02 février 2009

love you JB




There you are right in front of me,
A brand new day sunrise over sea.
No longer my cup half empty cause there you are,
You and your mum in front of me, in front of me.


Aujourd'hui, il fait froid dehors et chaud à l'intérieur.
J'aime ces grands machins au grand coeur qui savent si bien (m')nous émouvoir. J'écoute ce morceau tous les matins et ça m'accompagne toute la journée (vous savez, le tamtamtam dadadam, ce rythme que vous n'oubliez pas)(c'est mieux que Patrick F qui hurlasse dans vos esgourdes chez Carrouf hein).

(et oui je blogue un lundi après-midi, alors que je devrais être avec mes petits élèves, mais mon Chonchon a la varicelle, et pas qu'un peu)

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17 décembre 2008

trouaaaazan



Bon voilà, ayé, mon petit bébé à moi n'en est plus un... Enfin si, mais je ne le dis pas trop fort hein, surtout que lui passe son temps à dire "j'suis mignon moi!" suivi de "je t'aiiiiiiiime", c'est quand même bien différent des onomatopées qui sortaient de sa bouche il n'y a même pas un an.
Trois ans, déjà.
Il va en petite section et reconnaît son prénom sans photo, il trouve que sa maîtresse parle trop, il a une sacrée tchache (flemme de trouver l'ortho), dessine des bonshommes avec ses feutres wall-e.
Il adore cars et les camions-poubelle, les pelleteuses et les tracteurs, et même les camions toupie, ce sont eux les plus jolis.
Je n'ose plus faire couper ses cheveux, moi qui ai attendu si longtemps qu'ils poussent.
C'est un petit condensé d'énergie de 12kg5 (oui je sais c'est light) et de 97cm.

Mon petit loulou d'ammmmouuuuuuur, c'est si précieux de te voir grandir.

(Par contre, si tu pouvais arrêter de faire 40°C, ça serait vraiment super sympa de ta part.)


(J'ai ma 546 114 899è bronchite de l'année, excusez la piètre mise en page de cette note)

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28 septembre 2007

non, noos N'est PAS moldave

Et merci à mon blog qu'il est trop bien pour une fois. D'habitude il ne sert qu'à me défouler, et c'est toujours ça de pris diront certains. Mais comme je suis une grande râleuse devant l'éternel...
Merci donc au responsable de chez noos qui m'a contactée via mail, ptêt que mes soucis vont prendre fin, et si j'ai de l'espoir, parce que sans espoir la vie n'est pas aussi belle que dans une chanson de Graeme Allwright. Puisque je vous le dis. Des fois quand tu y crois plus, faut y croire encore (je ne me souviens plus si c'est la philosophe Lara Fabian ou la bouddhiste Céline Dion qui a dit ça). Et je suis très très forte en ce moment en citations Charles Ingalls like, je me fais peur oulà. Un exemple: ouh il fait pluie ce matin, je crois que demain sera meilleur, ah si chaque jour pouvait être beau et merveilleux. Vous ne voyez pas le rapport? C'est normal.

Pas merci à Gilles, c'est dégueu mais vraiment dégueulasse de me faire baver devant une pièce de théâtre hors de prïce mit Vincent Elbaz, parce que quitte à y aller, autant être au premier rang hein (oui j'ai des goûts de lusque, j'assume), et que tout mon argent est parti dans le remplaçage de ma dent à prix abusif. Nan mais je veux pas faire la groupie non plus, ça serait déplacé. Je ne suis pas une MADAME pour faire semblant.
Et puis c'est malin aussi, je suis totalement accro à Scott Matthews maintenant. Je l'écoute en boucle. Sauf quand j'écoute double creux, à mes moments de grosse marrade. Ce qui n'arrive pas souvent, faut le dire, je suis, comme angel, super sinistre et j'ai fait du faisage de tronche une condition sine qua non de ma vie quotidienne.


Sinon, pour tous mes fans en délire, et y'en a j'en suis sûre, prêts à se pendre en grappes à mon gilet roude, je serai demain au Festiblog. Ma première fois: il y a deux ans, j'avais une bronchite mit voix d'homme et l'année dernière, un gosse avec 39°. Cette année, qu'il pleuve ou qu'il vente, avec ou sans parapluie -qui me file un teint verdâtre gastro permanente- mais avec mes lunettes de soleil. Ce n'est pas un mythe, c'est la réalité. Je ne peux pas les quitter. Je me sens toute nue sans mes lunettes. Je serai collée à angel, parce que je suis timide, je ne chante pas des ritournelles à tout le monde tout de même, je sais me tenir en société. Promis. Sauf sacrée bouteille. Sous la pluie. Merveilleux.

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20 septembre 2007

5 ans




Il y a cinq ans*



Non ce n'est pas possible, mon bébé, déjà cinq ans, non non c'est impossible, je ne peux pas le croire. Je ne fais pas semblant, je n'y crois vraiment pas hein. C'est fou quand même, je me souviens farpaitement de ta naissance comme si c'était hier. De ton premier sourire. De tes premiers pas tant attendus. De ta varicelle et de ta fontanelle (je devrais écrire des chansons, je suis sûre que je réussirais à faire pleurer les foules)(oui les foules toutes entières d'un seul pleur s'uniraient à ma poésie).

Te voilà maintenant avec tes cinq ans, tes mots d'enfant qui nous font tant rire, ta collection de t-shirts d'hello kitty et de gilets, tes superbes dessins (objectivement), tes petits défauts de prononciation, ta façon bien à toi de ranger les playmobils (j'ai des preuves), ton sens aigu de la justice (on t'appelle l'Avocate, dans les milieux un peu brumeux).

Et puis cinq ans c'est grand, alors ce soir, c'est ton tour de faire la vaisselle.

Nan j'déconne, j'exploite pas les enfants quand même hein faut pas croire. Pas DU TOUT mon genre, mais alors PAS DU TOUT.


