fermait plus, ça m'a fait comme des petites ébullitions neuronales, je me suis sentie toute chose.
Limite le bas de caisse frotte le trottoir en plus, je vais être obligée de faire les 136km de route à 20km/h, que ça va me klaxonner au u, quelque chose de grand. On n'est pas rendus, on aurait du partir à 7h ce matin.

Voilà, on part dans 45 minutes, je me creuse encore le cerveau genre je suis sûre d'avoir oublié un truc indispensable à la survie en milieu campagnard.

Mon Chonchon est tendu car il a peur qu'on l'oublie, qu'on laisse sa cargaison de véhicules en tous genre sur le palier, donc il vit avec une valisette remplie de majorettes greffée à la main.
Mini est pas au top, chouine à qui mieux mieux, mais heureusement, on n'a pas oublié la valise de Lumpy (le doudou), Pota (le doudou aussi), Doudai (encore un doudou) et éléphant bleu (doudou again), ni celle d'Antoine (son poupon préhéfré), ainsi qu'une cargaison de dînette, de vêtements et de jeux de cartes.
Nounette s'est arrangée pour mettre toutes ses peluches dans un sac qui ne ferme pas et passe son temps à regarder Maya l'Abeille pendant que tout le monde turbine à côté d'elle.

Mais non voyons je ne suis pas stressée, pas du tout, je pars en vacances voyons.
Avec 13 autres personnes.

Yiha youpikaïdi ouuuuuh

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12 juin 2008

that's the power

Passer deux heures dans la salle d'attente du doc avec ses TROIS gamins en plein milieu d'après-midi, alors qu'il fait qué calor dehors, c'est sport, vraiment sport.

Surtout avec pitite bouillotte qui fait rien qu'à vous gluer alors que bon, il fait juste 35°C (plus le gamin à 38° et des brouettes)(on va arrondir à 73°, à peu près environ). Bah oui, vous attendez présentemment dans une salle d'attente avec des mémés dedans, et elles sont frileuses, elles. Alors ouvrir la fenêtre, vous oubliez. En plus, il y a un balcon, alors bon, l'envie de voir trois gamins devenus passablement hystériques et désobéissants dessus, moyen, très moyen.

Les filles n'arrêtent pas de jouer avec la pyramide d'anneaux à empiler et un espèce de jouet pour bébé super bruyant. Je vous ai dit NON, il suffit manant. Hé non, ce n'est pas ton Kiki là, c'est celui du docteur, donc tu le laisses là tu vois, sinon il va être crès triste.

Je crois que j'ai payé pour la dernière fois, quand le doc a fait passer mon Chonchon en pleine crise d'asthme devant tout le monde (soit approximativement dix-sept personnes). Là c'est bon on a attendu comme le patient lambda, tout ça pour une rhino banale.

Ahr, c'est repos aujourd'hui, non?

Ah non, mince diantre fichtre, que pas possible, faut que j'emmène Mini chez l'allergo, raté. Je ne peux pas annuler, le rendez-vous est pris depuis le mois de janvier. On va y aller, hop hop hop et plus vite que ça. Ce matin, j'écoute Ben Harper, dooouuucement.




PS: je me suis couchée tard car j'ai regardé un documentaire sur Yannick Noah hier. J'ai été hypnotisée car il dit "quoi" ou "tu vois" à chaque fin de phrase.

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21 novembre 2007

freaky wednesday

Rien ne va plus. Vlati pas que je fais peur aux mamies de l'immeuble maintenant, la louze complète que je me tape, la honte, et que je vais devoir m'acheter une cagoule qui me donnera certes un air goliot (au moins j'aurais une excuse) mais AU MOINS je pourrais me planquer dessous.

Le mercredi m'épuise, ce jour m'éreinte et ce spice de counard, il revient toutes les semaines. Un zappage de temps en temps, non? Sûr? Bon. Ptain, bande de radasses, deux dimanches c'est trop demander, comme de par hasard.

Pourtant, le mercredi, c'est le jour des piti nenfants, jour où tu fais de la pâte à sel avec tes rejetons sans gueuler, jour où tu emmènes toute la marmaille au square aux dépens de ta bonne santé mentale (oui la fréquentation des parcs seule me déprime tant les perfect mums peuplent cet endroit), jour où tu t'allonges sur le parquet pour faire vivre le parc animalier playmobil.

