12 février 2009

the world is running fast

C'est une vérité (je suis nulle en figures de style)(contrairement à mes prouesses artistiques sur verglas, je ne maîtrise pas le vocabulaire technique, je ne pourrais jamais commenter la danse sur glace ou le combiné nordique sur france 3).

Déjà le temps va trop vite, surtout quand on s'aperçoit que son dernier-né parle mieux en public qu'un certain séprident de la pérublique.
Tiens d'ailleurs, justement, tout à l'heure j'ai vu une photo de Larcla Crazokzy qui posait pour Gala (ou point de vue images du monde, je ne sais plus). Heureusement que j'étais assise, que j'avais lavé mes dents, puisque j'étais dans la salle d'attente du dentiste et qu'arriver en refoulant du goulot, ce n'est pas bien agréable pour le type en face qui regarde ta bouche comme toi tu ne l'as jamais vue. Bref, j'ai donc vu cette photo, et même si j'ai tourné vite fait bien fait la page pour lire un article très intéressant sur comment perdre 5kg avant la dinde pascale, il n'en demeure pas moins que j'ai été fort abasourdie par tant de mochitude soudaine.
C'est que je la trouvais plus jolie, avant. Maintenant qu'elle a épousé un pervers narcissique tendance paranoïde, j'ai du mal à ne pas y penser à chaque fois que je passe devant les affichages géants des couvertures de magazines people en passant devant le relay.

Voici donc une parenthèse fort enrichissante sur le être et le paraître et sur la manipulation que cela entraîne.
Ce sont les vacances demain, je crie OUF, j'ai l'impression que mes neurones se déglinguent et que je ne suis pas capable d'enchaîner deux phrases intelligentes. Parfois, même pas une, mais c'est un truc de malade, on dirait que je régresse. Mais non voyons, c'est un dommage collatéral logique de toutes les réformes potentielles de notre vougernement sur mon pauvre petit cerveau débordé qui ne demande qu'un "réveille-toi, VITE".
En guise de protestation, j'ai refusé de transmettre mon planning annuel de mes 54 heures (conseils de cycle, de maîtres, d'école, formations pédagogique, aide personnalisée) à mon supérieur hiérarchique, qui, sans aucun doute, me le fera remarquer dès que possible. Mais comme je ne considère pas le remplissage de paperasses comme un élément fondamental de mon métier... Tout ça me gave. C'est normal de passer trois heures en réunion en deux jours? Tu m'étonnes qu'il y ait les bonbonnes qui périclitent après, c'est totalement dément tout ça.

J'exagère si peu.
Heureusement que mes enfants sont merveilleux. Tous les jours, sauf quand je dois les presser le matin parce qu'ils comparent la taille de leurs céréales et comptent les copeaux de chocolat. Grrr.

Nounette écrit des bandes dessinées: où trouve t'elle toute cette imagination? "J'aime écrire, dit-elle, c'est la chose que je préfère faire!" Moi qui croyais que c'était manger des m&m's en regardant passivement les zouzous, je suis surprise voyez vous.
Mini, malgré ses difficultés, a une envie d'apprendre folle. Elle ne se lasse jamais dans l'effort, même si elle râle parfois. Elle est plutôt patiente, toujours volontaire, c'est un régal. Pour la récompenser, je lui ai offert une nouvelle poupée. C'est malin, me voilà grand mamie de sextuplés.
Chonchon adore l'école. Mais pas trop. Il n'a pas sa langue dans sa poche et mémorise toutes les comptines. Sa préférée? La souris verte, à cause des trois petites crottes. Il ambitionne de devenir pompier, mais un pompier hyper spécial qui serait capable de conduire tous les engins possibles et imaginables (à commencer par son héros le camion poubelle super indestrucible over power qui en plus protège la nature, les animaux, surtout).

Sinon, en rien à voir, je tiens à dire que le réveil simulateur d'aube donné avec les points cadal champion est tout pourri, la radio braille ou se tait, les bruits de la nature sonnent faux (la mouette: wall-e qui se noie). Evitez-le, puisque pour moi en tout cas, c'est trop tard, je me sens obligée de m'en servir quand même.

Libellés : , ,

11 janvier 2009

freeeeee like a riiiiiiiver

2009 et Freedent vont changer ma vie, c'est sûr.
Déjà pour commencer, je dois être maudite des abonnements mystère, je reçois "Neuf Mois" (super utile), "Maman!" (ne pas oublier le point d'exclamation, on ne sait jamais) et surtout "Elle", le comble épouvantable s'il en existe un.
J'ai vaguement feuilleté la chose et j'ai quand même trouvé:
- des meufs squelettiques qui font semblant de skier à Courchevel (genre en low cost, mais bien sûr, tout le monde y croit);
- des recettes qui ne te donnent plus envie de cuisiner at vitam eternam amen (qui a envie de manger un "gâteau ivre aux raisins secs"?);
- des pages de fringues hors de praïce (mon préféré étant un short en léopard, justement je me disais que je me voyais trop trop bien en léopard)(GRRRR);
- Sophie Marceau en culotte montante et en bas résilles,
- des filles de trente-sept kilogrammes (divisez ce nombre par deux si vous voulez leur âge) dans des positions ridicules;

et surtout ma page préférée: la pub Freedent sans sucres.
Bon je n'ai pas trop compris ce qu'était cette histoire de My Bag avec ton paquet de freedent, mais j'ai bien aimé comment ils avaient réponse à tout là-bas.
Ils résolvent TOUT: tes problèmes de bide en trop (tu as faim? mange pas! mâche un chouingue voyons!), tes soucis d'haleine empâtée et de dents grises (pas le temps de brosser les dents? pof, un fridan! Magiquement irrésistible)(Bon quand même ils disent que ça doit rester exceptionnel), ta manucure un peu défraîchie (plus maintenant que tu mâches ton chwing au lieu de te bouffer les ongles).
Tout ça te ferait donc réfléchir sur ta graisse sub soub sab inner cutanée et comme de par la magie ancestrale, hop c'est la fête, tu t'inscris au club de gym pour de sculpter des cuisses de déesse et des abdos en tablettes de chocolat (que par conséquent tu n'as plus le droit de regarder, même pas en rêve).

Grâce à Fridents, tu es non seulement libre des dents, mais sublime de la tronche (même si t'étais moche avant) et du corps (les top models peuvent se rhabiller depuis que tu mâches freedent).

Et si tu meurs d'envie de savoir quelle mâcheuse tu es (les hommes n'ont pas besoin de mâcher freedent, ils ont le monde à sauver)(soupirs longs, mais loooooooongs!), tu peux aller sur leur site faire un test primordial pour la survie du monde.

Un excès de graisse parenthèses a été constaté à la lecture de cette note. C'est normal, ne pas s'inquiéter, je parenthèsise pas mal ces temps-ci. C'est un signe de protestation, bah oui quoi, on fait comme on peut avec ce qu'on a et les parenthèses, c'est facile à trouver.

Ceci n'est pas une pub pour le chouing fridedans, perso ça m'a plutôt donné envie de finir la boîte de chocolats sublimes qui fondent dans la bouche (sans faire de marathon derrière en plus, ils vont crier d'effroi chez free inside without sugars).