* photo d'angel, qui était là y'a cinq ans aussi.

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17 septembre 2007

monsieur mon frère

Samedi, mariage de mon petit frère, église et tout le tralalala (lalalalalèreuh), moi même pas engoncée dans ma robe dos nu sans soutif dessous mais même que c'est vrai, je n'ai pas DU TOUT les nénés qui tombent, svelte dans mon pantacourt la redoute que dedans j'avais de la marge, mais non pas DU TOUT, c'est faux, les coutures n'ont pas craqué. J'étais même coiffée pour une fois avec une brosse à cheveux, magique, tout était parfait. Farpaitement parfait.
Il faisait un temps magnifique, j'ai un peu versé de petites larmes quand cette musique a résonné (mais personne n'a vu parce que je suis extrêment discrète des larmes):
Alison Krauss (BOF O Brother)- Down to the River to Pray


Mon frère était le plus beau du monde entier,même si maintenant je SAIS que c'est lui qui a écrit "wesh diams" sur les orteils du poupon de Mini. Ste honte, j'aurais du le balancer devant tout le monde. Mais il était trop beau, je pouvais pas lui faire ça, vous comprenez. Même si lui n'a pas hésité.
Et ma belle-soeur, j'en parle même pas de celle-là, elle était tellement belle que mes yeux ne s'en sont pas remis, du coup je me suis sentie obligée de l'insulter, parce qu'être jolie comme ça, c'est interdit, bellissima, chérie, je te le dis tel que je le pense. Une princesse, puisque je vous le dis. Mes filles étaient aussi mignonnes avec leurs petites robes, on aurait cru qu'elles étaient parfaites, avec leur petit bouquet, c'était comme dans un épisode de la petite maison dans la prairie (sauf Mini qui se bouffait allégremment la main dans un accès d'élégance quand elle défilait, forcément, elle était impressionnée, c'était sa première fois dans une église)(mixé à la génétique glamour de sa mère, ça pulsait).

Bon après quelqu'un a perdu mon appareil photo, je n'ai pas de photos de ce jour, ça me fait super mal au coeur.
Nounette s'est ouvert le bras sur un silex, AU MOINS, heureusement qu'un médecin a pu lui poser des strips, ça m'a évité de devoir aller aux urgences de BledPaumé.

J'ai même dansé sur Christophe Willem avec Chonchon dans l'écharpe, comme une tarée, avec mon frère et mon cousin préféré . Il ne s'est même pas réveillé (Chonchon, pas le cousin, que j'aurais eu du mal à porter dans l'écharpe, soyons raisonnables). Ste classe. Personne pour filmer, trop dommage.

La preuve en images (merci à ma cousine Anne, trop sympa tu es toi, qui a pitié de ta très vieille cousine qu'elle n'a plus d'appareil photo)



Bon ok j'ai l'air carrément niaise avec les bras en l'air comme à la fête à neuneu, mais c'est moi, chuis comme ça, je me dandine sur des trucs qui d'habitude me font changer de chaîne, faut s'y faire.

Bon là j'ai piscine, je reviens plus tard avec des détails croustillants, que vous attendez tous, je suppose.

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01 septembre 2007

tam tam tamtam

Ahahaha vous savez ce que j'aurais envie de faire, dans un élan de psychopatherie peu commune? Oui, il faut le reconnaître, j'ai quand même un rapport un peu foldingo avec mon Moi, c'est un fait, c'est indéniable.
Je me suis souvenue de ce que m'avait dit la puéricultrice à l'hôpital, rapport à l'allaitement.
Genre elle me (nous) donnait quinze jours, la vioque.
Vingt mois et demi. Et ce n'est pas encore fini. Presque, mais pas fini quand même.
Aahahaha je retournerai bien la voir pour lui dire qu'en fait, elle est nulle en Madame Irma. Et en allaitement aussi. Et qu'il faudrait voir à se calmer à faire des remarques méchantes et désobligeantes aux jeunes et jolies femmes qui viennent d'accoucher de beaux bébés. L'hôpital, en démontage de moral, champion du monde. Ptêtre qu'elle pourrait changer de travail et aller bosser chez Nest*lé ou Blédimachin? Remarquez, je pourrais amener avec moi mon Chonchon qui parle et qui a des dents et qui tète encore, wahou le gros trauma, ma pov dame.

D'ailleurs, mon fils refuse le lait: j'ai tout essayé. Le lait en brique, dans le verre, dans le bib, dans la tasse, au chocolat, à la vanille, c'est tout le temps: BEURK. Je ne pensais pas qu'un bébé puisse refuser le lait. Et puis je me suis aperçue que cette idée préconçue était débilos crétinos, après tout, tous les goûts sont dans la nature.

Message personnel: mon petit frère (enfin, petit, tout est relatif) s'est marié civilement(si c'est important voyons rhaaaa) aujourd'hui. Félicitations! Plein de bonheur et plein de bébés à vous 2 uhuh. Et en plus, maintenant, ma FutureBelleSoeur, c'est ma BelleSoeur. T'étais drôlement jolie toi aujourd'hui. Maintenant tu vas devoir supporter le frangin ahahaha et la famille dans quinze jours ahahahaha². Love sur vous.


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31 mai 2007

la fille dans le sas

Quand même, presque deux mois ont passé, comme ça, le temps de le dire, vlouf, hop lalala depuis que la Boulette d'angel est né. Et moi, je n'ai pas raconté comment j'avais vécu l'accouchement, de Mon côté, parce que faut que vous le sachiez, du début à la fin, j'étais là, derrière la porte, à attendre.
Voyons voir
Entre le moment où elle m'a appelée, j'étais en train de batifoler dans le jardin de mes parents (ah non je crois que j'étais en train d'effacer les 15 milliards de mégas de fichiers temporaires qu'il y avait sur leur pc). Hop départ, et moi, quand on m'appelle, je cours voyez vous, je vole limite même.