Alors que souvent, le mercredi, j'ai plus envie de me lever après 9 heures (et pas à 7), plus envie de prendre le petit-déj en mode glandouille suprême sans sortir le popotin de ma chaise que de courir après les enfants dans la rue, plus envie de fessebouquer après avoir lancé un dvd de deux heures trente pour pacifier l'ambiance.
Evidemment, comme on s'en serait douté, ça ne se passe jamais comme ça, si j'ai le malheur d'essayer de me rendormir après le réveil de mon dernier né, je suis assommée par les télécommandes puis réveillée en sursaut par le magnifique jouet vtech que t'appuies sur une touche, y'a plus moyen de l'éteindre sauf si tu lances le machin par la fenêtre.

D'humeur indescriptible, les yeux collés, la marque de l'oreiller sur la joue droite, le mal de tête qui ne me lâche pas, un peu comme si on m'avait obligée à écouter Johnny Hallyday mixé avec un discours sépridentiel toute la nuit, je me lève et avance mollement dans mon home sweet home.

Je le sais, dès le matin, que je devrais TOUT faire: accompagner Mini à son atelier d'arts plastiques, aller à pied chercher une fermeture de volet qui m'est restée dans la main l'autre jour, retourner chercher Mini, hop hypoglycémie, acheter une baguette, monter les deux étages, faire la bouffe, faire déjeuner les pénibeuls, coucher Chonchon pour la sieste, obliger les filles à ranger leur bourdel, réveiller Chonchon, emmener Mini chez l'orthophoniste en bas de la colline, attendre dans le froid, remonter la colline avec les enfants récalcitrants qui écoutent queudalle à ce que je dis, remonter mes deux étages, et enfin accueillir Pierre Richard, qui a l'obligation de s'occuper sans rechigner de ses trois mômes pour qu'enfin, je relâche la pression.

Bon, le volet, c'était juste aujourd'hui (j'ai rien trouvé en plus, franchement, bricomachin, c'est de la caille, c'était bien la peine de me coltiner 27000 kilomètres sans ravitaillement hein). D'habitude, je suis trop sympa et zen, j'emmène les enfants à la bibliothèque, où je dois non seulement coacher Chonchon afin qu'il ne bouffasse pas l'intégralité des pastels mais en plus, je dois veiller à ce qu'il ne fourrasse (ou Passe-Partout?) dans le panier de la poussette tous les bouquins sur les pelleteuses, ce qui est psychologiquement épuisant.

Bref, tout à l'heure -puisque c'est là où je veux en venir-, je revenais de l'atelier de Mini, avec une faim, punaise, j'aurais mangé une vache entière que pourtant, je les aime ces bêtes-là. Non seulement j'étais à moitié crevée d'hypoglycémie, mais j'avais en plus les trois machins que j'ai engendrés qui n'étaient pas coopérants, à ricaner, à gesticuler, à toucher à tout, à rien écouter. Mauvais horoscope, mauvais karma, chais pas, mais ça puait la catastrophe et le pétage de nerfs à mille kilomètres, punaise, j'aurais du le flairer, pouasse, kiotte, merdasse.
Comme je n'en pouvais plus, deux options se présentaient à moi:
- attendre le Père Noël dans le hall, ou n'importe quelle autre bonne volonté prête à se charger de véhiculer êtres humains et biens au second étage;
- répartir les tâches entre les protagonistes: toi tu portes le litre de lait et la baguette, toi tu te charges de tes sculptures en terre ultra fragiles, attention surtout, n'ouvre pas le papier journal, tout risque de se casser.