Libellés : , ,

23 novembre 2008

vau-l'eau

Mon blog, ma vie.
Palpitant(e) quand on constate le silence qui règne ici. Le temps file et je cours après, et vu que mon souffle n'est pas des meilleurs, je n'arrive pas à le rattraper.
Imaginez la scène: ri-di-cule.
Comme les fabuleuses esquisses que j'ai réalisées en animation pédagogique: nan mais si c'est pas curieux de me mettre un fusain dans la main et d'attendre que je dessinasse de splendides corps humains parfaitement et harmonieusement proportionnés! Bon d'accord, c'était fun baby, après j'ai fabriqué un bonhomme en fil électrique et en le regardant, je me suis demandée pourquoi je ne me suis pas servie dudit fil pour électrocuter ma boîte mails professionnelle où j'eusse reçu un splendide et mémorable message de môsieur le ministre himself. C'est possible de faire un retour à l'envoyeur? Non, hein, comme de par hasard...
J'ai vu qu'on pouvait refuser de se faire inspecter, pour des raisons morales et philosophiques: y'en a une pas commode qui a intérêt à se rabouler vite fait avant que je réfléchisse trop. Mettre une note, un concept qui m'échappe grandement, qui ne change rien à rien et surtout pas ta fiche de paie. Alors bon, au point où j'en suis tiens, je vais demander ma mutation dans les Alpes de Haute Provence, puisque monsieur Darc-Os me le propose gentiment (il dit: vive la mobilité, mais vais-je être si naïve pour le croire?).

Tiens d'ailleurs, votre avis: je refuse également de "noter" les travaux de mes élèves. Je ne parviens pas à trouver ça intelligent. Mettre des smileys qui sourient ou qui font la gueule, ça n'apporte rien à personne (mis à part le fait que j'aime bien dessiner des smileys). Je trouve que c'est prendre les gens pour des cons: on voit bien si le truc a été réussi ou pas. Ils ont 4 ans! Alors j'ai trouvé un truc: je mets BRAVO et puis quand c'est raté, ben tant pis, on réessaie, et si on n'y arrive pas, c'est que c'est moi qui fait mal mon boulot. Je vais en parler avec mes élèves, mais d'après ma collègue encore en formation, ils n'encouragent pas ce type d'évaluation (les smileys), ce n'est pas dans la mouvance actuelle, il faut tout le temps positiver et mettre des machins qui rigolent. Super l'intérêt, n'est ce pas? L'évaluation n'est pas un problème, il faut bien parfois pour estimer les progrès de chacun, mais barrer en rouge, sérieux, je l'ai fait deux fois au début et puis je me suis posé la question: ça sert à quoi? En quoi ça va changer les progrès/les acquis des enfants? Rien, ça change rien, ce qui compte c'est le message que tu fais passer, c'est le positivisme au quotidien, la constance.
Tenez l'autre jour, j'ai félicité chaudement un gamin qui depuis le début de l'année n'arrivait pas à terminer ce qu'il avait commencé: là il avait tout fini et super bien, il a pris du temps mais c'était du bon "boulot". J'étais fière de lui et lui ai demandé: " Es-tu fier/content de toi?". Il s'est tortillé sur lui-même, le petit sourire à peine visible, et il m'a répondu d'une petite voix "oh oui! et je trouve ça beau!". Ce moment a été le meilleur de ma journée et ça a duré trente secondes. Et quand je l'ai dit à sa maman le soir, son sourire s'est élargi et j'ai gagné un p'tit bonheur de plus.

J'aime mes élèves, et même si ma manière d'exercer n'est pas au faîte des attentes pédagogiques du moment, je trouve que c'est un formidable métier que j'exerce, mais y'en a un qui est en train de tout bousiller. En fait, je ne devrais pas dire un, mais plusieurs, mais ça revient au même. Le soutien, la suppression des RASED (signez la pétition ici, ça urge!), le non remplacement des collègues qui partent à la retraite, tout ça est inadmissible pour vos enfants, pour nos enfants.

J'ai vu qu'ils fouillaient le web à la recherche d'éléments perturbateurs de l'édioukation nachionale (qui osent dire tout haut ce qu'ils pensent): ça aussi c'est un scandale! De quoi je me mêle et de quel droit je me permets d'entrer dans la vie des gens pour les juger voire les menacer? Je ne suis pas d'accord avec ces méthodes.

Allez hop, je vais remplir mon bulletin syndical et hauts les coeurs, citoyens.


Libellés : ,

03 juillet 2008

perdre pied?

De la logique implacable:

verrues légèrement douloureuses ---> rv dermato ---> produit agressif à l'acide machinique à appliquer sur le dessous du pied ---> douleur ---> mal, très mal , peut plus marcher---> pied devient rouge, enflé, verrue qui saigne et 38° ---> pleurnicheries de douleur ---> rv dermato en urgence ---> méga infection ---> antibios, pyostacine à doses de cheval --->surveillez hein, si vous avez de nouveau de la fièvre, filez aux urgences afin d'éviter la septicémie ---> pour une verrue bourdel de mierde ---> prise d'antibios---> ah ça va mieux dis donc j'arrive à marcher de nouveau c'est merveilleux ---> trois jours de répit ---> mal à la gorge tout d'un coup ---> n'arrive plus à manger, ni à boire ---> rv doc ---> angine bactérienne avec fièvre ---> antibios, macrolides ---> tronche dans le gaz.

Je suis goûteuse officielle d'antibios depuis le mois d'avril: roxithromycine, pyostacine, macrolides, j'en ai bouffé comme s'il pleuvait des cachets.

Je suis super énervée contre la dermato qui m'a pulvérisé le pied avec un produit agressif, que j'ai appliqué consciencieusement tous les soirs sans me poser de question, sans doute parce que je suis débile et que je n'ai aucune réflexion. Ptain je l'aurais eu mauvaise d'avoir attendu deux jours de plus et d'être mourrute à cause de putaings de verrues, alors que franchement, c'est juste moche. Pas dangereux, ou vital hein. Juste moche.

Que j'ai du me balader avec un bandage qui dépassait de la sandale. Sexitude au max, baby. Bah j'allais pas me trimballer en baskets et transpirationner des pieds en plus du reste de la glamouritude qui m'envahissait.

La dermato foldingo m'a proposé le laser pour exterminer mes verru(ch) es (je déteste ce mot, c'est pire que le truc en lui-même je trouve) , mais bien sûr, dans tes rêves toi. C'est 3 à 7 semaines sans pouvoir marcher, quel sympatique programme attrayant quand tu as trois enfants et un cravail, hum? Alors soit ça me gâche les vacances, soit ma rentrée, et de ça, je n'en ai aucune envie.

On m'a suggéré de faire mariner du citron dans un bain de vinaigre chaud et ensuite d'appliquer le liquide obtenu sur les verrutes. Je crois que je vais faire ça, à moins que je ne trouvasse une autre idée...
La dermato m'a également proposé un médoc qui détruit le foie pour ratatiner des champignons sur l'ongle de mon orteil. Pareil hein, ce n'est ni dangereux, ni vital, juste moche. Et le traitement, c'est comme si t'explosais une noix avec une bombe nucléaire. Utile, sain, top magique.

Hein, quoi?
Je change de dermato, c'est ça?
Ptain ça fait peur n'empêche. Je me suis bien faite avoir.

Libellés : , ,

13 juin 2008

Pomme-Bouleau

Ma fille à moi que j'ai, c'est une petite grenade.
Surtout n'essayez pas de la dégoupiller, enfin, je dis ça pour vous hein.
Oui, encore une histoire d'allergie, je sais que c'est bien gonflant comme litanie, mais voyez-vous, je me sers largement de ce blog comme défouloir, une fois que c'est écrit, je prends beaucoup moins la tête à mon entourage. Oups.
Hier donc, rendez-vous chez l'allergo, que je n'ai pas loupé, bien évidemment, le contraire eusse été fort fâcheux. En même temps, je serai restée dans l'ignorance, ce qui est fort ballot par les temps qui courent.
Alors pour commencer, Madame L'Allergo a perdu le dossier de Mini et l'appelle donc par son dénominatif médical "Pomme-Bouleau".
Sympa.
Pomme-Bouleau rentre donc dans le cabinet et souffle dans son débitmètre de pointe (vous savez, le machin qui sert à mesurer le souffle).
Bilan: elle a un souffle de merde, comme sa mère. Sauf qu'elle, ça ne l'empêche pas de courir partout dans le parc, tel un petit chamois tout fou.