On arrive à l'hôpital, même que je réussis à me garer pas trop loin (j'ai du rebouger la voiture après car j'étais sur une place réservée)(mais si je sais conduire voyons).
Angel n'assure pas trop, elle n'arrête pas d'avoir des contractions, punaise c'était relou vous auriez vu ça, comment il a fallu que je la supporte tout ce temps, je me demande encore comment j'ai pu avoir ce courage hein (me tape pas je t'aime moi). En plus, on ne les voit même pas les contractions, sur le monitoring, nan mais c'est quoi cette arnaque? On les a toujours vues, les miennes d'abord. Hum bizarre. C'est là que l'inspecteur Barnaby himself a décidé de mener l'enquête aux urgences gyn-obst. Il a rapidement été débouté, les hommes d'un certain âge étant rapidement pris pour des pervers dans le service. Bref, trêve de plaisanterie.
La gentille sage-femme fait une prise de sang, c'est là que ma copine a failli me balancer son poing dans la goule, pourtant je cherche juste à aider moi, alors je fais la conversation: "ah oui c'est super votre système à prise de sang là, le petit tuyau, je trouve que c'est waouh trop moderne!". Il faut savoir que certaines personnes n'aiment pas trop parler de sang, de circulation sanguine tout ça, et moi, ça ne me dérange pas, je regarde tout le temps quand on me pique, il faut que je vois. Là, pareil donc. Mais j'ai failli mourir pour ça.

Après tout ça, la sage-femme envoie angel en vadrouille, elle mange des kitkat SANS M'EN PROPOSER, c'est franchement dégoulasse je trouve. Quel égoïsme crasse. Nan mais en plus le petit couple là, ils essaient de me virer en disant que je peux rentrer chez moi, que c'est bon maintenant, et non ce n'est pas un faux travail, la dame va accoucher aujourd'hui. Ah ah ah, c'est mal me connaître, parce que quand j'y suis j'y reste, genre super glu 3000.

Au bout d'un moment, on retourne aux urgences, parce que ce n'est plus possible, ça fait bobo à la dame et quand la dame a bobo, la dame pas contente, alors voilà. Je ne sais pas combien de fois j'ai ouvert la porte de la petite salle pérave où jonglait angel avec bravoure pour dire: "euh faudrait voir à se dépêcher, mesdames, ma copine a MAL, et je vais devoir l'assommer si vous faites pas quelque chose, vite" . Oui, c'est ma vraie nature, complaisante et agréable, utile et aimante.

Au bout d'un moment interminable, il faut le dire, ils l'emmènent en salle de naissance.
Et c'est là que commence ma longue attente. Je ne suis pas prévoyante, je n'ai ni bouquin, ni mp3, ni forfait de portable. C'est dimanche de Pâques et la boutique est fermée, pas moyen de s'acheter 20 ans ou Jeune et Jolie. La loose je vous dis.
Jusqu'à 20 heures, ça va à peu près. Je m'occupe en jouant au bubble trouble sur mon portable. Je joue même à iznogoud. C'est looooong. Ah tiens, le futur papa vient me dire que ce n'est pas pour maintenant. Elle ne peut pas se grouiller un peu? J'en ai marre moi, c'est long et chuis toute seule dans mon sas, et à chaque passage, je manque de me prendre une porte dans la goule. Bah oui, par définition, un sas, c'est entre deux portes, mais ils y ont mis des chaises pas confortables, alors je m'y suis installée hein. Avec mon portable. Ah tiens, si j'envoyais des sms? A din, et à Lulu? Yeah, ça m'occupe trois minutes et je suis toute émerveillée d'avoir des réponses. Surtout de Lulu, qui en profite pour me dire qu'elle s'enquille des moules frites chez Léon, alors que moi, tout ce qu'on m'offre en guise de dîner, c'est une bouteille d'évian et des madeleines au distributeur. Bonjour la gratitude hein (je surveille les sacs, mission super importante).
Après 20 heures, je pète un peu le boulard. Je n'ose pas partir, parce que je me dis que sinon, le bébé en profitera pour naître dès que j'aurais franchie la porte 1 du sas. Alors je reste. Je fais les cent pas. Je vais faire peepee. Je relis pour la 478è fois le cosmo du moi de mars. De temps en temps, le Chéwi d'angel vient me dire que les choses n'avancent pas. Mais bourdel, qu'ils lui fassent une césarienne, qu'on en finisse, c'est insupportable! Je suis dans le SAS punaise, j'en PEUX PLUS, libérez moi donc cette mère et cet enfant que j'aille me coucher.
Non.
J'attends.
Je discute avec une future grand-mère, super sympa. Et blablabla la péridurale c'est formidable et blablabla. Quand même, ça m'a occupée pendant une demi-heure, merci madame, il est 22 heures.
J'attends encore.
C'est impayable comme on peut s'éclater dans un hosto désert la nuit. Je HAIS les hôpitaux, ça me met mal à l'aise, je me sens à côté de la plaque, je me sens seule, brr brr, des gens passent et j'ai peur qu'ils soient psychologiquement atteints et se mettre à attaquer la femme dans le sas.
Alors le soulagement intense quand le papa de la Boulette vient me dire qu'il va naître, là, incessamment sous peu, vous le captez? Je lui dis: mais vazy, et sors le toi-même, dépêche toi, j'en peux plus d'attendre (mais non voyons je ne pense pas qu'à ma gueule)(mais non je ne lui ai pas dit de l'accoucher lui-même, j'avais pas envie qu'il s'évanouisse non plus).