J'ai donc fait comme en deuz. Forcément. A moitié rampante dans l'escalier, je voyais des petites étoiles, mon corps réclamait sa bouffe, et pourtant Chonchon s'amuse à jouer à la statue au premier étage, l'énervement monte, je sens les hectopascals flirter avec la barre des 1258 x 10², j'aggripe mon fils par le manteau, mon épaule présentemment sciée par le sac pionch (et oui, un litre de jus de raisin peut physiquement vous laminer sur place quand vous n'avez pas mangé depuis dix-huit heures). J'ai presque achevé mon ascension quand je vois Mini, sur le pallier, en train d'ouvrir le papier journal.
Chonchon à bout de bras, je le pose, dans un dernier élan de perfectmumitude, je me mets à trembler de tout le corps en pleurant à moitié: fais pas çaaaaaaa, j'ai dit noooooon. Trop tard, les sculptures par terre, je me mets à pousser un gémissement, non plutôt un hurlement, ce qui reste de mes nerfs partent alors en vrille, je m'effondre le mur de Berlin, c'est horrible. Mais euuuh pourquoi t'as faiiiit ça, je t'avais diiiit de ne pas le faaaaiiire (je fais peur à voir, vraiment).

Et là...
La voisine sort sur son pallier: "Mais qu'est ce qui vous arrive?" (mais comment fait-elle pour être si calme, elle?)
Je réponds: euh je suis sur les nerfs là, j'en peux plus, ça arrive grr grr marmonnage grognements, zéro sur l'échelle de l'amabilité.
Elle: han mais j'ai eu peur, je croyais que vous étiez tombée dans l'escalier!

Et non, je fais simplement ma petite nervous breakdown devant tout le monde.

J'en ai profité pour faire preuve d'autorité déplacée sur Mini en lui disant: file dans ta chambre, et non, je ne recollerai pas ta galette sculptée, et oui, je suis une MECHANTE maman.
La voisine referme sa porte. J'espère qu'elle n'a pas appellé la ddass.

Je me suis ensuite emmerdationnée à leur cuisiner un truc correct à bouffer, à mes bidules, mais vus qu'ils m'avaient mangé mes crackers au fromage, en m'ôtant la bectance du bec, soulignons-le, forcément, zavaient plus faim.

J'ai pas une cave, moi, au fait?

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14 novembre 2007

c'est fini de rigoler

1/Comment voulez-vous que j'ai un contrôle maximal sur ce que je fais comme ça? Hum?
2/Nan mais c'est pas possible un bureau aussi mal rangé?
3/C'est pas pour autant que je rangerai.
4/Mon fils me squatte, il a tout l'appartement et son fabuleux parquet pour jouer aux voitures, le garage et le tapis route de sa soeur, mais non, il vient faire ses embouteillages juste là à ma place, c'est un scandale.
5/Mes enfants sont atteint du bulbe, ils s'amusent à faire des alignements (de playmobils, de légos, de bagnoles, de bouquins même des fois, au choix). Alors que lorsque je hurle comme une démente pour la vingt-septième fois: RANGE TA CHAMBRE BONSANDEBONSOUAR, je peux toujours rêver pour que les machins et les choses soient alignés. Je crois même que c'est jamais arrivé.
6/Mais si, je montre l'exemple en alignant bien mes bibelots sur mon bureau. C'est mon îlot personnel, d'abord.

Et rien à voir mais envie de le dire quand même:

7/Hier j'ai lu un article sur la mémoire dans National Geographic. Comme quoi, il m'arrive de faire des choses intelligentes. C'était pendant ma tentative de coucher de fils, une épreuve qui ne devrait pas tarder à devenir olympique.
8/Chonchon a 23 mois aujourd'hui. Ce matin, il a vu un 'amion tompiers à la caserne et aussi, à côté, un papa tompier. Pour l'instant, il ne mesure que 87 cm, mais plus tard, il hésite entre trois vocations: tompier, conducteur de péteuse, ou routier sur takteur.
9/Trop de pollution aujourd'hui, j'ai du mal à respirer. Post it pour plus tard: penser à s'exiler dans un endroit frais et exempt de substances agressives pour mes petites poumons. La Mayenne, c'est non.
10/Comme d'habitude, je suis en retard, les filles n'obéissent pas, que je vais te prendre le sac champion et y fourrer tous ces goliots de playmobils. C'est fini le laxisme, laissons place à la kommandantür. Na mais.