Ce que j'aime dans les consultations à l'hôpital, ce sont les internes. Vu qu'ils apprennent, les médecins titulaires leur expliquent des trucs de manière assez simple et pourtant superbement détaillée, et comme ça, toi, tu enregistres mieux parce que le doc explique plus. C'est vraiment intéressant, particulièrement en allergologie, qui est une spécialité relativement récente, sur laquelle les normes évoluent aussi vite que les connaissances qui découlent en grande partie des diverses observations qui ont pu être faites.

Hier, j'ai donc appris que ma fille avait une fausse allergie à l'arachide. Bah oui, quand on bouffe la moitié du paquet de curly sans aucune réaction, c'est que franchement, tout va bien de ce côté.
Oh, je ne me suis pas réjouie trop vite et j'ai BIEN FAIT.
La doc me parle de désensibilisation sur le pollen de bouleau à partir de la fin de l'année. J'en sais rien, mais à ce moment précis, j'ai du faire une tête bizarre, car elle m'a dit que cette désensibilitation n'aurait aucun effet sur ses allergies alimentaires. Bah oui, c'est juste de l'extrait de pollen de bouleau, rien d'autre.
Je rappelle que Mini est allergique à la pomme crue et à la noisette. Très fort.
Je lui demande alors "euh, il y a une chance que ces allergies disparaissent un jour?"
Réponse:
Non.
Enfin si, vers 70 ou 80 ans, peut-être.
Mais euh.

Et qu'elle t'explique le mécanisme à l'interne.
Et qu'en plus, non seulement l'allergie au bouleau peut déclencher une allergie à la pomme et à la noisette (ce qu'on appelle une allergie croisée, qui ne se déclenche pas forcément, mais qui arrive relativement souvent), mais en plus à plein d'autres trucs. Comme de par hasard qu'il n'est pas chiant du tout le bouleau (et tous ses potes les bétulacées: charmes, noisetiers, aulnes, et par déviation pour ma fille cerisiers et pommiers qu'ils te font la fête du pollen ceux là, je te dis que ça).
L'abricot. La banane. La nectarine. Le concombre. La chataîgne. Le raisin. Les épinards. Même le sarrasin. Et j'en oublie.

Mais euh².
Autant aucune allergie ne se déclarera jamais. Mais même.
"Ne sortez jamais sans votre seringue d'adrénaline, jamais"
"Soyez très vigilants"

Et qu'en plus, on pense à une probable allergie au latex (urticaire géante au gilet centerparcs, ste louze ma fille, franchement)(ainsi que tous ses potes d'allergie croisée qui sont approximativement les mêmes que pour le bouleau), sympatique dans le genre, non?

Alors hop, on se prend une rafale de zénitude dans la face, on ne stresse pas à la moindre bouchée de concombre, guettant un oedème qui ne viendra sans doute jamais. Oh ptain, j'espère, il n'arrivera jamais.
Sinon, je sais pas comment vous réagiriez à ma place, mais je ne confie ma fille sous aucun prétexte. Enfin si, qu'à des personnes en qui j'ai une confiance absolue, je dis bien absolue, qui n'hésiteront pas à dégainer le solupred ou l'anapen au moindre doute.

Ptain, les boules, quand même, grave.

Si mon petit bébé d'amour, 1m11, qui a fermé sa fontanelle à trois ans et demi, qui va rentrer au cp à la rentrée, qui est plus forte que je le suis, pouvait commander à ses anticorps et leur dire que maintenant, il suffit, dégagez, bande de machins ingrats?

Vazy ma fille, tu PEUX le faire.

Libellés : ,

17 avril 2008

bouilloire

Alors que vous êtes là, affalée tel un éléphant de mer retraité, sur votre canapé pas replié depuis plusieurs jours, que vous ne les comptez plus, d'ailleurs, transpirante vous êtes et regard vitreux vous avez, vous vous dites qu'il est temps de prendre votre température.

Sauf que sur votre lit gisent vos trois enfants, ces trois créatures ingrates que vous avez engendrées et qui se tapent aussi un virus de merde et survivent à 38°5, eux, alors que vous, non. Vos enfants regardent pour la vingt-septième fois le dvd de Cars-Quatre Roues, et vous vous en foutez comme de votre premier thermomètre. C'est inquiétant, oui, je sais. Surtout que vous avez un souffle de naze, quand vous parlez, on a l'impression que c'est un serial killer qui cherche à modifier sa voix pour pas qu'on le reconnaisse (en fait, non, on me dit "Alix, ta goule maintenant, arrête de soupirer de la sorte, c'est très pénible"). Vous cherchez donc de vos gros doigts boudinés le thermomètre auriculaire que c'est de la mierde, mais bon, tant pis, pour une fois ça ira, de toute manière, vous n'avez aucune envie de geindre à mort afin qu'on vous apportasse le thermo à cul. Oui oui, ça va bien hein, déjà que vous vous sentez essoufflée à rester allongée lamentablement, si en plus faut dépasser les 10 décibels pour avoir un truc anal, ça ira mais non.
Bref, vous tendez donc des doigts pourtant musclés (ils jouent à mario kart depuis trois jours sans interruption) vers le machin auriculaire sensé mesurer la température corporelle, mais votre bébé d'amour, qui sait très bien s'en servir, se l'approprie avec un dynamisme que vous jugez hallucinant. Il manipule le truc et se l'enfonce dans l'oreille en piaillant "pature pature mouaaaaa". Oui oui c'est ça, passe moi le oinj baby.
Je me mets le thermo dans l'oreille.


99°4


Ayé je bous, youpiiiiiiiiiii! J'ai atteint le stade gazeux suprême! Tralalalala.
(Le pire c'est que j'y ai cru)
(En fait, non, c'est mon fils qui a réussi à convertir le thermo en degrés fahrenheit, balèze)

Rendez-moi ma vie.
Vite.
Dégagez les microbes, avant que mon cerveau finisse réellement par bouillir.

Libellés :

28 mars 2008

le retour du psychopathe à la hache

L'idée même d'aller faire une radio m'angoisse.
Moquez-vous.

Il fait tout noir là dedans déjà pour commencer, et tout ce que j'en dis c'est que c'est LOUCHE. Ptêt qu'il y a des histoires de rayons X (on y vient, je vous assure qu'on y vient).
Mon doc me dit que mes histoires de névralgies, de mal de dos, c'est bizarre et qu'il faut que je fasse une radio du rachis cervical.
Gn? Epèle pour voir?
Rachis parmentier je veux bien, mais rachis cervical, avec des bouts de cervelle dessus, comme dans Bad Taste?
Mais je veux pas faire ça, moi! On t'enferme dans un caisson pour que tu te foutes torse poil déjà de une, et ensuite faut que tu prennes des positions cheulous pour que ton rachis ressorte bien de sa cavité originelle.
Je refuse de me soumettre à des expérimentations avant-gardistes. Surtout que dans le cabinet de radiologie à côté de chez moi, le mec, c'est un pervers. La seule fois où j'ai dû faire une radio de dos, il m'a fait passer un petit entretien post- torture et j'étais à moitié à PWAL. Nan mais vous vous rendez compte! Pas une seconde, il s'est demandé si j'avais froid, ou si j'étais gênée de me balader les nichons à l'air devant sa tronche de misanthrope à l'arrière-goût de psychopathe (il a sûrement bossé avec Jacques Pradel sur ce qui s'est passé à Roswel avec les faux extra-terrestres). C'est vrai que non seulement il est glauque ce type, mais en plus il n'est pas gentil du tout du tout.

Alors voilà, depuis, j'ai peur. Chuis claustro, surtout quand il y a des sociopathes aux alentours, j'ai la trouille qu'ils débarquent toutes dents dehors avec leur hache en beuglant "gééééérooooniiiiimooooooo!" alors que je suis en position de faiblesse, half naked dans la pénombre.