Quand il vient me dire qu'il est né, je me sens au bord de l'hystérie, je suis sur le point d'imploser vous voyez, j'ai tellement attendu, à regarder derrière la vitre, essayant de surprendre le moindre mouvement, j'étais devenue folle, oui, on peut le dire. Je saute dans tous les sens, j'arrache une page de cosmo pour écrire un mot à angel, comme quoi il était hors de question que je quitte cet hôpital sans avoir vu le bébé.
Ce que j'ai pu faire.
Voir un bébé d'une demi-heure sans que cela soit le sien, c'est terriblement émouvant. Il est beau et tout tranquille, tout dodu des cuisses, trop choubidou. Bon j'ai fait ma niaise grave, angel pourra en témoigner, y'en a eu du cri suraigu là-dedans (mais pas trop, parce que je respecte beaucoup les nouveaux-nés). On aurait facilement pu me prendre pour la foldingotte du coin, avec ma blouse et mes surchaussures. Mais je suis si contente, même que je fais des bisous à angel, ce qui franchement n'est pas commun, d'habitude elle me paie pour. Après je prends des photos, je bondis encore pendant deux ou trois minutes, sans qu'on puisse m'arrêter.

Bon après, j'ai attendu pendant deux heures dans le hall de l'hôpital, j'ai failli m'endormir sur les chaises moches, mais finalement non, parce que j'avais trop peur de me faire enlever par les extra-terrestres. Ou de me faire marabouter. Mais j'étais super contente et heureuse d'être restée, parce que j'ai pu voir ce bébé et lui dire:"han mais mon chéri, tu sais comme tu as pu enquiquiner ta mère toi, maintenant c'est respect, compris?"

Après je suis rentrée chez moi, et j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir.

Je crois que je me souviendrai longtemps, voire toujours, de ce 8 avril 2007.

Le récit de la fin de l'accouchement d'angel, c'est par .

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09 avril 2007

what else?

Les cloches sont mauvaises, elles laissent plein de tentations à la fille soit-disant au régime que je suis.
Je résiste.
Je serai forte.
Et puis je n'ai pas beaucoup dormi, ceci explique cela, quand je suis fatiguée je mange du chocolat (et rien d'autre)(et là j'avais envie de dire:what else?)(uhuhuhuh).
Voilà, sinon le petit nuage rose que vous voyez là, et ben dessus, c'est moi.
Barbapapa for ever.
J'dois être trop sensible, mais au fond, j'aime ça.


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03 avril 2007

même pas peur

Alors que j'allais chercher les enfants à l'école, avec mon chonchon dans la poussette tout en montant une côte dont l'inclinaison était à au moins 27%, je me suis aperçue que je n'étais pas seule. J'ai comme qui dirait rencontré quelqu'un comme moi, qui n'a pas honte de ce qu'il ressent, et qui le dit haut et fort. En ce bas monde, il y a une justice, celle des êtres simples qui communiquent comme ils peuvent, mais avec plein d'amour et d'attention.

Voyez-vous, la niaisitude n'est pas l'apanage des mères de famille nombreuse, chacun y a droit après tout. Tout le monde peut s'extasier avec un ton suraigu, et pas forcément sur un nourrisson/bambin/fillette non plus. C'est vrai quand même, c'est bien gentil de dire "Rhoooooooo mon doudou d'amûûûûûûûr, comme tu es miiiiiiignon", ce n'est quand même pas super original. Presque personne n'avoue, c'est rare de voir ce genre d'effusions en public (comme mettre la honte à ton nourrisson), mais c'est relativement fréquent quand même.

Mais croiser quelqu'un (certes planqué derrière un halo de fumée de ca*nnabis)(on ne sait jamais, que ce mot soit recherché par gougueule) qui ose dire à son pitbull, très intéressé par la poussette et qui sniffait la main de mon fils:

"Mais ouiiiii t'as vu une poussette! Mais ouiiii c'est une poussette ça! C'est bien mon gros chien!" avec le ton ad hoc (niaisifiant)

Faut assumer hein. Et je ricanais gentiment, j'en ai même oublié de ranger la main de chonchon qui trainaît pas loin de la gueule du molosse. C'est dire.


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26 février 2007

paisiblitude au quotidien

Une après-midi tranquille avec Chonchon...parce qu'une après-midi tranquille tout court, je ne sais plus ce que ça veut dire, sans vouloir faire peur aux éventuelles futures mamans de famille nombreuse qui lisent ce blog. Des fois, je rêve que j'ai repris le boulot (sisi)(no comment) et que je suis tranquille paisible en train de parler avec mes élèves, sans bébé cramponné à mes cuisses qui me supplie de le prendre sur mes genoux.

Le prendre sur mes genoux alors qu'il vient de s'essuyer la bouche pleine de barquette au chocolat encore non mâchée sur mon jean quasi propre? Hinhin, à d'autres.

Surtout que maintenant, ce n'est plus comme l'année dernière, où il tétait comme un bienheureux sans aucun mouvement brusque ni tentative quelconque d'attraper la souris. Non, aujourd'hui c'est la guérilla autour de mon bureau (pas la pièce, la table), des traces du mécontentement du rebelle stagnent autour de mon fauteuil. Il espère s'emparer de la place afin de tripoter le clavier jusqu'à désintégration de la machine, manipuler la souris jusqu'à ce qu'elle rende l'âme, lasse des clic-clics d'un apprenti geek pourtant motivé. Pour se venger de ne pouvoir accéder au Montségur tant convoité, il débranche et rebranche sans cesse et sans peur des représailles le jack de mes enceintes dans ce qui était jadis une prise usb (il a commencé tôt, j'ai des preuves).
Bref, il a beau avoir 14 mois, peser dans les neuf kilos et mesurer 77cm (il ne m'en voudra pas non plus si je dévoile également sa pointure, 20.5, le tout sans rire), il est d'une activité phénoménale et n'en loupe également aucune. Ce matin, par exemple, alors qu'il jouait avec un ver de terre, il a porté le malheureux animal à moins de cinq centimètres de ses lèvres, non pas qu'il l'aurait croqué, mais je crois qu'une association de défense des animaux est intervenue sur les lieux. Ah ah ah, je riais plus quand il avait un mois et que je bêtifiais sur ses cris néo-gutturaux. Bref, je ne veux pas entendre de "je te l'avais bien dit", parce que de toute façon, je le savais. Si.