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13 septembre 2007

no perfectitude inside

Il y a des jours comme ça, où rien ne va comme on voudrait, que même tes enfants à toi se liguent contre tout, que limite tu vas en jeter la moitié sur le palier au risque d'effrayer la collégiale de mamies de l'escalier. Il faut savoir que j'ai présentement ce qui ressemble à une bronchite, voix mutante, toux que je m'abstiendrais de décrire, teint pâle et cerveau se situant derrière des volutes résultant du mélange entre mon inhalation à l'eucalyptus et du grog préparé par angel avec le kirsch immonde de la voisine du dessous. J'ai également eu l'oeil dans le vague, mais ça j'ai arrêté quand je me suis aperçue que mon petit dernier essayait de dessiner au véléda sur les robes d'enfants d'honneur de ses soeurs.

C'est mercredi, jour des enfants, je suis de sombre humeur, voire d'humeur de iench comme on dit communément. La joie et l'allégresse sont pourtant sensées illuminer mon statut de mère de famille nombreuse. Mais en fait non, pas du tout. Pourquoi, me demandez vous. Bah tout d'abord, vous devez le savoir, je suis quelqu'un de profondément sinistre. Je déteste rire, ça ne m'amuse pas, surtout les mercredis 12 septembre. Surtout.

Première mission du jour: aller me ruiner en fringues pour les gamins chez hache&aime. Alors que moi, je suis habillée comme je l'étais en 1912, tout simplement parce que je ne grandis plus, je ne suis pas non plus en phase d'expansion, enfin je l'espère. Que ça y va le futal qui tombe, le t-shirt usé jusqu'à la moëlle (je sais qu'un t shirt n'a pas de moëlle mais j'ai quand même le droit de le dire), la tong millésime 2005 que limite je marche direct par terre tellement la semelle s'est affinée (elle). Eux non, ils grandissent, font exprès, faut que je leur rachète des zabits tout le temps, que ma carte bleue me dit:"assez assez", mais que non c'est jamais assez. On part bras d'ssus bras d'ssous avec QUATRE gosses pour DEUX adultes (on s'est débrouillées pour en laisser deux, ouh là ce qu'on est intelligentes, on emmène les plus relous dis donc). Trajet en train ok, on a même rencontré une fille sympa, ce qui arrive rarement, parce que je peux vous dire que c'est la seule qui m'ait proposé de m'aider à monter/descendre ces pu**** d'escaliers avec la poussette. Ce que les gens peuvent être serviables, j'en ai vu passer une bonne dizaine, que j'avais envie de tartignoler grave à me regarder sans rien faire, c'est quand même incroyable.
Arrivée au magasin, Chonchon a envie de sortir de la poussette au bout de genre douze minutes, qu'il se met à se planquer dans les rayons, ou dans la vitrine (plus tard, il adoptera une technique de repérage quasi animal, l'odeur se répandant à trois mètres autour de lui étant irrespirable). Je ne peux pas choisir un t-shirt sans qu'il se carapate à l'autre bout, hop hop, perds ta graisse et le peu de voix qu'il te reste, mémère.
Finalement, j'y arrive, je n'ai toujours pas PETIT-DEJEUNE, ste loose. Trajet du retour, je m'offre un sandwich triple, qui sera bouffé aux deux-tiers par mes rejetons, qui visent à m'affamer, je pense.
Rentrage à la maison, coucher de Chonchon pour la sieste (je lui ai juste donné une compote en complément du sandwich qu'il m'a extorqué, qu'il a par vengeance étalé sur son pantalon, mixé avec un vieux gatal petit-déjeuner qu'il avait préalablement émietté).

Je me pose ENFIN devant l'ordi, je vaque à mes occupations, genre je suis tranquille, qu'il est déjà l'heure de partir pour la séance orthophonie de Mini.

Et là, j'avoue, j'ai eu un moment d'absence. L'énervement m'est subitement monté à la tête pour trois playmobils, quand j'y repense, j'ai envie de m'auto-étouffer avec tous les coussins du canapé (surtout celui où y'a de la sauce tomate dessus, pour me punir). C'est l'heure de partir moins dix minutes, Chonchon dort encore, les filles ont étalé playmobils et tous les autres jouets de leur chambre tiens aussi, par terre, sur le parquet. Le bazar, des fois, ça me rend toute cheulou, je perds le contrôle et je me mets à brailler des trucs qui dépassent ma pensée :"Rhaaaa mais vous êtes pénibles, je vais prendre TOUS les playmobils et les mettre à la cave". Chose que je ne fais pas car je suis une grosse flemmasse, et puis une chambre sans playmobils, ça craint grave. J'étais toute rouge à courir après Mini qui m'opposait une résistance passive en disant:"pas ranger c'est nul de ranger". Tiens donc. J'étais énervée, on aurait dit une hystérique psychopathe polymorphe, en plus j'avais mangé du yaourt mamie nova chocolat et éclats de coco (super bon de chez super bon), et il m'en restait un peu aux commissures. Oh je dis ça parce que ça devait me donner un air de goliote limite asile psychiatrique d'urgence quand même.