Si Vincent Elbaz raboule sa fraise, il se peut que je concoive de faire un effort.

Mais non voyons, je ne suis pas folle, je relativise.


Libellés : ,

19 mars 2008

dans ta face

Alors y'a du rififi chez numericagueule: j'ai décidé de le(s) quitter.

Plus de connection internet, plus de ligne de téléphone, c'en est assez, je passe à l'ennemi. Enfin, je ne sais pas s'il y a encore beaucoup de gens qui sont amis avec eux (lui/elle, enfin, who knows?).
Alors évidemment, le risque, c'est que je ne dispose plus de connexion du tout pendant un certain laps de temps, je dis que suis préparée à ça, alors que non en fait, mais je joue ma courageuse, je fais genre, mais je pleure dans mon lit.

Please help me!

C'est angel qui est contente, elle va supporter mon gros popotin sur sa chaise devant SON nordinateur. Waouh, trop la chance, dites donc!

Sinon quand je rentre chez moi, j'ai plus qu'à jouer à sim city ou alors je vais être obligationnée de LIRE parce qu'il est hors de question que je me vautre devant les feux de l'amour (que j'aurais enregistré) et que je regarderai la larme à l'oeil et le cerveau à jamais vidé. C'est ça aussi le désespoir, c'est un peu comme un chagrin d'amour, on ne se possède plus vraiment. Dans quelques années, on m'appellera la folle du village, si ça continue comme ça.
C'est triste. Je vais changer d'adresse mail aussi, de numéro de téléphone, je vais me retrouver toute neuve, un peu comme en Mayenne, quand ils ont enfin eu l'électricité, ils étaient fous, ça sera tout pareil. Mais en attendant, c'est le désert humain, plus de MSN, plus de blogger, plus de mails, plus de blogs, plus de netvibes, plus de facebook, rien nada auf wiedersehen, tout parti dans les limbes de numericabeule, le tout pourri.

Sinon les gens qui me connaissent peuvent m'appeler sur mon portable ou m'envoyer des sms de réconfort, ou alors m'inviter à faire une teuf, au restau ou au ciné.
Enfin, c'est vous qui voyez.

Libellés :

14 mars 2008

sonoritude

Jeune (si si j'insiste) mère de famille souhaite trouver de toute urgence un nuanceur de cordes vocales pour son enfant âgé de deux ans. En effet, ses cris stridents dépassant les 100 décibels, elle craint pour son audition future et panique à l'idée de devoir s'équiper prématurément d'un sonotone audika.
Dès qu'on approche la main de sa pelleteuse duplo (ou toute autre propriété réelle ou imaginaire), le sujet monte dans les aigus de manière très marquée, provoquant de grandes souffrances chez sa mère. Les autres membres de la famille n'ont pas l'air de trouver cela pénible, je dirais même que deux petites personnes prennent plaisir à provoquer ses envolées sonores insupportables.
La paix, les gosses, la paix. Nan mais on croit rêver ici, on n'est pas au salon de l'agriculture.
Bref, une parade s'impose.
Oui, mais laquelle, hum?
Les boules quiès, de part leur totale étanchéité, ne sont pas recommandées. Il est clairement prouvé que les enfants sont dotés d'une capacité élevée à faire de grosses bêtises, et je n'ai pas envie de retrouver l'intégralité de mon parquet peinturluré en vert (le silence est souvent suspect, justement) ou alors mon frigo dévalisé par de petites mains habiles+ petites bouches sous-nourries.
L'oreille droite est présentemment sujette aux acouphènes, tandis que le tympan gauche survit tant bien que mal.

Le baillon pitêtre?
Rha ne me tentez pas.

Libellés : ,

10 janvier 2008

rien que de l'eau

Je suis absente, je sais, je ne suis pas là. C'est lamentable. J'ai des millions de trucs à faire et je ne fais rien, c'est mal ouh ouh ouh.

Les vacances sont finies, j'ai chopé la maladie du vomide, Mini aussi d'ailleurs, sauf qu'elle a plus de mal à s'en remettre que moi. Elle a soit 36°2, soit 37°7, et on passe de la bouillotte au plaid, c'est merveilleux. Là elle est à l'école parce que 1/ça va légèrement mieux 2/elle a passé la matinée à enquiquiner son frère qui essayait de jouer aux dominos tout seul. Bref, on se nourrit de riz et de carottes, ne dites pas que c'est la diète post-réveillon, car chez nous, on est sinistres, on a juste mangé trois blinis et au lit. Enfin, j'ai bu un demi-verre de vin et j'étais bourrée comme un coing, si c'est pas malheureux le temps qui passe, moi qui descendait si vite les bouteilles de martini quand j'étais jeune.

Alors voilà, sinon ici on est obligés de se laver les mains dans la baignoire, car 1/ la plomberie sous l'évier a connu personnellement Mathusalem, donc fuites, et flippe de la petite mamie d'en dessous, son plafond est légèrement atteint ---->évier inutilisable et 2/ le robinet de la salle de bain a très bien connu, quant à lui, Moïse, et ma petite main n'arrive pas à ouvrir le robinet d'eau chaude. Je déteste me laver les mains à l'eau froide, même chez Mickey ils ont compris que ça se faisait pas, ils mettent de l'eau tiédasse dans les toilettes (aussi pour que tu achètes le coca à 27 euros les 33cl).
Pierre Richard est ravi, il fait la vaisselle dans la baignoire, en ronchonnant comme un pépé psychorigide, la vie de famille c'est tout un roman glamour en ce moment, je vous l'assure.

Le plombier vient théoriquement réparer tout demain, je pense qu'ils en ont pour un moment. Bien sûr, c'est au quinzième jour "on viendra demain" j'en suis convaincue, que les travaux seront peut-être réellement faits, et je suis optimiste. Ils viennent aussi changer le mécanisme de la chasse d'eau, le truc que je ne touche pas, la dernière fois que j'ai tripoté le mécanisme, ce fut les grandes eaux de Versailles sur ma tronche, j'ai aimé moyen.

C'est formidable tout ça je trouve. Et si passionant. C'est pour ça que je restais muette.

Ma belle-soeur me l'a dit tout à l'heure: c'est mieux quand je suis muette.
Bon elle se la pète à la Réunion près d'une piscine et entourée de palmiers par 28°C. Avec l'océan derrière.
"Je vais me baigner".... oué c'est ça, ici il fait 10° et quand j'ouvre ma fenêtre, je perds un degré de température corporelle.
Après, je l'ai insultée, ça m'a fait du bien.
Et je lui dédicace ça, pour toi ma bichette:






Libellés : , ,

12 décembre 2007

Angel speaking!

Hop hop hop. Dans le noir de la nuit, je hacke le blog de ma coupine. Non mais il faut que je vous raconte. Sinon après vous ne saurez pas. Et quand même, ça vaut son pesant.

Alix, trop elle veut faire son intéressante cette fille. Je vous JURE. Et elle est prête à tout pour qu'on se dise que vraiment elle est extraordinaire dans tout ce qu'elle fait.
Donc là, sa dernière trouvaille, je vous le donne en mille, c'est de s'être fait une entorse de dos. Non on ne rigole pas, je vous jure ça existe, ma copine elle en a une, aha, ce n'est pas une preuve ça? Bon moi perso les entorses je voyais ça plutôt aux articulations, genre chevilles, poignets. Mais Alix, non, elle, quand elle pense entorse, elle pense dos. Bigger than life un peu, la fille.