Là je profite que le loustic soit sorti pour bloguer, sinon c'est mission impossible, d'ailleurs je voudrais profiter de cette note pour m'excuser auprès de mes contacts msn, je ne discute plus et ce n'est pas parce que je ne vous aime plus. C'est que je suis assaillie voire obligée de décoller mes doigts du clavier pour aller jouer avec Lui (moi, aux cubes et à la ferme little people, arf), et qu'il m'est impossible d'être concentrée sur une discussion quand Il est là. Il me tire le pantalon en ronchonnant le plus fort possible. Comme je suis un peu indigne, j'appelle les filles pour qu'elles se dévouent, mais comme ma progéniture est ingrate envers celle qui les a portés (neuf mois chacun, grosso merdo), elles lui sortent trois petites voitures et se carapatent dans leurs pénates à une vitesse défiant les lois de la physique. Alors je suis dans l'impossibilité de me concentrer avec ce machin, je fais ce que je peux, mais toujours moins qu'avant.

Par exemple, aucun moyen d'avoir une quelconque intimité aux toilettes sans fermer la porte à clé. Chonchon, fidèle à lui-même et à son surnom, déboule dans la pièce et me pique mon Cosmo, que je ME suis acheté et que j'ai juste lu seize fois. Il veut ensuite venir sur mes genoux, alors que là aussi, j'ai besoin de concentration. Il montre du doigt tous les posters (genre la pièce est gigantesque) en disant avec sa toute petite voix -si si quand il veut, il peut avoir une petite voix: "da da meuh mmmmmeuh là?". Et comme j'ai une tendance à niaisifier, je lui rétorque:"mais non mon chéri, là c'est némo, némo n'est pas une vache voyons, c'est un poisson". Et me voilà là à déblatérer sur la nature, alors que justement, j'essaie d'assouvir un besoin naturel et on m'y empêche, libérez moi crie-je alors à l'homme qui partage 50% de son capital génétique avec l'enfant. Ledit enfant s'accroche à moi, et son père s'accroche à lui, et nous voilà dans un trio merdique, au secours, vite, libère-moi, enfin, je suis SEULE, ça ne m'est pas arrivé depuis quinze heure et dix-sept minutes (au bas mot).

Quand je m'installe sur mon canapé, il vient là me faire des câlins, et tout en enfonçant sa tête dans mon cou, me pulvérise le menton (raté pour le coup de boule, mon doudou!). Il me fait ensuite un gros bisou, et me voilà encore qui niaisifie. Je suis très mal barrée, non? Surtout que ce câlin avait bien un but, le voilà qui me tire sur le soutif avec un regard implorant, et la petite voix qui revient "tété? tété? tété? tété?". Et je cède, parce que.

Ensuite, il traine à pwal dans le salon, je vois ses petites jambes qui essaient de courir, et je rie, et lui se met aussi à rire, parce que quand je ris, il rit aussi. Dans le bain, il se lave les cheveux tout seul et boit l'eau dans la baignoire à même la bouche (un gobelet d'eau croupie? no thanx darling, je préfère ça nature bop bop). Quand il est propre et en pyjama, il essaie encore de courir vers moi, avec des petits pas qu'il voudrait plus rapides.

Quand il va se coucher, il s'applaudit. Fin de la représentation, à demain, même heure, même endroit.



Voilà, je suis inscrite là, c'est angel qui m'a persuadée avec ses armes de femme enceinte, mais bon, si c'est pour une étoile hein... (et puis c'est joli, on dirait un ciel d'été quand il fait beau (oui je suis farpaitement normale)


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12 février 2007

groupie

Il y a quelqu'un que j'admire beaucoup, pour sa personnalité, sa dégaine, ce qu'il a fait de sa vie, son mode de pensée, c'est Antoine.
Oui Antoine qui a chanté cette chanson:



Les élucubrations
Paroles et Musique: Antoine 1966 (punaise, 1966, j'étais même pas née!)
© Vogue 1966
Les paroles sont .

Je ne manque jamais ses reportages sur le câble. Iles...était une fois, du rêve sur mon écran, le tout sans prise de tête, sans prétention, et pourtant. Les images sont sublimes, et Antoine donne des astuces pour visiter ces îles, la bonne période, les bons endroits, et franchement ça donne super envie de partir à la roots (et pourtant, y'a pas plus casanière que moi). Je crois que je les ai déjà tous vus plusieurs fois, mais c'est toujours avec plaisir que je les revois.Punaise, ce mec a fait je ne sais combien de fois le tour du monde )même si j'ai constaté qu'il préférait l'hémisphère sud uhuhuh)avec son bateau.
Je plonge dans ses images, je me délecte de ses photos, je rêve devant ses paysages, même s'il est souvent sur les photos en chemise à fleurs (même dans la neige).
Et on comprend son amour des voyages et de la mer en lisant sa bio.
Allez voir son site, sérieusement, je vous le conseille.

Et je lui laisse le mot de la fin:
"Comme on dit aux Marquises : Ia Koa koa Koe "Soyez heureux" et à bientôt. "

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07 février 2007

trahison

Hier matin, je me suis pris une claque.
Pas une vraie, mais bon, ça fait le même effet.
J'avais commandé plein de bouquins pour Mini, et vlati pas que le facteur (genre grand beau black magnifique miaoumiam, pas celui qui sent la sueur et parle comme un charretier) me les apporte.
Il sonne à l'interphone, j'ouvre ma porte, et je vois ma voisine de palier (82 ans) qui me dit:"ah? vous aussi?"
Oui moi aussi, je fais exprès de commander de gros colis pour que qui-vous-savez me les monte. En plus, j'étais fraîchement douchée, propre sur moi, limite séduisante, comme quoi tout arrive. Je crois même que j'ai perdu deux kilos.

Sauf qu'elle, elle avait un atout, sa botte secrète, la bougresse.