Alors j'ai expédié Nounette traumatisée par sa mère bondissante avec angel, allez hop, et j'ai emmené Mini plus Chonchon -réveillé par les cris, forcément bouhouh- au pas de course chez l'orthophoniste, tout en faisant une morale débile à Mini sur les playmobils (super profond, je ne rentre pas dans les détails). Je suis arrivée là-bas respirant comme une baleine en fin de vie, et je peux vous assurer que de parler normalement à un adulte après ça, c'est super balèse.

Ah là je vous rassure, tout va bien, c'était passager, maintenant je ne me laisserai plus avoir par des playmobils, je savais bien qu'ils allaient un jour ou l'autre se retourner contre moi. Et qui c'est qui a eu l'air crétin, hum? Evidemment, pas eux. Evidemment.

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30 août 2007

alix pleurniche (c'est sa vraie nature)

Ce que je peux avoir la larmichette facile, le truc de ouf. Ce matin, jour de rentrée. Bon ok, y'a a priori pas de quoi en faire un fromage, quel qu'il soit.
Sauf que le hic, c'est que Nounette rentrait au CP ce matin. Punaise, mais j'avais pas assez de kleenex moi. En plus, le directeur appelait les enfants par leur nom chacun leur tour, et ils devaient rejoindre la maîtresse au milieu d'un demi-cercle de parents. Alors ma Nounette, elle est un ti peu comme sa mère, toute émotionnée, le cartable sur les épaules en pyjama dès 7h30. Je vous rassure, elle n'est pas allée en pyj à l'école, je ne suis pas si indigne quand même, n'exagérons rien. Comme son nom est en début de liste, lorsqu'elle l'a entendu, elle s'est tortillée en se tripotant les cheveux. Et moi, qu'est ce que j'ai fait? Non je ne lui ai pas crié: mais tiens toi correctement bon sang, on n'est pas au cirque ici, ce qui aurait été profondément déplacé (malgré les apparences, je sais me tenir en société). Non, j'ai versé mon quota de larmes de l'année (discrétement, sous un sourire de facade dirigé vers le par terre, le temps que ça passe).
Après ça a été, elle est très contente, même si son cartable fait vraiment la moitié de sa taille, ce qui m'étonne quand même un peu (1m18 et demi divisé par deux, ça donne quoi?).

Mini, elle, a affronté la rentrée avec un flegme inégalé de sa part: elle a affiché qu'une seule fois sur le trajet son sourire crispé, machoire inférieure par devant, genre. Bon, non seulement elle est dans la classe de son copain le PitiGasson, mais en plus dans celle de sa copine préhéfrée. Que demande le peuple?

Et Chonchon, dans ce tohu bohu? Bah, il a joué aux légos peinard avec son père, en attendant lundi, jour où il pourra de nouveau gluer sa mère de manière permanente.


PS qui n'a rien à voir: Nounette a été complètement perturbée l'autre jour sur la route, quand on a dépassé un camion remplie de cochons vivants sans doute destinés à l'abattoir. Son père lui a dit la vérité, et moi j'ai lancé un "pov bêtes" ému, donc du coup la gamine était inconsolable et a pleuré toutes les larmes de son corps "je ne veux pas qu'on tuuuuue les cochons". Je me suis sentie impuissante face à la connerie du monde, qui non seulement élève des cochons en masse, les entasse dans un camion, et les bute sans même savoir si ils seront mangés. Tout ça continue de me chagriner, même si je n'y participe pas. Là j'étais plutôt fière d'être végétarienne et de ne pas participer à la cruauté que m'inspirent les abattoirs. C'est mon point de vue, merci de le respecter.

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