Après, comme c'est tout à fait possible que d'autres gens se soient aussi fait des entorses de dos éxeuprès pour l'embêter et lui voler la vedette alors que bourdel de kiotte, c'est elle qui souffre le martyre à chaque battement de cils limite - et ce n'est pas facile de regarder Antoine se ballade tout nu à Tahiti dans la télé avec les yeux fermés, croyez moi; Alix elle a préféré prendre les devants et rajouter sa personnal touch of originality.

Parce que ma copine, croyez moi croyez moi pas, elle s'est fait son entorse de dos sa mère se drogue aux anti-inflammatoires, EN DORMANT. Oui Madame, oui Monsieur, oui toi le petit gros au fond, elle dormait. Toute tranquille dans son lit, entrain de rêver de Vincent Elbaz probablement, peut-être il s'est transformé en nain à talonnettes et arghhh elle s'est retournée, et CRAC, le dos. Elle est restée réveillée après. Life is a bitch si vous voyez ce que je veux dire.

Donc depuis ma paaaauuuuuvre copine, elle souffre. Visualisez un playmobil assis. Ca y est? Donnez lui une pitchenette, histoire de le faire tomber sur le côté. C'est fait? Ben voilà, vous avez ma copine allongée bizarre dans son lit, entrain de regarder le téléfilm cucul de la 6.

M'enfin, ne pleurez pas trop dans les chaumières, déjà parce que 1. elle prend un maximum de drogues tout à fait légales, ce qui lui donne une voix charmante au téléphone, comme à travers un oreiller un peu, et 2. elle sort d'une heure de poupougnage intensif chez son kiné, alors bon, on ne va pas la plaindre, non plus!

Ah si?
Bon ben si.

Prière de remplir les commentaires de compassions en tous genres, merci.





Bon ça, c'est fait, maintenant, je vais hacker son Facebook pour lui chourer sa thune virtuelle, hop hop hop. Discret.


a n g e l

Libellés : , , ,

11 novembre 2007

de l'air

Ici, c'est le monde du glamour, de la classe, de la grande classitude même.
A chaque moment de la journée, on a le droit à ce petit moment de douceur dans ce monde de grosses brutes.
Mais l'inverse a parfois lieu.
En fait, c'est plutôt l'inverse qui gagne à plate couture, à dire vrai. Le glamour, des fois, avec ses petits mouvements maniérés, il ne va pas bien loin, il faut l'avouer.

Ce matin, alors que je faisais semblant de dormir, le reste de la famille était dans la cuisine pour le petit-déjeuner.
Chonchon mangeait sa énième tartine quand soudain retentit un cri "aaaaah papa! t'as fait prout!"
Rah, glamour hein, j'avais prévenu.

A ce moment-là, Mini, qu'un rien irrite le matin, qu'une vague odeur de pourri lui donne un haut-le-coeur, dit: "AAAAH, ça sent le kaka, ça sent très mauvais beeeeeurk" , la nausée s'ensuivit, puis carrément le vomi sur carrelage.

Son père s'interroge alors: "Ben alors ma fille, c'est vrai que ça sentait pas bon, mais était-ce une raison pour vomir?".
Nan mais je vous assure, c'est pas possible. Comment peut-on être de si mauvaise foi? Surtout qu'il avoua bien après, en dehors de la présence de sa fille, que vraiment ce matin, il avait lanu pourri.

Alors que Mini sortait de la cuisine, je l'interpelle::
- Ben dis donc, ma puce, tu as vomi dans la cuisine?
- Oui tu sais, maman, papa il a fait prout et ça sentait très très mauvais. C'est à cause de papa.
- Je compatis, si tu savais ce que l'odorat de maman peut supporter, parfois...

Voilà, la diffusion de l'instant glamour du jour est terminée.
A vous les studios.

Libellés : ,

18 septembre 2007

le retoude de la pitite noisède

Ce matin, je suis allée chercher les résultats des analyses de Mini au labo. Bon, j'ai mis du temps pour me lever, car hier j'ai fait bombance avec le reste de gatal à la framboise (ou à la fraise, who knows?) récupéré du mariage de samedi, et le moins que l'on puisse dire, c'est que maintenant je dois boire au minimum cinq litres de coca pour retrouver un estomac normal. Forcément, la chose avait voyagé pendant une heure et demi dans la voiture par 30°C, alors il n'a pas trop aimé après le séjour de vingt-quatre heures supplémentaires dans mon frigo.

Bref, je n'étais pas du tout en train de parler de mon état de santé -précaire, la bronchite est encore là, ça sent le sapin-, mais des analyses de Mini, qui m'ont tout de suite fait oublier mon vieux corps décrépi, que des fois la framboise t'en veut personnellement et te le fait payer grassement.

J'arrive au labo donc, pleine d'espoir (mais qui m'a mis Don't cry des Guns sur mon mp3, qui?) et dynamique as usual, je n'avais même pas pris la précaution d'avoir un noeud à l'estomac, la framboise s'en était chargée pour moi, trop trop trop sympa, et à qui on dit merci? A la framboise périmée, oué!
J'avais la bouche collée par tant de harcèlement framboisier (et je ne parle pas des Musclés), j'essaie de parler correctement à la dame, mais je n'y arrive pas et suis donc obligée, au risque certain de me rendre ridicule, qui ne tue pas, merci à lui, de faire un check sound devant la secrétaire genre "un deux un deux check" pour mettre au point mes cordes vocales. S'exprimer correctement n'est pas si facile, surtout avec 1/la bouche pâteuse 2/une nouvelle fausse dent à laquelle on n'est pas tellement habituée, j'aime pas trop les fakes.

La gentille dame finit par me comprendre, ouf, il était temps, ça fait un quart d'heure que j'essaie de sortir trois syllabes cohérentes pour récupérer l'enveloppe. Le résultat m'angoisse. La mesure de l'allergie à la noisette va être révélée, ainsi que son éventuelle allergie à l'arachide. Au moment où je tends la main vers l'enveloppe qui contient l'exacte mesure des IgE spécifiques des trophallergènes (si j'ai envie de me la péter, je le fais, ça faisait longtemps que je rêvais de dire un truc d'intelligent sur ce blog). Mais au moment de l'atteindre, la biologiste la reprend, me regarde et me dit: "attention madame, votre fille a de grosses allergies".
Descente d'organes.

Effectivement:
allergie à la noisette --->29.70 kU/l
allergie à l'arachide---->1.78 kU/L
Pour vous, ces chiffres ne veulent rien dire.
Expliquons brièvement. On sait déjà qu'un résultat supérieur à 0.1 est positif. Cela veut dire qu'il existe dans le sang un anticorps à l'allergène testé. Quand c'est 0.1 ou 0.2, ça va.
Voilà un petit tableau récapitulatif:

<0.35 = classe 0 indétectable
0.35 - 0.70 = classe 1 faible
0.70 - 3.50 = classe 2 modéré
3.50 - 17.50 = classe 3 élévé
17.50 - 50.00 = classe 4 trés élevé
50.00 - 100 = classe 5 trés élevé
> 100 = classe 6 trés élevé

Regardez par vous-même et comprenez ma déprime.
Car malgré l'allergie modérée à l'arachide, ça ne va sans doute pas empêcher l'allergologue de refaire les prick-tests sur Mini la prochaine fois, et pour tous les fruits à coque. J'espère me tromper. Oh, je l'espère sincérement (c'est mal de faire ses diagnostics sur internet, c'est très mal et très vilain, on flippe trois fois plus après).
Et pour la noisette, je pense recontacter l'autre médecin qui m'avait dit en mai que je pouvais essayer de faire goûter de la noisette entière à Mini, "pour voir". Ce qu'il va voir, c'est Xila toute rouge oui, nan mais il veut que j'ai tous les pompiers de la zone dans mon chez-moi lui ou quoi?

Je vais de ce pas remplir un petit dossier de questions sur les aliments contenant de la noisette (et de l'arachide), pour le prochain rendez-vous début octobre.
Ensuite, je file à la pharma, faire le plein de stylos d'adrénaline, pour me sentir sécurisée.