Elle paie en contre-remboursement.

Et voilà que je l'entends dire: "Je vous en prie, entrez donc"

ça énerve

J'y crois pas.
Elle a réussi.
Après j'ai pleuré toute la journée. Ben oui, se prendre un râteau en live comme ça, alors que votre rivale a cinquante ans de plus que vous, ça fait drôle.
Bon ok, elle a essayé de se racheter en donnant des gâteaux aux pommes sublimes aux filles (j'en ai mangé, j'avoue).
Mais même, c'est traître, le contre-remboursement.

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02 février 2007

mad dans sa tête

D'habitude, je me trouve plutôt raisonnable, patiente, compréhensive.
Mais y'a des jours, franchement, c'est insoutenable.

Y'a un complot ou bien?

Tout a commencé l'autre jour, lorsqu'angel et moi, héroïnes du quotidien sommes allées faire nos courses avec nos caddies, comme deux véritables et respectables citoyennes. Après cette épreuve, ma copine et moi, on prend le bus. Ben oui ça va bien deux minutes de tirer le caddie, mais la résistance de la femme enceinte n'est pas illimitée non plus. Alors voilà, on monte dans le bus. Pas de place assise, même pas les places réservées, celles avec des petits coeurs, justement et sûrement pour montrer que lorsque tu as posé ton gros(petit/moyen/ça dépend) U dessus et que tu vois une personne correspondant à la description arriver, logiquement, tu proposes ta place. Qui n'est pas la tienne. Enfin, on se comprend. Sauf si tu es collégien, évidemment. Bref, on est là toutes les deux debout avec nos lourds caddies. Juste à côté, assise sur une place à coeur, une nana. Enfin, une chose. La Chose.

La Chose regarde angel avec un air misérable.

Angel regarde la Chose avec le grand sourire.

La Chose me regarde avec un air faussement coupable, avec une fausse humilité, genre "j'aurais bien proposé ma place, mais chuis trop timide, vous comprenez". Mais punaise, personne l'obligeait à prendre cette moue de martyre. Personne ne l'a forcée à se sentir coupable ou je ne sais quoi. Personne ne lui a dit quoique ce soit, et elle n'aura rien proposé à personne.

J'ai fixé la Chose, dubitativement, ne pouvant croire qu'un tel spécimen puisse exister, surtout une personne jeune(enfin, une femme, presque)(je suis méchante exprès)(fallait pas m'énerver).
C'est là que j'ai regretté mon éternel manque d'à propos, je manque de répartie des fois, ça m'afflige.

Mais moi qui suis justement loin d'être le genre à ouvrir ma goule, je pense SERIEUSEMENT que si notre trajet avait compris un arrêt de plus, je l'aurais ouverte.

J'étais tellement énervée que j'en ai pété mon caddie, j'ai dû rouler sur l'essieu jusqu'à chez moi. Oué parce qu'en plus, une grognasse m'a poussée, de peur de ne pas pouvoir sortir du bus, mais quelle horreur, rendez-vous compte un peu!
En plus j'avais une méga dalle, j'aurais bien mangé du rôti de dinde, ce jour-là.

Le seul point positif, c'est que le caddie barbapapa est à MOI!




En plus: mes voisins, c'est normal qu'ils jouent avec leur perceuse pendant les heures de sieste de Chonchon? Tout en continuant à laisser pleurer leur bébé, évidemment.







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29 janvier 2007

six years ago




Il y a six ans, j'étais enflée, remplie de flotte, d'oedèmes, j'avais pris tellement de poids en eau (bon en graisse aussi un peu) que j'avais les chevilles et les jambes énormes, la tronche bibendumesque.
Et j'étais heureuse et en même temps si triste avec ce bébé qui arrivait, je ne comprenais pas pourquoi j'étais dans cet état-là, personne ne m'avait dit que ça pourrait me faire ça. Je pleurais, je disais que je n'y arriverais pas, je n'ai pas pu allaiter tellement je détestais mon image dans le miroir et parce que rien ne marchait, je pensais tellement naïvement que tout coulerait, si naturellement. Je me sentais nulle, maladroite, inutile. L'instinct maternel? Mouarf. Je refusais mes sentiments, car quand on devient mère, on est censé être aux anges et au plus haut sommet du bonheur, mais ce n'est pas ce que j'ai vécu. Je me suis détestée lorsqu'on m'a bandé les seins, quand je lui ai donné son premier biberon, quand on me faisait la morale parce que je la promenais la nuit dans les couloirs. Je ne supportais pas que ce bébé puisse dépendre de moi, qui étais le trente-sixième sous-sol des mamans.

Ben oui, j'ai mis plusieurs années à me sentir réellement maman. A aborder le tout sereinement.
Paradoxalement, je n'arrivais pas à lâcher mon bébé, je refusais de la sortir, je la gardais contre moi, j'allais la prendre dans son lit lorsque j'avais une flippe quelconque. Ce sentiment d'amour, c'est comme un volcan qui ne parvient pas à entrer en éruption, vous voyez? Tout reste à l'intérieur, rien ne se montre, tout est présent de manière si violente, si féroce que cela fait peur. Et cette peur, car donner naissance, c'est aussi donner la mort, pour plus tard certes, mais quand même, je ne suis pas parvenue à la gérer en entier. Manque de maturité, de solidité intérieure, je n'en sais rien, je ne veux pas savoir. Cette explosion intérieure, c'était de la folie, ça me dépassait si intensivement que mon coeur saignait de ne pas me sentir naturelle, à l'aise avec ma maternité. Quelle culpabilité, hein! Il faut bien passer par dessus, et ça m'a pris des siècles

Progressivement, tout s'est construit en moi, j'ai ensuite donné naissance à Mini et j'ai enfin tout compris.
C'est triste un peu, mais c'est tellement vrai, c'est tellement ça.

Maintenant, ma Nounette, c'est ma lumière, même si elle se croit tout permis parce qu'elle a six ans. Qu'elle a débarqué ce matin en clamant haut et fort: "Ayé maman, j'ai six ans! J'ai eu six ans pendant la nuit, je suis une géante, je sens que j'ai grandi, regarde, mon pyjama est trop petit!"

Six ans, c'est un peu grand, mais ma grande fille, c'est quand même encore un petit peu mon bébé, dans un coin de mon coeur.

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22 janvier 2007

survivor

Je suis une survivante.
Si.
J'ai résisté à deux épidémies de gastro et au virus de la grippe, mais aussi au virus pourri de juillet ou toute ma famille a eu 40°, sauf moi.
Me suis transmutée en être vivant transgénique qui résiste aux virus.
N'est-ce pas génial?
Pour me conforter dans mes dires, je dis que c'est parce que j'allaite. Mes anticorps d'allaitement (treize mois, encore trois tétées par jour) me confèrent un super pouvoir.
Je dis ça si je veux, et si c'est faux je m'en fous, parce que je suis overprotected des méchants microbes qui puent et de l'affolement du thermomètre.
Et oui.
Même Britney Spears le dit, mais juste elle le dit, alors que je le vis.




Et parce qu'on ne peut pas rester sur Britney Spears (soyons francs, quand même le chou-fleur sur la tête, ça avait de la gueule):


Alphaville- Forever Young

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13 janvier 2007

cinq secondes

Les premiers pas de Chonchon quasi en live.
Cinq secondes de folie, avec au bout un cri de satisfaction intense, ah la fierté de parvenir à ce qu'on désire, et en plus maman en rajoute trois tonnes, alors pourquoi se priver?



Cinq secondes



Sans oublier les huit secondes précédentes, celles qui ont permis à l'athlète de rejoindre le canapé sain et sauf. Il a heureusement exécuté auparavant sa danse rituelle, comme les all blacks mais en moins flippant hein!




Bravo mon bébé d'amûr, je savais que cette étape allait m'émotionner, mais finalement, je n'y étais pas si bien préparée.

Attention, je philosophe (warning warning)
:
La vie est ainsi faite, les amis, avec plein de petits bonheurs qui nous satisfont, et nous font passer par dessus les relouseries.

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12 janvier 2007

en avant





Chonchon marche.
Oui il tient sans appui sur ses deux petites jambes et il avance, en hésitant certes, mais il avance, et il est extrêmement fier de sa petite personne.
Nous voilà donc transformés, Pierre Richard et moi-même, en générateurs de félicitations mit ton bisounours (le rose avec un arc-en-ciel).
Par décence pour mon lectorat, je ne répéterais ici ce qui a bien pu sortir de notre bouche en ces premiers instants de bipédie de notre fils à nous qu'on a que l'année dernière c'était un nouveau-né encore.




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11 janvier 2007

et en direct du Larzac

Bêêêêêêê Bêêêêêê, de sous ma commode me parviennent ces bêlements.
J'ai des moutons légers et pas encombrants, mais pas super attendrissants.

Mais euh!

D'accord, le ménage, c'est chiant. Des fois ça fait passer les nerfs, mais pas tout le temps, et en plus une fois qu'on est lancé, il est préférable de terminer (ici parle la fille qui ne s'est épilé qu'une jambe car elle craignait la douleur sur l'autre jambe). Je me prends à rêver parfois d'un home so so sweet home parfaitement nickel, genre pub pour c'est du propre après coup. Tout reluirait, même temporairement, et la bordélique qui est en moi (74.8%) ricanerait, pendant que la maniaque (25.2% et c'est déjà pas mal) se rengorgerait en clamant à l'assemblée:"ça vous plaît? c'est moi qui l'ai fait!". Mais quand on a trois enfants de moins de six ans, le concept même d'un appart de 58m² immaculé est surréel.

Pour cela, il faudrait déjà que :

1/ Nounette arrête de répandre all over the surface des poireaux (entre autres) playmobil à moitié rongés;

2/Mini consente à ne pas dépouiller les papiers qui sont autour de ses pastels (ça gêne son inspiration créatrice);

3/Chonchon ne lance pas tous ses jouets, même si c'est marrant;

4/Pierre Richard ne laisse plus traîner ses affaires (tasse de café vide sur le meuble des dvds)(balles de jonglage dans la bibliothèque)(cartons de jeux inventés par ses soins empilés dans la cuisine);

5/Chacun mette chaque objet à sa place, c'est pas si compliqué, non plus.


Oh ce n'est pas un petit récapitulatif des choses qui m'énervent, parce que je suis quelqu'un de très susceptible/énervable/énervante, voire même parfois avec un zeste de psychorigiditude. Alors des trucs pénibles, qui vont à rebrousse-poil, je les prends pour moi que c'est exprès pour m'emmerdationner grave. Alors si on me cherche, on pourra rapidement me trouver en repérant tous les petits éclairs d'électricité statique autour de mon t-shirt, de mes cheveux et de mon soutif léopard (i love it). Voilà, grosso modo, le bourdel, ça va un moment, mais après un temps de pose qui s'amenuise au fur et à mesure que je vieillis, il faut qu'il décanille, et vite. Et je ne suis pas aidée, hein, franchement, parce que la famille Richard, hein, bon, euh, hum, bref.