Libellés : ,

06 septembre 2007

pitite noisède roude*

Vingt-trois.
Je les ai comptées.

Vingt-trois petites piqûres dans les bras pour Mini ce matin chez l'allergologue. Des petits picpics de poussin, qu'elle disait, la dame, afin de rassurer ma fille. Ils devaient être super sauvages, ces poussins-là, car vu comment ma fille a pleuré, je suppose que quand même, ils ne faisaient pas des caresses de bec. Elle pleurait mais ne bougeait pas, elle me regardait, ses grosses larmes coulant sur ma main qui lui tenait le poignet, tout ça en disant doucement "Maman Maman". Elle avait les deux bras picotés et crayonnés et ne pouvait même pas tenir ce grand nigaud de Lumpy contre son coeur pour se rassurer.
Mais comment je fais, moi? Je pleure aussi? C'est hoooorrible! L'allergologue m'a regardée bizarrement, mais oui madame, j'ai des sentiments moi, c'est mon enfant que j'ai portée dans mon ventre, que j'aime et que je protège, même des petits poussins qui piquent.
J'ai maudit ces allergies et mes gènes pourris. Faut pas se leurrer hein, elle a chopé la partie bien naze de mon code génétique, la partie "je suis allergique comme ma mère" et non pas celle "j'éternue vaguement quand je mange du chocolat" de son père.
Allergies à la noisette et au bouleau et tous ses potes (aulne, noisetier et charme) confirmées, avec une allergie croisée probable à la cerise, au kiwi, à la pêche et au brugnon. Sympa pour une petite fille qui adore les fruits -notamment les pommes-, qui salive rien qu'à leur vue. La pomme, c'est dur, car son allergie est vraiment très forte, les réactions quand elle en ingère -maintenant par accident- sont de plus en plus marquées. On a frôlé l'oedème de Quincke la dernière fois, et je flippe de tout ce qui contient de la pomme (crue ou en jus), qu'elle touche de la pomme et porte ses doigts à la bouche. La noisette c'est pareil, et vu qu'elle a toussé pendant toute la nuit d'en avoir mangé une micro-miette, je me refuse à lui donner les fruits qui provoquent les allergies croisés.
J'épluche les étiquettes, j'évite même les "traces de noisette" et les "fabriqué dans un atelier qui utilise des noisettes" ou encore les "présence éventuelle de noisette". Pareil avec l'arachide, on ne sait pas si elle y est ou non allergique.
Tout ça me gonfle, les prick-tests, les prises de sang, ma gamine qui pleure mais qui ne bouge pas lors des examens, la priver d'aliments qu'elle aime. Elle endure tout sans se plaindre, même les médicaments infâmes qu'elle avale en disant miam. Alors je lui dis qu'elle est courageuse, je lui offre des playmobils et des vêtements rouges.
Je sais que c'est pénible, mais qu'il y a pire.
J'ai juste envie d'évacuer (mais non je ne suis pas aux double vécés).

Là ce soir, et ce depuis hier, elle tousse, tout simplement parce que je lui ai donné des "petit écolier" pour le goûter . J'ai envie de dire: mais lâchez la, bande de protéines péraves, vous n'êtes rien qu'à des gwosses dégoulasses.

*traduction: petite noisette rouge

Libellés : , ,

16 juillet 2007

hum c'est louche


Ah ben c'est du joli-joli hein.

Météo France, en remontage de moral, zéro pointé, mais un zéro tellement mémorable, je ne vous dis que ça.
Bon je suis bien d'accord, ils ne sont pas là pour nous MENTIR (contrairement à d'autres qui se prennent pour Iggy Pop sur les Champs Elysées, debout sur la jeep, ça donne enfin l'impression d'être plus grand que la moyenne alors que non). Mais même. Les nuages auront échappé au concert de Michel P. au Champ de Mars - et on les comprend. Ils ont fui, les bidules, c'est quand même bizarre qu'il fasse super moche jusqu'au 14 juillet, et pof, le 14, comme par hasard il fait beau. Comme par hasard.
Vous ne trouvez pas ça étrange, vous? Je ne sais pas, mais il semble des fois que les cumulonimbus ont une intelligence qui nous dépasse, puisqu'ils réussissent à éviter les zones qui craignent pilpoil le jour où il faut.

Moquez-vous de ma théorie à la con. Je me demande si à l'aube de mon 33è anniversaire (dans quelques jours), il ne faudrait pas que je me mette à l'entraînement cérébral du docteur Kawashima, j'ai les neurones qui partent à la dérive. Mais j'ai peur de m'apercevoir que non, ce n'est pas mon tour de taille qui s'affiche, mais bien mon âge cérébral. Brr, je déteste qu'on m'analyse comme ça, mais c'est que bientôt on va venir nous scanner, dites donc. J'ai pas spécialement envie qu'on me jettasse à la poubelle non plus. Et puis je l'entraîne tous les jours, mon cerveau. J'élabore des top théories sur des constatations réelles.

Mon cerveau fourmille de questionnements existentiels fondamentaux, puisque je vous le dis. C'est l'effet double 3.
Dites 33.

Libellés : ,

26 juin 2007

envie de moins

J'ai reçu il y a quelque temps un super magazine dans ma boîte aux lettres. C'est marqué en gros et en rouge dessus que je ne veux pas de pubs moisies dedans, mais faut croire que j'ai du m'abonner sans me rendre compte, parce que j'ai l'impression que c'est pire qu'avant. Là, si ce n'est pas de la pub toute pérave ça, alors je ne sais plus rien, et à mon âge ça m'inquiéterait un tantinet de ne pas différencier pub de culture séculaire (toujours voulu mettre ce mot dans une de mes notes, ne viendez pas me contrarier merci). Le magazine donc, puisque c'est de ça qu'il s'agit, était enveloppé dans une pellicule plastique pas écologique, et moi, j'aime les trucs écologiques. Sauf Nicolas Hulot, je ne l'aime pas trop trop mais bon, il est quand même un peu gentil sauf qu'il met des tonnes de cochonneries dans ses gels douche pour que ça sente encore plus fort quand tu te laves. Donc j'ai enlevé le plastique, et à ce moment précis, j'ai du avoir une occupation, puisque j'ai oublié de mettre le truc pourri qui a été fabriqué à partir d'arbres voire de forêts entières à sa place: le sac -en papier- qui sert à descendre les vieux catalogues des trois cuisses, entre autres, que je n'ouvre jamais maintenant que j'ai internet, soit environ sept ans. Vous saurez tout. Et puis le relais colis des trois cuisses sent la vieille rombière mal aimée par le zizi de celui qui voudrait, mais pas un ne veut, c'est le problème. Alors je ne commande jamais chez les trois cuisses.

Et c'est donc à ce moment précis que commence l'histoire.
Je n'ai pas jeté envie de plus des idées plein le quotidien.
Pire: je l'ai emporté dans les twalettes afin qu'il me tiendasse compagnie là où j'aime être seule (ce qui m'arrive très très très rarement, globalement).

Sur la page de couverture: une nana qui mange trop équilibré brunche. Rien que là, on voit qu'elle respecte le cinq fruits et légumes par jour, elle, au moins. Elle fait genre elle découpe un sandwich au cochon et dedans elle a mis un bout de tomate. Ingénieuse.
C'est ça en fait le qualificatif du magazine: ingénieux. Ils ont découvert la pluie, le beau temps aussi (s'ils pouvaient nous en faire profiter, cela serait fort généreux) voire la machine à remonter le temps.
Je passe les articles sur l'ajax fête des fleurs, le head and shoulders fraîcheur citrus power ou le truc à ions shine ché pas quoi. Je passe.

Ce magazine est surtout fait pour NOUS, les FEMMES.
Amies et amis féministes, préparez la bassine et welcome back in the 50's.
Les lectrices s'engagent du super pouvoir de la lessive gama(globe)(ou line?). Même que si t'en achètes cinq t'as le sixième gratos, trop trop bon. Effectivement, je n'ai que ça à faire de découper les petits codes barres sur le baril de lessive et de les coller sur une petite planche de coupons. Que ça à faire. T'as aussi la lessive deux en un, là nous les femmes pouvont vivre une expérience multi-sensorielle inédite, dans les univers fabuleux de la lessive deux en un. Sniffe ta vizirette, punaise ça sent trop trop bon, y'en a qui ne vont pas se remettre, c'est sûr. Des fraîcheurs douceurs à la pelle, miam ça sentirait pas le citron biologique reconstitué ton truc là? Han ça me donne trop envie, justement j'ai l'âme bio.

Et sur le site sus-mentionné, 700 000 femmes se sont inscrites. T'as intérêt à être munie de nénés si tu veux entrer dans la communauté. 700 000, c'est énorme. Quand même, ça fait beaucoup plus qu'un million de nénés, vous vous rendez compte?

Bon la page mode et beauté sur comment se coiffer comme pro, je passe. Non pas qu'il y est perfection, je pense qu'il y a bien matière à jacasser, mais je n'ai pas eu le courage de lire. J'avoue. Seules les photos ont suffi à me faire passer mon chemin.

La double page mode, j'ai vomi. Pas dessus, c'est fort dommage. Figure là les plus moches fringues/chaussures/sacs du monde. Pourtant ces derniers là, je les aime, d'habitude. Mais la ballerine à paillettes mit la ceinture dorée autour d'un caraco jaune fluo, c'est pas possible. Quand tu tournes la page, tu vois même un test spécial pellicules, pour voir si t'as des pellicules ou pas. Mais si voyons tu as besoin d'un test.

Ensuite, somptueux. Titre: moi aussi je veux des jambes de déesse. Suffit pas de vouloir, puisqu'apparemment ça se mérite bourdel, faut que tu fasses des exercices à la con et que tu te rases la gambette avec le rasoir rose et pas l'autre sinon tes jambes seront trop trop moches et poilues. Un conseil: quand tu attends pour voir ocean's13, profites en pour raffermir tes fesses. Quand tu prendras le bus à 18h, profite pour tonifier tes abdos. In-dis-pen-sable.

Mais je parle, je parle, et voilà que je n'ai toujours pas évoqué ma page préférée!
Quelle pouf je fais.
La page "Forme et Bien-Etre" mérite une inscription dans le memorial de la femme jadis libérée du joug machiste.
Sous titre: je suis une femme actuelle. Oui, comme le magazine, tout pareil. D'ailleurs, il y a la pub pour t'abonner pendant un an, grâce au sponsor always qui pense toujours au confort physique et intellectuel des femmes.Heureusement qu'il est là, pitain.
Dans cette page, on apprend que la maman est responsable de l'éducation. Qu'il faut qu'on ai recours au mari si jamais ton ti dernier a des mauvaises fréquentations ou que tu trouves qu'il campe trop près du radiateur en classe ces derniers temps. Sinon, non. Pour l'emploi du temps, c'est pareil. Merde enfin, faut apprendre à déléguer aux hommes, pask'après, ils sont trop trop fiers d'avoir participé, même s'ils râlent un peu à la tâche. Pathétique. Et malgré tes enfants, tu veux être efficace au boulot? Arrive à 5h, délègue le réveil au papa bourdel, fais pas ta teupu.

Conclusion de l'article: il faudra du temps pour faire évoluer les mentalités.
Tu m'étonnes.


Libellés :

12 juin 2007

y'a un truc dans la bassine

Bon le rendez-vous chez le dentiste de Nounette passe à la trappe.
Quand on se débrouille pour faire un mix angine/gastro à deux jours d'une exploration buccale, c'est un signe, non?
Maligne jusqu'au bout de l'émail.


PS: Y aurait-il dans l'assistance des personnes qui pourraient éventuellement me renseigner sur les symptômes d'une intolérance au lactose? On tente l'éviction pour chonchon de tout fromage et de tout petit suisse, voire plus si affinités, en raison d'une grande propension au débordage de couche mit grosse mierdasse. On reste cependant dans le doute jusqu'à nouvel ordre.

Libellés : ,

10 juin 2007

requin

Alors que j'étais confortablement installée dans le bain chaud, dans l'Aqua Mundo mon ami pour toujours, voilà donc que je repère quelque chose d'étrange dans la bouche de Nounette. Après un cri d'effroi bruyamment poussé, je m'aperçois donc que ma fille a une double rangée de dents. Enfer et damnation!
Que vais-je donc pouvoir faire de cette enfant?
Et surtout de ses dents!
C'est flippant je trouve. Bon d'accord, ses petites dents de lait en bas là, les incisives, ça fait six ans qu'elle les porte. Mais pourquoi donc une telle révolution de la dent définitive qui pousse DE TRAVIOLE (mais elle est sacrément blanche, hein). En plus, j'ai l'impression que l'autre à côté est prête à sortir itou. Quel chantier là-dedans!
La dent de lait devant l'incisive définitive bouge un peu, mais sans plus, et l'autre pas du tout. J'ai déjà prévenu ma fille qu'elle ira chez le dentiste, afin de déblayer le terrain. Merci bien les traumas d'enfant (j'ai une mâchoire rikiki, on m'a arraché toutes les dents de sagesse, même celles qui n'étaient pas sorties parce que je n'avais pas de place). Heureusement que le dentiste, lui, a des playmos dentiste, ça dédramatise un peu. Mais même.

Libellés : ,

20 mai 2007

j'ai chaud à la tête

Pour de vrai.
C'est qu'hier j'ai frôlé les 38° de température, ça faisait bien longtemps que le thermomètre n'avait pas vu mon u dites donc. J'avais oublié quelle sensation ça donnait. En fait, sachez d'abord les gens, qu'habituellement je suis plutôt genre serpent (36°7 en moyenne)(ne viendez pas me dire que les serpents ont le sang froid, pas le sang tiède, je sais, malgré ma perte massive de neurones).
Bref, déjà que Pierre Richard et Nounette m'avaient abandonné jeudi pour aller chez mère-grand. Dites moi, cette personne ne vous rappelle pas quelqu'un?
....
Et moi, me diriez vous? J'ai tout bonnement slalomé l'invitation grâce à l'hépatite, la diarrhée et les 37°8 perpétuels de Chonchon. A qui on dit merci, hum? Bah le pov tit père, il n'allait pas se coltiner les kilomètres engoncé dans son siège auto, faut pas charrier?
Bref. Je me suis donc retrouvée toute seule avec 1/Chonchon malade (donc chiant, disons le franchement, même si ce n'est pas charitable, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit de la vérité vraie) 2/Mini souffrante, qui tousse ses poumons et enrhumée version dents de morse.
La question est: pourquoi n'avoir pas tout simplement interdit à Pierrot d'aller là-bas?
Hum?
A votre avis?
Indice: Nounette. Je sais, c'est bas, c'est mal, mais c'est ainsi. Il lui a vanté les mérites de la forêt, du parc de mémé, des animaux et de l'étang. Alors que bon, tout le monde sait que c'est LUI que ça branchait d'aller faire mumuse avec la débroussailleuse.

Me voilà donc seule chez moi avec les deux nains, y compris le soir quand ils dorment, et que moi j'ai peur toute seule (du psychopathe à la hache/du vendeur France Loisirs/du tueur en série au coup de poing américain). Oui, j'ai beaucoup d'imagination. Voilà le topo. Il fait tout noir. J'allume la télé, je regarde de bonnes grosses bêtises que d'habitude, non, je ne me laisse pas avoir par la manipulation sépridentielle (oh oh je l'ai vu faire son jogging d'ailleurs ce matin en zappant par hasard sur ElleCéHi, non mais vous avez vu ses grosses et courtes cuisses?)(et il transpire du menton). Je dors que très peu, vous l'auriez compris.
Bref, sur le pont de 8h du mat' à 20h et quelques, et encore, c'est sans compter sur les crises d'angoisse de Mini toute seule dans sa chambre.