Stratégies développées par les membres de ma famille afin de m'aider dans l'accomplissement de certaines tâches plus ou moins ingrates:

Pierre R:
Alors je ne vais pas vous mentir, il n'est pas inactif quand même, n'exagérons rien. D'abord il nettoie le sol dans la cuisine, c'est bien, very good point. Sauf qu'après, le seau et le balai à franges là, ben ils sont sensés marcher avec leurs petites jambes depuis le balcon où ils squattent, puis se rincer all by themselves (anymooooooooore), et enfin se trouver une cachette perso dans un endroit de la cuisine. Non, ai-je répété à mon chéri que des fois je l'aime, ne croyez pas le contraire, même si je ne le confonds pas avec Keanu Reeves certains matins. Tu dois enlever ce seau du balcon. J'explique pourquoi, car vu qu'il fait 15° en janvier,on aura tout vu ma bonne dame, ben je laisse la fenêtre ouverte et donc balcon accessible. Qui irait volontiers tremper ses petites mains dans l'eau de javel mit poussières stagnantes? Hum?
Progrès à faire: terminer ce qui est commencé, voire des fois même commencer un peu plus, notamment le lavabo plein de poils de barbe, puisque Monsieur se rase environ vingt-sept fois par semaine (sans mentir)(il essaie de se faire des barbiches mode)(il n'est pas si poilu, ça le désespère un peu). Et les oualps, comme il les nomme affectueusement, restent collés sur les parois du delafon. Ledit delafon n'étant pas autonettoyant, ça me fait moyen plaisir de me laver les dents au dessus d'un lavabo poilu.

Nounette:
Nounette adore ranger les courses. C'est bien, ma fille. Pourquoi donc ta chambre n'est-elle pas aussi bien rangée que le placard de la cuisine, je te prie? C'est quoi tous ces petits papiers découpés qui trainassent par terre? Ah? Ok, elle est jolie ta couronne des rois homemade, mais il ne faut pas exagérer non plus chérie, les papiers se ramassent, tu vois bien qu'il existe des choses appelées "poubelles" dans cette maison. Ah oui, et c'est quoi sur ton bureau? Hum, je pensais te faire plaisir en t'offrant ce taille-crayon. OK, ça te fait plaisir: mais pourquoi le vider toutes les trois minutes sur ton bureau? Il a un réservoir, tu sais! C'est fou les progrès réalisés dans ce domaine, je trouve.
Progrès à faire: envelopper son espace perso dans sa chambre d'un halo de rangement et de propreté. Par exemple, ne pas sortir quatre t-shirts et trois jeans en même temps, et surtout, surtout, ne pas les entreposer à la vazy-là-comme-je-te-pousse sur le dossier de sa chaise, qui évidemment bascule en arrière sous le poids, renversant ainsi tout le parc animalier playmobil, qui répand alors tous ses marcassins partout partout.


Mini:
Alors Mini, je voulais te dire que tes quatre-vingt-quinze mille sept-cent-quarante-quatre peluches qui sont sur ton lit, faudrait voir à les ranger un minima si tu veux a) continuer à pouvoir dormir dans ledit lit b) ne pas attraper la mixomatose des peluches, mais si ça existe. A ta place, je ferai gaffe et je ne les laisserai pas t'envahir comme ça, tu sais. Parce que là ça va, tu viens à peine de passer le mètre, mais imagine que tu doive dormir dans ce lit quand tu feras 1m50? Hein? Je suis curieuse de voir comment tu pourras bien t'organiser, à part évidemment créer un matelas de peluches, mais ne compte pas sur moi pour changer les draps.
Progrès à faire: ne range plus ta dinette charlotte aux fraises dans ton garage. Les voitures n'ont pas besoin de manger. Déjà qu'elles dorment sur le toit, alors si en plus elles sont chochottes au point de prendre le thé dans des assiettes roses, alors là, on est coincées, honey. Fais moi plaisir, ne mélange pas tout, maman est maniaque des fois.

Chonchon:
Mon bébé aime beaucoup faire le ménage. Déjà il marche à quatre pattes (taadaaam plus pour très longtemps, il arrive à super bien marcher maintenant), donc il fait lingette swiffer. Pratique. Le parquet est lustré, nickel. Par contre, au départ il avait peur de l'aspirateur. C'est toujours le cas. Enfin, quand la machine est allumée. Alors Monsieur le débranche. Tranquille paisible fait comme chez lui. C'est intéressant pour moi, quand j'ai décidé de passer l'aspiro, au lieu d'un quart d'heure, il me faut une heure, c'est sportif. Surtout que j'ai fait exprès d'acheter un aspirateur avec un super long câble, pour avoir plus de marge. Voilà, je le branche dans une pièce, et limite, je peux aspirer partout chez moi. Sauf que c'est sans compter sur mon Chonchon, il débranche et ensuite me fait courir à l'autre bout de l'appart pour rebrancher (dix-sept fois, en moyenne). Et oui, à un an, il ne comprend pas le "NON", et encore moins le "NON". J'ai trop dit branche, j'ai mal aux mains.
Progrès à faire: mon bébé d'amûr, arrête de vouloir tout le temps fouiller dans les poubelles. Y'a rien à manger de bon là-dedans.

Ah oui, je suis désespéremment atteinte, et j'ai le sentiment d'avoir un cratère à la place du coeur, quand j'impose cette discipline rigide à ma propre famille. Maintenant vous allez rêver de moi en Folcoche (mit Keanu Reeves, of course), qui donne des ordres pour que mon intérieur soit nickel, alors que je ne suis même pas capable de ranger mon bureau.



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10 janvier 2007

quel nu?

Cette nuit, j'ai rêvé de Keanu Reeves. Il m'embrassait sur la bouche, et moi je ne disais pas non hein. Hé, c'est lui qui a commencé!
Mon inconscient travaille à plein régime (et me dit: va va écrire sur ton blog de scénarii-ios, spice de petite glandeuse)(faudrait que je trouve un rôle à Keanu, maintenant, c'est malin).
Bref.
Ce matin, quand je me suis réveillée, ce n'était pas Keanu nu qu'il y avait dans mon lit, mais plutôt mon Pierre Richard que j'ai du secouer pour qu'il aille chercher Chonchon pour la tétée.

Beaucoup moins glamour, beaucoup moins hollywood.

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03 janvier 2007

api niou yir

(vous avez entendu mon accent pourri?)




Bientôt, mes aventures chez la dépoileuse, et c'est plutôt au secours mes jambes courent plus vite que mon corps.

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