Les deux déserteurs sont rentrés hier soir, je m'étais endormie devant "un gars une fille", et ils ont INTERPHONE. Tel l'ours qu'on réveille de son hibernation, j'ai braillé dans l'interphone ce qui ressemblait à l'accueil habituellement réservé aux scouts: "QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIII?"
C'est méchant, je savais que c'était eux, là dehors sous la flotte. Je leur ai ouvert après avoir ignoré le premier appel. Puis je me suis recouchée et j'ai fait semblant de dormir. C'est mal. J'aurais pu leur faire la fête comme Médor quand il reçoit ses frolic, mais je n'ai pas pu.


J'avais la super pêche ce matin.
Tellement la frite que je viens de me lever.
Oui oui, j'ai vu l'heure.


C'est beau, une mère de famille nombreuse.




Nan mais c'est pas possible hein, déjà que je ne suis pas au comble de l'allégresse en ce moment, mais vlatipa qu'ils nous concoctent un gouvernement pourri rempli de personnalités moisies. Nan mais vous avez vu que quand même, Roselyne et Christine B. sont ressucitées, il ne manquerait plus que le Puy de Dôme entre en éruption, et ça y est, on aurait la totale. Tout foutu en l'air, comme ça, d'un claquement de doigts.
Rhaaaa ça m'énerve. Je le savais que ça allait être tout nul, mais c'est terriblement agaçant. C'est moi, ou bien j'ai l'impression qu'on est dirigés par une bande de tafioles, exsangues en mars, lumineuses en mai?
Nan mais quand même, Jupette, fallait oser. Vachement crédible, non?
Je cauchemarde. Pincez moi.

Libellés : , ,

17 mai 2007

le mercredi, jour des enfants

La sagesse populaire dit bien "à chaque jour suffit sa peine".
Tu m'étonnes.
Sauf qu'avant-hier, j'avais l'impression d'avoir vécu le pire mardi du monde. Maintenant je sais qu'il existe aussi le plus nul des mercredis. Hier, donc.
J'ai commencé par courir, contre mon gré soyez-en sûrs, et ce toute la matinée pour emmener Mini à son atelier Terre. Que pendant qu'elle s'éclate à tripatouiller (voire bouffer, mais c'est une autre affaire) la terre, j'attends dans le hall avec Nounette et Chonchon, bah oui, il pleut dehors, c'est la cata. Mon fils est au top de la chonchonitude d'ailleurs. On ne serait pas moins enquiquiné à sa place, avec la tronche qu'il se tape. Je ne le reconnais pas, mon fils. C'est une douleur à lui tout seul et ça me déchire le coeur, croyez-moi. Non seulement il a le teint jaunâtre, mais en plus, il se retape son prurigo, mais je vais trop vite dans l'intrigue. Avec 38° de moyenne et le nez qui coule dégueu. On rentre, on déjeune, je couche Chonchon.

Réveillé à 14h45 avec le nez crabouillé (on le savait déjà), qui coule, mit oedème sur l'oeil droit, vlà que mon petit Quasimodo chouinasse à qui mieux-mieux. Quand même, ça m'embête de le laisser comme ça, je ne comprends pas cet oedème, sans doute parce qu'ai oublié mon cerveau quelque part, impossible de dire où. Ben ui, je le saurais, ptêtre que j'irai le chercher. Or, non. J'appelle le doc, je tombe sur sa remplaçante qui me dit de venir avant 16 heures. Muy bien. Il est 15h25. Arf.
J'embarque la marmaille, hop, en route pour l'aventure.
Sauf que.
Mini, à qui j'ai demandé pendant dix bonnes minutes de se préparer, hurle à la mort:

"JE VEUX MON GILET JE VEUX MON GILET
"

Insupportable. Je continue mon chemin, sans m'énerver ni rien. Mais entendre ainsi beugler, c'est comme qui dirait gênant pour les oreilles. Je m'arrête donc et lui dit: bon écoute, va le chercher ton gilet. (Elle y va) Et n'oublie pas de te faire écraser par une voiture hein. Comme ça, Maman n'aura plus de Mini, c'est triste ça.
Re hurlements.
La gamine nous poursuit en criant "je veux ma maaaaaaman" qui se transforme vite en "je veux mon giiiiiilet" à environ 200 000 décibels. Toute la ville est au courant que je prive ma fille de gilet. Je suis une mère monstrueuse.
Deux cents mètres plus loin, elle continue de crier. Je m'arrête encore une fois. Je rappelle que j'ai Chonchon de Quasimodo avec moi, et Nounette aussi, qui n'en loupe pas une. Je pose Mini sur un muret et lui dit: reste là à crier. Je viendrais te chercher tout à l'heure, si t'es encore là.
Cris stridents en courant.
Je suis maudite.
Finalement, elle braillera jusqu'à ce qu'on arrive dans la salle d'attente.
Je balance à la cantonnade: Bonjour! Désolée d'importuner votre attente! (ton jovial)
Mini continue de réclamer son pauvre gilet abandonné sur le porte-manteaux à la maison. Nan mais vous comprenez ce qu'elle a pu ressentir? Pauvre gilet, sérieux!
J'en ai marre qu'elle gêne les gens, et je la met sur le palier en lui disant: bon maintenant ça suffit. Tu restes ici sur le paillasson, tu pourras rentrer quand tu seras calmée. Je ferme la porte. Elle hurle de plus belle. Tu m'ETONNES. Il fait NOIR foncé sur le palier. Han la mère indigne.Bouhouhou, balancez la à la ddass, cruelle bonne femme sans coeur.
Il est 16 heures, on s'installe dans la salle d'attente.
Comprenez mon horreur quand je vois quatre personnes avant moi, qui me regardent comme si j'étais une bête féroce.
LALALALALA. Tout va bien.
Au début, ça roule. L'attente se passe dans la convivialité. Chonchon est vraiment fidèle à son nom, si vous voyez ce que je veux dire. Je suis obligée de le promener en lui chantant les petits poissons dans l'eau, ou petite poule noire. Les filles regardent des livres.
Encore deux personnes. Deux mémères qui jacassent sur leurs séances de kiné respectives. Les filles sont devenues intenables. Elles crient en courant, en se jettant sur les chaises. Elles prennent des anneaux de jouet pour bébé et les font parler de manière sonore genre:"ahahaha moi je suis la maman, je suis groooooosse et toi tu es le bébé tu est petiiiiit". Super programme.
Chonchon se met à pleurer de manière constante. Néné time. Pour une fois que je ne mets pas de soutif d'allaitement, je me retrouve quasi à pwal. Pendant ce temps, les filles en profitent pour ricaner en faisant des glissades sur le parquet. Je ne peux pas crier. Je ne peux rien faire, sauf sortir.
J'avoue que ça m'a traversé l'esprit.
C'est avec un soulagement énorme que je vois arriver Pierre Richard. Je lui dis laconiquement:

"Prends-les. Sors. Vite"

Après, c'est rapidement notre tour.
Chonchon a donc une hépatite + une rhinopharyngite fébrile + un prurigo qui gratte à donf. Il est défiguré avec son bobo sur le pif, son oedème sur l'oeil, ses multiples boutons et son nez dégoulinant immondasse.

C'est pas tout ça, mais j'ai rendez-vous chez la dermato, juste après. Faut bien soigner sa verrue, ma bonne dame.

I want to sleep forever, là maintenant.

Libellés : , ,